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    Les défis du gouvernement en ligne

    Branché, visité, mais pas totalement attrayant. Fréquentés massivement par les citoyens pour s’informer, les espaces numériques gouvernementaux peinent encore à stimuler une réelle interaction tout comme des communications électroniques entre les internautes et les différentes composantes de l’État.

    C’est du moins ce qu’indique une étude du Centre facilitant la recherche et l’innovation dans les organisations (CEFRIO) portant sur le Gouvernement en ligne publié mardi et qui invite les administrations publiques provinciale, fédérale et municipale à relever le défi d’une autre numérisation.


    « Il y a encore beaucoup de place à l’amélioration, a résumé en entrevue au Devoir Claire Bourget, directrice de recherche au CEFRIO. Et pour arriver à relever ce défi, l’administration publique va devoir amorcer un important changement d’attitude ».


    En 2012, 78,1 % des internautes québécois ont visité un site Internet gouvernemental, indique ce rapport NETendances du Centre. Les données sont fondées sur un coup de sonde envoyé par téléphone dans un bassin de 1000 personnes en mai, novembre et décembre dernier. Cette proportion d’internautes est stable depuis 2010, peut-on lire.


    Source d’information, ces sites sont beaucoup moins sources d’interactions, révèle le document qui précise que l’an dernier, à peine un tiers de ces internautes a « réalisé une transaction » en ligne avec un palier de gouvernement. Pis, la communication directe avec l’administration n’a touché que 14,8 % d’entre eux. C’est peu, estiment les auteurs.


    Dans l’ensemble, les internautes québécois « perçoivent un certain niveau de difficulté à réaliser des transactions en ligne avec le gouvernement du Québec », résume le rapport, et ce même si dans l’ensemble, les personnes sondées jugent que l’environnement numérique est assez bien sécurisé, mais aussi apte à protéger leurs renseignements personnels.


    « La demande pour ces transactions est toutefois forte, indique Claire Bourget, chez les jeunes, mais pas seulement. Dans les dernières années, les internautes se sont habitués à des environnements transactionnels pour leurs achats, pour leur accès à la culture… Avoir la même chose en matière de relations avec les gouvernements leur parait donc tout à faire normal ».


    Outre les générations ascendantes, les internautes éduqués, ceux gagnants plus de 10 000 $, tout comme les parents et les professionnels sont aussi en attente du développement de ces services, résume l’enquête du CEFRIO.


    À Singapour, souligne le Centre dans son rapport, le gouvernement a réussi à stimuler la participation citoyenne numérique avec son projet baptisé REACH, un espace de discussions et de consultations publiques. En quatre ans, les interactions en ces lieux ont augmenté de 300 %, rappelle le CEFRIO, à titre informatif.













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