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    Santé des Premières Nations - L’eau potable manque encore

    Trois fillettes d’une communauté innue. L’indice d’obésité a légèrement diminué chez les jeunes autochtones, le résultat d’efforts en matière de prévention.
    Photo: La Presse canadienne (photo) Andrew Vaughan Trois fillettes d’une communauté innue. L’indice d’obésité a légèrement diminué chez les jeunes autochtones, le résultat d’efforts en matière de prévention.
    Pour plus du quart des membres des Premières Nations du Québec, l’eau de la principale source d’approvisionnement n’est pas potable à l’année. 54 % des adultes autochtones jouissent d’un revenu de moins de 20 000 $ par année, ainsi que 34 % des ménages. Et les problèmes de consommation de drogue des communautés autochtones du Québec se sont accentués depuis 2002. C’est ce qui ressort de l’enquête régionale sur la santé des Premières Nations du Québec, qui est basée sur des données de 2008, et qui a été rendue publique mercredi.

    C’est ce que relevait hier Marjolaine Sioui, directrice générale de la Commission de santé et des services sociaux de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (CSSSAPNQL), au moment du lancement du document, en compagnie du grand chef de l’APNQL, Ghislain Picard.


    Sur le plan de la consommation d’alcool, les autochtones sont moins nombreux que l’ensemble des Québécois (68,2 % contre 82,9 %) à consommer régulièrement de l’alcool, mais ils sont plus du double (40,4 % contre 18,5 %) à s’être adonnés à une consommation excessive d’alcool, soit de cinq consommations ou plus en une même occasion, au cours du dernier mois, explique Mme Sioui.


    Les taux de diabète, d’hypertension et d’obésité ont augmenté depuis 2002, bien que l’indice d’obésité ait légèrement diminué chez les jeunes. Marjolaine Sioui voit là le résultat de certains efforts menés en matière de prévention en santé.


    Dans l’ensemble, la majorité des adultes (84 %) considère que l’alcoolisme et la toxicomanie sont les principales difficultés auxquelles leurs communautés doivent faire face, suivis des difficultés d’emploi et des problèmes de logements. En matière de suicide, les indices ont légèrement baissé depuis 2002. « Il y a encore deux fois plus de suicides chez les autochtones que dans les communautés québécoises, mais en 2003 et 2004, c’était trois ou quatre fois plus », poursuit Mme Sioui. Les personnes ayant fréquenté les pensionnats ont beaucoup plus d’idées suicidaires (32 % contre 22 %) et font plus de tentatives de suicide (22 % contre 9,3 %) que les autres autochtones.


    Dans l’ensemble, les populations des communautés qui sont plus isolées affichent des conditions de santé inférieures aux autres communautés autochtones.


    Le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, a par ailleurs annoncé la tenue d’un sommet, le 3 décembre prochain, en compagnie de la nouvelle première ministre du Québec, Pauline Marois, sur les questions du territoire et des ressources.

     
     
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