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Trudeau rencontre la chef Theresa Spence

La gréviste de la faim réclame une rencontre avec Stephen Harper

27 décembre 2012 | Le Devoir | Actualités en société
Theresa Spence mène, depuis le 11 décembre dernier, une grève de la faim pour dénoncer les conditions de vie des autochtones.
Photo : La Presse canadienne (photo) Cole Burston Theresa Spence mène, depuis le 11 décembre dernier, une grève de la faim pour dénoncer les conditions de vie des autochtones.
Le candidat à la chefferie du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, a rencontré mercredi la chef de la réserve d’Attawapiskat, Theresa Spence, qui mène depuis le 11 décembre dernier une grève de la faim pour dénoncer les conditions de vie des autochtones.

«Quel privilège de rencontrer Chief Theresa aujourd’hui. Une femme extraordinaire qui est prête à tout sacrifier pour son peuple », a écrit mercredi le député de Papineau sur son fil Twitter. M. Trudeau a également publié une photo de lui en compagnie de Theresa Spence.


La chef Spence se trouve sur une île de la rivière des Outaouais, dans un tipi. Elle a cessé de s’alimenter afin de sensibiliser le public à la réalité des communautés autochtones. Elle sollicite une rencontre avec le premier ministre Stephen Harper, sa femme Laureen, le gouverneur général David Johnston et les leaders des Premières Nations afin de discuter de la relation entre Ottawa et les communautés autochtones.


Il y a quelques jours, le sénateur conservateur Patrick Brazeau, ancien adversaire de boxe de M. Trudeau et qui appartient à la nation algonquine, a tenté, sans succès, de rencontrer Theresa Spence.

 

Manifestations


La grève de la faim de la chef Theresa Spence a lancé le mouvement de protestation autochtone « Idle No More », qui englobe plusieurs manifestations, dont un blocus des rails du CN à Sarnia, en Ontario, qui en est à son septième jour. La plupart des manifestations dénoncent la loi omnibus C-45 du gouvernement Harper. Les manifestants soutiennent qu’elle élimine les traités et les droits des autochtones énoncés dans la Constitution.


Une injonction a été prononcée donnant à la police municipale le pouvoir de mettre fin au blocus, mais le maire de Sarnia a déclaré que les autorités n’interviendraient pas si la manifestation demeurait pacifique. Les manifestants ont fait valoir que le blocus allait continuer jusqu’à ce que le premier ministre Stephen Harper rencontre Theresa Spence.


Le ministre canadien des Affaires autochtones, John Duncan, a affirmé mardi qu’il s’inquiétait pour la santé de Mme Spence. Dans une lettre envoyée à la chef, il se dit préoccupé par son bien-être et il l’exhorte à mettre fin à ce moyen de pression.


Dans sa missive, John Duncan dit avoir convié Theresa Spence à une rencontre, mais signale que cette dernière n’a pas donné suite à son invitation. Il ajoute également que le ministère des Affaires autochtones est prêt à mettre sur pied un groupe de travail composé de représentants du gouvernement et des Premières Nations afin de discuter des traités et autres dossiers entre Ottawa et les gouvernements autochtones. « Je reste préoccupé de votre santé et souhaite que vous acceptiez mon offre de discuter avec vous de la façon dont nous pourrions aller de l’avant pour améliorer les relations concernant les traités », a écrit le ministre dans sa missive. « C’est malheureux que vous ne vouliez pas discuter avec moi des questions que vous avez soulevées publiquement », a-t-il ajouté.


Avec La Presse canadienne

 
 
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