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Un heureux vingt-cinquième pour un Centre

C’était en 1987 et les premiers Entretiens Jacques Cartier avaient lieu…

L’église Saint-Nizier de Lyon, éclairée lors de la Fête des lumières
Photo : Agence France-Presse Fred Dufour L’église Saint-Nizier de Lyon, éclairée lors de la Fête des lumières
Il était venu au Québec comme démographe. Et de retour dans son Lyon, il eut l’idée de tisser sur une base permanente des échanges entre sa ville et Montréal, en laquelle il voyait aussi sa ville, la deuxième, par adoption. Le Centre Jacques Cartier allait naître : nous étions en 1984. Et les premiers Entretiens devaient avoir lieu trois ans plus tard. C’est donc une 25e édition que pilotait en 2012 un Alain Bideau, toujours à Lyon, mais aussi à Saint-Étienne, Lausanne, Bron, Écully, après s’être retrouvé à Saint-Malo comme à Rio, avant de se rendre, en mars prochain, dans le delta du Mékong…

Nous sommes aujourd’hui le 8 décembre et Lyon s’illumine. De l’église Saint-Nizier, ici devenue par la projection un nouveau Panthéon, à la Fourvière, et de la Presqu’île jusqu’à la Croix-Rousse, partout la ville arbore sur ses murs et ses places projections et autres constructions lumineuses.


Et à Montréal, cette année, dans le Quartier des spectacles, une même fête se déroule : en huit lieux, projections et illuminations s’étalent. Car Montréal s’est inspirée de l’expérience lyonnaise. En effet, c’est en participant aux Entretiens Jacques Cartier qu’un jour un Michel Labrecque eut l’idée de Montréal en lumière. Et nous eûmes aussi un maire qui, après un passage en Rhône-Alpes, revint chez lui en parlant tramway, Bixi et autres aménagements urbains.


Montréal devait cette année d’ailleurs poursuivre en resserrant encore ses liens avec la « deuxième » ville de France, l’une et l’autre métropoles, l’une et l’autre capitales par la recherche, la formation universitaire, l’innovation, voire la gastronomie et le tourisme. Mais sachant ce qu’on sait, seul l’autre Gérard le maire Collomb, fut de la fête. Ce qui n’empêcha pas de discuter, avec un Axel Khan, d’un « Lyon, Montréal, métropole des possibles», en un samedi nuageux, assis dans une des salles du nouveau centre commercial des Confluences, là où la ligne 1 du tram se termine.

 

Échanges


Pour comprendre comment, au fil des ans, le Centre Jacques Cartier est devenu un acteur majeur dans les relations entre le Québec et la France, produisant à peu de frais, cette année 24 colloques sur à peine 4 jours réunissant 3000 participants - et c’est sans compter les actions périphériques -, il suffisait d’assister à une rencontre où les « gérants » des deux communautés métropolitaines, celle du Grand Lyon et la métropolitaine de Montréal, poursuivaient un dialogue sur le développement des villes, entre SCOT lyonnais et TOD montréalais, entre Massimo Iezzoni de notre CMM et Jean-Yves Sécheresse, vice-président de l’autre organisme.


Ailleurs, la Sytral et la STM font de même, imités en cela, cette fois à Lausanne, par Hydro-Québec et Électricité de France : les deux organismes se demandent en effet comment conjuguer consommation et développement durable.


Réseau


Si les politiques et les organismes publics se concertent, ils ne sont pas les seuls à le faire.


Qui se déplaçait à Saint-Étienne pouvait ainsi rencontrer un Luc Noppen tout sourire, lui dont la Chaire du Canada en patrimoine urbain était l’hôte, conjointement avec le Centre Max Weber de l’Université Jean Monnet et l’Institut de recherche et d’études supérieures en tourisme de Paris 1, d’un colloque où, en conclusion, on ne pouvait qu’admettre que si le concept de patrimoine recouvre tout et rien, on a partout, au Brésil comme au Québec ou en Afrique, fort à faire pour qu’il y ait oeuvre de mémoire.


Alors, pourquoi sourire ? Luc Noppen de répondre en racontant comment, au fil de ses rencontres, l’UQAM assoit sa réputation et recrute : n’est-il point Français d’origine, ce Mathieu Dormaels, doctorant à l’UQAM, qui relate comment la ville d’Arequipa au Pérou vit son inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO ?

 

Rencontres


Vingt-cinq ans se sont donc écoulés depuis le premier colloque. Aujourd’hui, ces grandes rencontres annuelles se déroulent en alternance, une fois sur trois au Québec, les deux autres à Lyon, sous l’égide du Centre que préside maintenant un Pierre Marc Johnson. Et Alain Bideau est toujours là, lui qui nous annonce que dès l’été prochain, « son » Centre deviendra son principal lieu d’activité.


Un démographe avait donc eu une idée. Elle a pris forme et importance pour des spécialistes de disciplines, des chercheurs, des politiques, des universitaires, des artistes, des gestionnaires ; aussi est-il devenu normal, sinon fatal, qu’une fois l’an, il y ait rencontre. Et beaucoup auront aussi l’occasion de poursuivre les échanges, même hors colloque, ne serait-ce que comme ce mardi soir où, en soirée, à la Maison de la danse, il y avait activité culturelle, les 7 doigts de la main, la troupe de cirque québécoise, étant donnée en partage.

 
 
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