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    L’accès au numérique, un droit fondamental

    Des enfants utilisent les ordinateurs d’une bibliothèque publique à Chicago. L’ONU considère désormais l’accès à Internet comme un droit humain.
    Photo: Agence France-Presse (photo) Scott Olson Des enfants utilisent les ordinateurs d’une bibliothèque publique à Chicago. L’ONU considère désormais l’accès à Internet comme un droit humain.

    Faire de la Toile un droit. Un groupe de 13 personnalités du monde des affaires et des technologies invite Québec à considérer l’accès à Internet et à la vie numérique qui en découle comme un droit fondamental, au même titre que le droit à l’éducation ou à l’environnement sécuritaire.


    « Le droit à l’accès [au numérique] doit être posé en tant que droit fondamental dans la foulée des droits humains », a indiqué le groupe à l’occasion d’une conférence de presse tenue jeudi à Montréal et visant à réitérer son appel à l’adoption urgente d’un plan numérique pour le Québec. Cet appel à l’action a été lancé la semaine dernière par l’entremise d’une lettre ouverte au ton ferme adressée aux principaux politiciens de la province, Pauline Marois en tête. Dans les grandes lignes, les signataires y déploraient la lenteur avec laquelle le Québec est en train de négocier le virage numérique et y rappelaient l’urgence, au nom du développement social, politique, économique et culturel, de renverser la vapeur.


    « Il faut réveiller le Québec », a indiqué le philosophe Hervé Fischer, vieux routier du Québec numérique et composante de ce groupe qui se qualifie de « 13 étonnés » par rapport au manque de considération des élus pour cette nouvelle réalité. « Dans tous les aspects de notre vie collective et individuelle, le futur est numérique et il est déjà présent, nous imposant une stratégie fondamentale, incontournable et prioritaire pour le développement économique et identitaire du Québec. » « Il est urgent de commencer le design de notre société numérique, sachant qu’elle nous façonnera par la suite », a ajouté René Barsalo, ex-directeur de la recherche à la Société des arts technologiques (SAT) et autre membre du groupe.


    Pour inscrire réellement le Québec dans la modernité, les 13 estiment par ailleurs que les pouvoirs publics vont devoir stimuler le développement d’une citoyenneté numérique. Comment ? En favorisant la création d’espaces où les citoyens vont pouvoir prendre la parole en format numérique, en plaçant l’école dans une logique numérique, en encourageant « l’alphabétisation numérique chez le grand public » ou encore en créant des « laboratoires d’innovation ouverte » censés explorer et façonner les nouveaux besoins de la société, ont-ils résumé dans un rapport dévoilé jeudi.


    « La révolution sociotechnique en cours est celle d’une population qui s’approprie les outils technologiques pour les mettre au service du bien commun, d’une culture de partage et d’une plus grande participation à la vie démocratique », a résumé Monique Chartrand, qui prend également part à cette démarche de sensibilisation. Mme Chartrand est entre autres membre du Comité d’étude sur la démocratie en ligne (CEDEL), de l’organisme Communautique et une des 13 étonnés.


    Rappelons que l’an dernier, l’Organisation des Nations unies (ONU) a déjà souligné l’importance pour ses États membres de faire de l’accès à Internet un droit humain fondamental. Loin d’être un luxe ou un privilège, l’accès et la maîtrise des codes culturels et sociaux numériques sont désormais considérés comme « indispensables pour combattre les inégalités, pour accélérer le développement et pour permettre à l’humain de s’accomplir », estime l’ONU.













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