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    Relations internationales - L’avenir du français à Montréal est une priorité

    Québec déposera un plan d’action consacré pour l’Afrique

    9 mars 2013 |Thierry Haroun | Actualités en société
    L’usage du francais sur l’île de Montréal inquiéte et donnelieu à des manifestations ponctuelles.
    Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir L’usage du francais sur l’île de Montréal inquiéte et donnelieu à des manifestations ponctuelles.

    L’avenir du français sur l’île de Montréal figure parmi les priorités du ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur, Jean-François Lisée. Discussion sur le français dans la métropole québécoise, mais aussi sur la place du Québec au sein de la Francophonie.


    On ne s’étonnera pas d’appendre que l’avenir du français sur l’île de Montréal fait partie des dossiers posés au sommet de la pile de ceux que traite le ministre Lisée, ne serait-ce que parce qu’il est aussi ministre responsable de Montréal. « Écoutez, l’avenir du français sur l’île de Montréal est pour moi essentiel », lance le ministre, qui rappelle qu’il a mis mis sur pied un comité ayant pour mandat de favoriser la rétention des familles sur l’île de Montréal, comité qui devrait remettre son rapport et ses recommandations sous peu.


    « Cette question est une priorité gouvernementale importante parce que le maintien d’une majorité francophone à Montréal est une condition du succès du français. »


    Que faire ? « C’est ce qu’on va voir [à la lumière du rapport du comité]. On sait que les familles qui quittent l’île de Montréal sont majoritairement des familles francophones. On voudrait bien sûr les retenir pour des raisons démographiques, de qualité de vie, etc. » Jean-François Lisée précise que ces familles quittent l’île « pour des raisons de coûts, car c’est moins cher en banlieue. Il y a même des familles qui auraient voulu demeurer sur l’île malgré les coûts, par choix, mais l’offre [de logements] n’est pas suffisante, quand on parle de troisième ou de quatrième chambre, par exemple ».


    Voilà autant de situations, raconte le ministre, auxquelles son gouvernement compte s’attaquer par l’entremise de mesures visant à rehausser l’offre de logements ou d’habitations sur l’île de Montréal.


    Plus largement, pour que Montréal s’exprime majoritairement dans la langue de Molière et que « le français soit en grande forme au sein de la prochaine génération, il faut avoir davantage de francophones, garder les familles sur l’île, avoir plus d’immigration francophone, travailler en français et s’assurer que les allophones choisissent le français. C’est ça, la clé. Il ne s’agit pas de tirer des roches aux Anglais. Il ne s’agit pas de pointer quelqu’un du doigt ni de trouver qui est à blâmer ».


    Autrement dit, ajoute le ministre, « si on ne gagne pas la bataille du nombre, eh bien, on va perdre la bataille ».

     

    La place du Québec


    Interrogé sur la place du Québec et de son influence à l’échelle de la Francophonie, Jean-François Lisée rappelle que le Québec fait partie des « six ou sept États, parmi les 77 que compte la Francophonie, les plus actifs dans la gouvernance de l’Organisation internationale de la Francophonie et dans les propositions de réforme ».


    À ce chapitre, le ministre Lisée évoque la tendance de l’OIF à vouloir élargir le nombre de ses membres, ce à quoi le Québec apporte un bémol. « On n’est pas contre l’idée d’élargir la Francophonie, mais il faut que cet élargissement soit significatif. Il faut que les pays qui se joignent à la Francophonie fassent un effort réel et mesurable en ce qui a trait à la promotion du français dans la société civile, à l’enseignement du français à titre de langue seconde, etc. Il ne faut pas que ce soit une adhésion de complaisance. »


    Autrement dit, engagez-vous ? « Exactement. Engagez-vous. Par exemple, il y a le Qatar, qui est devenu membre associé. Et il s’est négocié un certain nombre d’engagements à la fois touchant l’enseignement du français, l’existence d’une radio francophone, etc. Ainsi, chacune de ces associations avec de nouveaux pays se traduit par une augmentation du rayonnement du français. Et nous [le Québec], on a constamment été exigeants sur ce plan. »


    Il ne fait pas de doute pour le ministre Lisée que le Québec a joué un rôle important au sein de l’OIF au fil du temps et que les acteurs québécois y ont consacré beaucoup d’énergie. « C’est sans doute parce que c’est un des seuls endroits où on existe institutionnellement dans le monde. Lorsqu’on sera souverains, on sera aux Nations unies et dans d’autres organisations et on ne va évidemment pas délaisser la Francophonie. »

     

    L’Afrique


    Toujours à l’international, Jean-François Lisée indique que son gouvernement est en train de mettre sur pied un plan d’action consacré à l’Afrique qui sera dévoilé par la première ministre, Pauline Marois.


    L’idée sous-tendant cette initiative, rappelle le ministre, est de s’assurer que le Québec accompagne « le décollage africain sur le plan économique, entre autres. On remarque par ailleurs le désengagement du Canada en Afrique. De plus, les Africains sont à la recherche d’interlocuteurs qui n’ont pas de passé colonialiste, pas de visées impérialistes. Par ailleurs, la compétence et la convivialité québécoises font que nous sommes des interlocuteurs très recherchés non seulement sur le plan politique, mais aussi au chapitre de l’éducation et du développement économique ».



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