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SNC en lice pour un prix de relations publiques

Photo : Jacques Nadeau -Le Devoir
La firme d’ingénierie SNC-Lavalin, à la réputation sulfureuse au pays comme dans le monde pour plusieurs affaires de collusion, figure parmi les finalistes d’un Prix d’excellence 2013 de la Société québécoise des professionnels en relations publiques (SQPRP).

C’est aussi le cas d’Octane Stratégies. L’entreprise de communication a été mise en cause à la commission Charbonneau au sujet d’une apparence de financement illégal du parti Union Montréal.
 

La SQPRP regroupe quelque 600 membres. La Société organise depuis cinq ans le «plus grand concours en communications et relations publiques au Québec», selon le communiqué émis jeudi. Cette fois, neuf jurys ont retenu seize dossiers finalistes regroupés autour de deux grandes catégories, l’excellence stratégique ou l’excellence tactique. Ces appellations d’inspiration militaire désignent soit une communication englobante soit une intervention particulière.


Octane Stratégies et SNC concourent dans la même catégorie, celle de l’excellence stratégique. On y retrouve des organismes comme la Société canadienne du cancer et Les Fonds universitas, spécialisés en épargne-études.


La firme d’ingénierie a déposé un dossier lié à une campagne interne concernant la Semaine de l’environnement. La stratégie déjà réputée excellente concernait donc les employés plutôt que le public. Il a été impossible de connaître l’objet de la candidature d’Octane.


SNC-Lavalin est d’ores et déjà perçu par le public comme une firme dont la réputation est entachée. Le mois dernier, Yves Cadotte, vice-président de la compagnie, a par exemple avoué à la commission Charbonneau avoir versé 200 000 $ en liquide au collecteur de fond Bernard Trépanier d’Union Montréal pour la campagne 2005, sachant très bien qu’il obtiendrait des contrats en retour. De troublantes révélations entourent aussi les magouilles de l’entreprise internationale pour la conception et la direction de chantiers en Afrique du Nord.


L’unité permanente anticorruption (UPAC) enquête sur la campagne municipale de 2005. Six arrondissements auraient été mis à contribution pour payer à même les fonds publics des dépenses électorales non comptabilisées pour des services rendus par la firme Octane Stratégies.


Les chances de l’un ou l’autre des candidats traînant des casseroles demeurent excellentes pour emporter un prix 2013 pour l’excellence de leurs relations publiques. À preuve, l’an dernier, alors que les rumeurs et les histoires de magouille concernant SNC s’amplifiaient déjà, la firme montréalaise a remporté un des Prix d’excellence 2012 dans la catégorie des «programmes internes» pour un dossier concernant le 100e anniversaire de l’entreprise.


 

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