Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • fermer

    Connexion au Devoir.com

    Mot de passe oublié?
    Abonnez-vous!

    Un premier point de service pour itinérants

    La mission Saint-Michael offre désormais de multiples ressources en santé

    Le député de la circonscription montréalaise de Sainte-Marie -Saint-Jacques, Daniel Breton, en compagnie d’un itinérant utilisant les ressources de la mission Saint-Michael.
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Le député de la circonscription montréalaise de Sainte-Marie -Saint-Jacques, Daniel Breton, en compagnie d’un itinérant utilisant les ressources de la mission Saint-Michael.
    «Il y a beaucoup d’itinérants qui couchent dans le métro. Les policiers les sortent le matin et ils retournent dans la rue.»
    —L’intervenante sociale Caitlin Murphy
    Ils boivent et dorment dans le métro. Depuis le début du mois de décembre, l’intervenante sociale Caitlin Murphy tente de les y chercher pour les aider. La mission Saint-Michael, qui offre depuis 1927 des déjeuners et de la soupe aux itinérants des abords du métro Place des Arts, a en effet multiplié ses services.

    Des professionnels de la santé de Médecins du Monde, médecin et infirmière, des infirmières du CSSS Jeanne-Mance, des étudiants en infirmerie de la faculté de médecine de McGill, des représentants du centre de traitement de la toxicomanie Dollard-Cormier, pour ne nommer que ceux-là, seront désormais sur place successivement à la mission, de 8 heures à 15 heures, pour répondre aux besoins des itinérants. Des activités de dépistage du VIH ou de l’hépatite sont également disponibles. On pense même offrir de l’art-thérapie, en collaboration avec l’Opéra de Montréal, et aussi des activités sur la culture et la sculpture inuites.


    Le tiers des quelque 200 itinérants qui fréquentent quotidiennement la mission Saint-Michael, rue du Président-Kennedy, sont en effet des Inuits. Or, les besoins de cette clientèle demeurent mal connus. On ne sait pas qui sont ces itinérants, quels sont leurs besoins, ni d’où ils viennent, constatait hier Damien Silès, directeur général de la Société de développement social de Ville-Marie, qui a piloté le projet. La mission Saint-Michael se veut donc un service de proximité, qui travaille à mieux connaître sa clientèle pour mieux l’aider et l’orienter.


    « Les itinérants du métro Place des Arts connaissent la mission Saint-Michael et me connaissent », racontait lundi Caitlin Murphy. Elle croit qu’il sera par conséquent plus facile de les orienter et de les aider.


    Deux tiers des quelque 30 000 itinérants du Québec ont des problèmes de santé mentale, avançait lundi le psychiatre Didier Jutras- Aswad, du service de psychiatrie de l’Université de Montréal, et 80 % souffrent de problèmes de toxicomanie, ajoutait-il. Une forte proportion de ces sans-abri vit à Montréal, où « plusieurs ne se rendent pas aux services », ajoutait-il.


    Le point de service aux itinérants de la mission Saint-Michael, le premier du genre à Montréal, n’est qu’un pas dans la bonne direction. De nombreux itinérants campent aussi aux stations de métro Bonaventure, Guy-Concordia, ou Berri-UQAM. « On espère faire des petits », commentait Robert Beaudry, de la Société de développement social de Ville-Marie. L’Université Laval fera d’ailleurs une évaluation des retombées du projet sur la réinsertion socioprofessionnelle de la clientèle visée.


    « Il y a beaucoup d’itinérants qui couchent dans le métro, poursuit Caitlin Murphy. Les policiers les sortent le matin et ils retournent dans la rue. »

     
     
    Édition abonné
    La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
     
     












    CAPTCHA Image Générer un nouveau code

    Envoyer
    Fermer
    Blogues

    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel