Dépouilles rapatriées à Trenton - Les soldats canadiens tués en Afghanistan salués comme des héros tombés au combat
6 octobre 2003
Actualités en société
Photo : Agence Reuters
Un vent froid et violent a balayé le drapeau canadien qui recouvrait le cercueil du caporal Robbie Beerenfenger, 29 ans, dont la dépouille a été rapatriée hier à la base militaire de Trenton, en Ontario. Le caporal et son collègue, le sergent Robe
Trenton, Ont. — Les corps des deux soldats canadiens tués dans une explosion jeudi en Afghanistan ont été rapatriés au Canada hier.
Les cercueils comprenant les dépouilles du sergent Robert Short, 42 ans, de Fredericton, et du caporal Robbie Beerenfenger, 29 ans, d'Ottawa, sont arrivés à bord d'un avion des Forces armées canadiennes à la base de Trenton, en Ontario.
Une garde d'honneur incluant le premier ministre Jean Chrétien, le ministre de la Défense John McCallum et le chef d'état-major de l'armée, le général Ray Henault, était sur place pour accueillir les dépouilles des deux hommes. Le fils du sergent Short, Josh, et son frère Mitchell étaient également sur place.
S'adressant aux journalistes avant l'atterrissage de l'avion, M. McCallum a déclaré que les deux soldats étaient des «héros tombés au combat revenant en sol canadien».
Les deux hommes ont été tués jeudi lorsque la Jeep dans lequel ils prenaient place a sauté sur un explosif en franchissant le lit d'un ruisseau desséché, à environ 3,5 km de leur base au sud-ouest de Kaboul. Les autorités enquêtent actuellement sur la nature de l'explosif.
Par un vent glacial, les deux cercueils ont été transportés hors de l'avion et placés dans un corbillard devant les soldats qui les saluaient au passage et pendant qu'un cornemuseur interprétait les mélodies Going Home et The Dark Isle.
L'enquête se poursuit
Après la cérémonie, le ministre McCallum a déclaré que rien dans sa vie ne l'avait préparé à un tel événement. Toutefois, mourir dans l'exercice de son devoir fait partie de la réalité pour un soldat,
a-t-il ajouté. M. McCallum a également dit qu'il avait parlé au fils de M. Short ainsi qu'à son frère.
«Je suis prêt à parler aux veuves aussitôt qu'elles en manifesteront le désir», a-t-il ajouté.
Le sergent Short, père de deux enfants, était un commandant de section alors que le caporal Beerenfenger, également père de famille, était fantassin dans un bataillon mécanisé.
Trois autres soldats ont été blessés dans l'explosion: le caporal Thomas Stirling, 23 ans, d'Assiniboia, en Saskatchewan, le caporal-chef Jason Cory Hamilton, 33 ans, de Regina et le caporal Cameron Lee Laidlaw, 25 ans, d'Oromocto, au Nouveau-Brunswick.
Pour le moment, les ingénieurs de l'armée qui enquêtent sur l'explosion ne peuvent dire si l'engin était là depuis longtemps ou avait été placé tout récemment par des opposants à la Force d'assistance à la sécurité internationale, dont fait partie le contingent canadien.
Aux Communes, l'opposition a soutenu que les deux soldats canadiens ne seraient pas morts s'ils avaient utilisé un véhicule blindé, au lieu de se déplacer dans une Jeep.
Le ministre McCallum a cependant répliqué qu'on ne pouvait gagner le coeur et la bonne volonté du peuple afghan en se réfugiant dans des véhicules blindés.
Les cercueils comprenant les dépouilles du sergent Robert Short, 42 ans, de Fredericton, et du caporal Robbie Beerenfenger, 29 ans, d'Ottawa, sont arrivés à bord d'un avion des Forces armées canadiennes à la base de Trenton, en Ontario.
Une garde d'honneur incluant le premier ministre Jean Chrétien, le ministre de la Défense John McCallum et le chef d'état-major de l'armée, le général Ray Henault, était sur place pour accueillir les dépouilles des deux hommes. Le fils du sergent Short, Josh, et son frère Mitchell étaient également sur place.
S'adressant aux journalistes avant l'atterrissage de l'avion, M. McCallum a déclaré que les deux soldats étaient des «héros tombés au combat revenant en sol canadien».
Les deux hommes ont été tués jeudi lorsque la Jeep dans lequel ils prenaient place a sauté sur un explosif en franchissant le lit d'un ruisseau desséché, à environ 3,5 km de leur base au sud-ouest de Kaboul. Les autorités enquêtent actuellement sur la nature de l'explosif.
Par un vent glacial, les deux cercueils ont été transportés hors de l'avion et placés dans un corbillard devant les soldats qui les saluaient au passage et pendant qu'un cornemuseur interprétait les mélodies Going Home et The Dark Isle.
L'enquête se poursuit
Après la cérémonie, le ministre McCallum a déclaré que rien dans sa vie ne l'avait préparé à un tel événement. Toutefois, mourir dans l'exercice de son devoir fait partie de la réalité pour un soldat,
a-t-il ajouté. M. McCallum a également dit qu'il avait parlé au fils de M. Short ainsi qu'à son frère.
«Je suis prêt à parler aux veuves aussitôt qu'elles en manifesteront le désir», a-t-il ajouté.
Le sergent Short, père de deux enfants, était un commandant de section alors que le caporal Beerenfenger, également père de famille, était fantassin dans un bataillon mécanisé.
Trois autres soldats ont été blessés dans l'explosion: le caporal Thomas Stirling, 23 ans, d'Assiniboia, en Saskatchewan, le caporal-chef Jason Cory Hamilton, 33 ans, de Regina et le caporal Cameron Lee Laidlaw, 25 ans, d'Oromocto, au Nouveau-Brunswick.
Pour le moment, les ingénieurs de l'armée qui enquêtent sur l'explosion ne peuvent dire si l'engin était là depuis longtemps ou avait été placé tout récemment par des opposants à la Force d'assistance à la sécurité internationale, dont fait partie le contingent canadien.
Aux Communes, l'opposition a soutenu que les deux soldats canadiens ne seraient pas morts s'ils avaient utilisé un véhicule blindé, au lieu de se déplacer dans une Jeep.
Le ministre McCallum a cependant répliqué qu'on ne pouvait gagner le coeur et la bonne volonté du peuple afghan en se réfugiant dans des véhicules blindés.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

