Insectarium de Montréal - Une métamorphose est annoncée pour 2015
La plus grande classe animale a un lieu bien à elle
« Moi, j’ai voulu réconcilier les humains avec une classe qui a beaucoup de classe, la classe des insectes, raconte d’entrée de jeu le sympathique entomologiste. Pour ce faire, je suis allé leur bâtir un temple, pas une cathédrale. Un temple. C’était un insectarium. »
Georges Brossard a toujours eu un penchant pour les tout-petits, pour les plus opprimés. Dans les débuts de sa carrière d’entomologiste, les insectes étaient méprisés et dédaignés par les Québécois. Il en a vu de toutes les sortes : « Des gens qui appelaient ça “bibittes”», des gens qui n’avaient aucune éducation, qui n’étaient pas intéressés par les insectes, qui riaient des insectes, qui avaient peur des insectes. Je suis parti de loin », se souvient-il. Et pourtant, pour les amener à comprendre, à aimer et à respecter les insectes, il a mis sur pied l’Insectarium de Montréal en 1990.
À travers différentes actions de diffusion, de conservation, d’éducation et de recherche, l’Insectarium de Montréal cherche à sensibiliser les visiteurs aux insectes, à leurs rôles et à leur importance dans les nombreux écosystèmes. Pour y parvenir, le musée a mis sur pied différents événements annuels, comme Croque-insectes, de 1993 à 2005, L’Odyssée des monarques, depuis 1994, ou encore Papillons en liberté depuis 1998.
Un vent de fraîcheur
Bien content que la mission d’origine ne soit pas perdue de vue avec les modifications apportées à l’Insectarium en 2011, le fondateur du musée se dit très satisfait du décor et du changement. Il apporte toutefois quelques critiques. M. Brossard souligne l’importance, en muséologie, de modifier l’Insectarium tous les dix ans au maximum. L’ajout aussi de nouveaux éléments chaque année assure une captivité constante pour les visiteurs, selon l’entomologiste.
En dépit de tout, Georges Brossard constate avec joie l’évolution dans le rapport entre les individus et les insectes. « De plus en plus, les gens refusent d’utiliser le mot “ bibitte” », précise-t-il. Ce n’est qu’une expression, mais elle témoigne du respect qui est désormais accordé à la plus grande classe animale.
En moyenne, l’Insectarium de Montréal reçoit 350 000 visiteurs par année. De plus, le musée propose une approche unique, soit une approche entomoculturelle. La science, les arts et la culture servent d’angle pour aborder le monde des insectes.
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