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Une marche de courte durée - Plus de 400 arrestations à Montréal

La manifestation organisée par la CLAC a été déclarée illégale après 15 minutes.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir La manifestation organisée par la CLAC a été déclarée illégale après 15 minutes.
À relire: L’anarchisme sous tous ses angles
La traditionnelle marche anticapitaliste du 1er Mai organisée par la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC) a connu une fin abrupte mercredi soir, à Montréal, avec l’arrestation de 447 personnes. La manifestation qui réunissait des centaines de personnes a été déclarée illégale une quinzaine de minutes seulement après que deux groupes de manifestants se furent rassemblés devant l’hôtel de ville de Montréal. Les autorités ont invoqué le règlement municipal P-6, demandant notamment un itinéraire aux manifestants, pour interdire le regroupement. Malgré cette interdiction et de fortes tensions avec les policiers, les manifestants se sont lancés dans la rue de la métropole au son des trompettes et des slogans anarchistes, sous le regard attentif de l’escouade antiémeute.

En cette Journée internationale des travailleurs, leur objectif était de se rendre au club privé 357C, situé dans le Vieux-Montréal. « Nous voulons refaire le trajet que les politiciens de l’Hôtel de Ville ont fait pour aller rejoindre les gens du secteur économique et du crime organisé », a expliqué au Devoir le porte-parole de la CLAC, William Tremblay. La commission Charbonneau a révélé en novembre dernier que le 357C servait de lieu de rencontre à des ingénieurs, des entrepreneurs en construction, des politiciens et des collecteurs de fonds. « Les élites politiques et économiques se réunissent derrière des portes closes pour décider des règles du jeu à imposer à l’ensemble de la population », a dénoncé M. Tremblay.


La marche n’a toutefois pas duré longtemps. À mi-parcours, les policiers ont bloqué le chemin aux manifestants et encerclé quelques centaines de personnes. Pris en souricière, ils ont été arrêtés pour attroupement illégal et embarqués un à un dans des autobus. Certains d’entre eux seront accusés d’agression armée, d’entrave au travail des policiers ou de non-respect de conditions. Selon le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), des balles de billard et des bâtons ont été utilisés contre des policiers.


« C’est la preuve que c’est une supercherie. On donne notre itinéraire et ils nous rentrent dedans », s’est indignée Sophie, une manifestante. Les policiers avaient été avisés du point de départ et d’arrivée de l’événement, mais n’avaient pas reçu d’itinéraire en bonne et due forme, a pour sa part indiqué le SPVM.


La forte présence policière en a aussi choqué plusieurs. « C’est presque une manifestation policière », a dit avec ironie François Doyon, professeur de philosophie au cégep de Saint-Jérôme. Un autre manifestant a quant à lui affirmé qu’il était maintenant habitué de voir ce genre de scène.


Malgré l’arrestation de masse, la CLAC estime qu’il s’agit d’une « belle victoire ». « On ne s’attendait pas à autant de monde compte tenu de la répression policière [lors des manifestations précédentes] », a affirmé William Tremblay, qui estimait pour sa part la foule à 2000 personnes. Le collectif anarchiste s’attendait d’ailleurs à ce que la police intervienne rapidement. « On ne s’attendait pas à se rendre [au 357C] », a-t-il dit, dénonçant du même souffle l’aspect « arbitraire » du règlement P-6 et le travail des policiers.


***

Le 1er Mai dans le monde

La Journée internationale des travailleurs a aussi été soulignée un peu partout dans le monde. Les politiques d’austérité ont eu un écho particulier en Europe cette année, où des dizaines de milliers de travailleurs ont manifesté dans plusieurs pays pour dénoncer les effets des compressions budgétaires et la hausse du chômage. En Grèce, les services de traversiers ainsi que les trains ont notamment été paralysés par des grèves. Des travailleurs ont aussi pris la rue en Asie pour réclamer de meilleurs salaires et une amélioration de leurs conditions de travail. Des travailleurs de l’Indonésie, du Cambodge, des Philippines et d’ailleurs sont descendus dans les rues pour dire que leurs employeurs leur en demandent toujours plus.
 
 
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