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UQAM - Des camps de jour en millieu universitaire

L’Observatoire sur les missions de paix et opérations humanitaires de la Chaire Raoul-Dandurand et la Faculté de science politique et de droit de l’UQAM présenteront trois écoles d’été.
Photo : Agence France-Presse Awad Awad L’Observatoire sur les missions de paix et opérations humanitaires de la Chaire Raoul-Dandurand et la Faculté de science politique et de droit de l’UQAM présenteront trois écoles d’été.

Cet été, de 1500 à 2000 jeunes âgés de 5 à 16 ans participeront aux camps de jour du Centre sportif de l’UQAM. En d’autres lieux, enfants et ados sont invités à se tourner vers la science et la technologie durant les camps de jour scientifiques. Pour les plus âgés, le Service des relations internationales organise trois écoles d’été en Europe au cours de l’été 2013. Trois autres figureront au programme de l’université en politique internationale sur la scène locale.


Coordonnatrice des camps tournés vers la science et la technologie, Christine Loiseau est visiblement fière de faire connaître ce projet qui remonte à 2011. Elle y va d’abord d’une description technique : « Un camp s’étend sur une semaine, soit du lundi au vendredi. Durant cette période, les enfants se livrent à des travaux en laboratoire, ils effectuent des sorties et s’adonnent à des activités ludiques propres à ce genre de rassemblement. À la fin de la semaine, les enfants présentent leurs réalisations aux parents et aux amis dans le cadre d’une expo science tenue le vendredi après-midi. C’est un peu la fête qui marque la fin de leur séjour. »


Pour les 8 à 14 ans


Il y a trois camps qui s’adressent à des enfants de 8 à 12 ans et un autre destiné aux ados de 12 à 14 ans. Elle situe les objectifs poursuivis sur trois plans : « En matière scientifique, on vise vraiment à un éveil. On veut montrer aux participants un autre aspect des sciences qui peuvent paraître difficiles d’accès et réservées à un certain groupe de personnes ; on s’applique à briser cette image-là en utilisant un grand nombre d’activités amusantes et intéressantes qui peuvent rejoindre leurs champs d’intérêt. »


Une approche pédagogique est privilégiée : « On place les campeurs dans le feu de l’action dès le départ : ce sont eux qui manipulent, qui expérimentent, qui font des essais et qui commettent même des erreurs. Ils s’initient à la science en se mettant les mains dedans du début à la fin du projet réalisé de façon à se l’approprier. De cette manière, ils peuvent voir que cette science fait partie de leur quotidien et qu’elle peut même se montrer très amusante. » Les jeunes ont accès aux laboratoires universitaires : « Ils ont leur sarrau, leurs gants, leurs lunettes et ils sont à même de manipuler certains produits ; ils deviennent de jeunes chercheurs en herbe. »


Elle se penche sur un autre objectif : « Il touche la persévérance scolaire. En termes de réussite, on laisse les enfants réaliser des expériences et faire des découvertes. En même temps, on leur montre que, sur le plan de la science, on fait souvent des erreurs mais que celles-ci, finalement, peuvent être profitables parce qu’elles représentent des sources d’information pour savoir comment s’y prendre par la suite. On ne doit pas voir l’erreur comme un échec, mais comme une piste pour poursuivre le travail entrepris. »


Accessibilité


Finalement, ces camps se donnent comme troisième objectif de revêtir un caractère d’accessibilité, comme tient à le laisser savoir Christine Loiseau : « Depuis le début de ceux-ci, on est en mesure d’offrir des séjours gratuits à certains enfants qui vivent dans des milieux défavorisés. Cette gratuité est rendue possible grâce à un don privé et on a établi des partenariats avec le milieu scolaire et des organismes communautaires dans le but que tout le monde ait accès à la science ; ce ne sont pas tous les parents qui peuvent se tourner vers un camp spécialisé pour leurs jeunes. »


À l’UQAM, un groupe de 14 enfants est encadré, dans ce cas-ci, par deux animateurs, ce qui représente un ratio exceptionnel de un pour sept : « En même temps, on est donc capables de développer par le truchement des camps des compétences qui ne touchent pas seulement la science, mais aussi les compétences d’ordre social en favorisant le travail en équipe tout au long de la semaine. »


Depuis 1991, le Centre sportif reçoit dans ses installations quelque 2 000 jeunes dans le cadre de ses camps de jour. Samir Rafraf, animateur aux services à la vie étudiante, est responsable de ce type d’activités qu’il décrit succinctement : « Les camps durent une semaine à raison de 9 à 16 heures par jour et ils s’échelonnent sur une période de huit semaines pendant l’été ; ils s’adressent à des jeunes de 5 à 16 ans et comportent essentiellement deux volets : ceux qui sont d’ordre sportif et les autres qui relèvent des arts et découvertes. Dans le premier cas, le principe, c’est qu’on retient une thématique à laquelle on consacre la moitié du temps ; le reste du temps, on se livre à des activités diverses telles une sortie pédagogique ou dans un parc. »


Les participants profitent des installations et des équipements du Centre. M. Rafraf indique pourquoi l’université a lancé cette initiative il y a plus de 20 ans : « L’objectif, c’est de pouvoir atteindre un jeune public et de lui transmettre les valeurs qu’on inculque à nos étudiants, soit celles qui relèvent des activités physiques. » L’éducation à la citoyenneté, aux responsabilités, aux droits et aux devoirs fait à la base partie des valeurs qui sont inhérentes à ces activités et à la pratique sportive.


Politique internationale


L’UQAM met également sur pied des cours qui, depuis une dizaine d’années, se déroulent dans d’autres pays. Le Service des relations internationales organise et coordonne en 2013 trois écoles d’été en Europe dans des locaux pédagogiques situés à Berlin, à Molyvos, en Grèce, et à Florence. Assurés par des professeurs de l’université, les cours en question sont offerts en sciences humaines et en arts ou communication ; ils s’inscrivent dans la plupart des parcours académiques et ils servent à la découverte d’autres villes du monde.


Ici même à Montréal, l’Observatoire sur les missions de paix et opérations humanitaires de la Chaire Raoul-Dandurand et la Faculté de science politique et de droit de l’UQAM présenteront encore une fois trois écoles d’été. Les participants pourront approfondir leurs connaissances sur les questions découlant des missions de paix, des opérations humanitaires contemporaines et des expériences de consolidation de la paix.

 
 
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