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    Personnalité médiatique de l’année - Le choix de Magnotta suscite l’indignation et la colère

    24 décembre 2012 |Le Devoir | Actualités en société
    Luka Rocco Magnotta a été arrêté à Berlin, en Allemagne, le 4 juin.
    Photo: La Presse canadienne (photo) Graham Hughes Luka Rocco Magnotta a été arrêté à Berlin, en Allemagne, le 4 juin.
    Ottawa — La sélection du présumé meurtrier Luka Rocco Magnotta à titre de personne ayant le plus marqué l’actualité en 2012 a suscité colère et indignation sur les réseaux sociaux et les sites Internet du pays.

    L’ancien danseur nu, qui est accusé d’avoir assassiné et démembré l’étudiant chinois Jun Lin, a été choisi par 22 % des médias qui ont pris part au sondage de La Presse canadienne, une enquête qui est effectuée chaque année dans les salles de nouvelles aux quatre coins du Canada. Les responsables de ces différents médias peuvent choisir une personne ou un événement qui a marqué l’année.


    Au Québec, c’est le printemps érable qui a été choisi comme l’événement marquant de 2012. Aucun des répondants québécois n’a choisi Magnotta.


    Le chef intérimaire du Parti libéral du Canada, Bob Rae, est l’un des premiers à avoir exprimé sa colère et sa déception, dimanche matin. Il s’est tourné vers le réseau social Twitter et a publié sur son fil, qui compte plus de 33 000 abonnés, que cette sélection était « véritablement dégoû-tante ». Le député libéral Denis Coderre lui a apporté son soutien, sur Twitter.

     

    Sensationnalisme extrême


    Après avoir échangé avec l’un de ses abonnés, M. Rae a ajouté que La Presse canadienne avait eu recours à un « sensationnalisme de bas étage » et que « de nombreuses personnes avaient eu plus d’impact et généré plus de couverture médiatique ».


    Sa sélection a cependant été décriée par de nombreux Québécois sur les réseaux sociaux ainsi que sur les sites Internet qui ont publié l’article.


    Une pétition en ligne a également été initiée en réaction à la sélection de Luka Rocco Magnotta. Son instigateur, Andrew Schiestel, demande à La Presse canadienne de lui retirer son titre. En fin de journée, dimanche, moins de 100 internautes l’avaient signée.


    Le rédacteur en chef de La Presse canadienne, Scott White, a tenu à préciser que le titre de personne ayant le plus marqué l’actualité (« Newsmaker of the Year ») n’était « pas un concours de popularité ».


    M. White a précisé que ce sont « les journalistes du Canada - ceux qui choisissent ce qui se retrouve à la une et qui élaborent les bulletins de nouvelles - [qui] déterminent quel Canadien a eu le plus d’impact dans l’actualité pendant l’année », ajoutant que « les nouvelles […] sont parfois déplaisantes et laides [et que] ce choix reflète cet état de fait ».

     

    Le Québec à part


    M. White s’est aussi dit surpris que personne au Québec n’ait choisi Luka Rocco Magnotta, contrairement au choix des salles de rédaction du reste du Canada, bien que les horribles crimes reprochés à Luka Rocco Magnotta aient eu lieu à Montréal et que sa cavale ait fait l’objet d’une intense couverture médiatique au Québec.


    Magnotta a été arrêté à Berlin, en Allemagne, le 4 juin, après avoir été reconnu par un employé dans un café Internet à l’issue d’une vaste chasse à l’homme transfrontalière. Il aurait expédié certaines parties du corps de sa victime aux partis conservateur et libéral à Ottawa ainsi qu’à deux écoles de la région de Vancouver, en Colombie-Britannique.


    L’un des amis proches de la victime croit que le suspect originaire de Scarborough, en Ontario, serait fort satisfait de sa sélection à titre de personnalité ayant le plus marqué l’actualité en 2012. « De toute évidence, c’était ce qu’il recherchait, n’est-ce pas ? », a suggéré Benjamin, qui s’est entretenu avec La Presse canadienne à condition que son nom de famille ne soit pas publié.


    « C’était quelque chose qu’il voulait depuis très longtemps, et il l’a eu. Mais il l’a obtenu au détriment de la vie de notre ami », s’est-il désolé.


    Depuis la création du sondage annuel visant à élire la personnalité médiatique de l’année, en 1946, très peu d’individus ont hérité du titre en raison des gestes sordides qu’ils ont posés.


    Il y a bien eu, en 2010, Russell Williams, cet ex-colonel des Forces canadiennes condamné à la prison à vie pour le meurtre de deux femmes. Mais règle générale, les personnalités sélectionnées par les responsables des salles de rédaction sont des héros sportifs, des diplomates ou encore des politiciens.

     

    Avec La Presse canadienne

     
     
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