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    Hackathon contre la corruption

    Des citoyens et du code informatique pour plus de transparence

    La lutte contre la corruption peut aussi se faire par la programmation informatique.
    Photo: Cliff Owen - Associated Press La lutte contre la corruption peut aussi se faire par la programmation informatique.
    Court, mais couru et productif. Le grand marathon de programmation informatique consacré à la lutte contre la corruption dans l’administration publique a attiré plus de 150 programmeurs et spécialistes en base de données en fin de semaine à Montréal. Il a également fait naître plusieurs nouveaux outils de surveillance des contrats publics et des dons aux partis politiques imaginés par ces citoyens doués du talent de programmation.

    Baptisé Hackons la corruption, l’événement orchestré par Québec Ouvert, qui milite pour la transparence par le numérique et les données libres, a été également une occasion de plus pour l’organisme de réclamer à Québec et aux municipalités l’accès à un plus grand nombre de données publiques non nominatives. Ces données peuvent stimuler, selon lui, cette participation citoyenne à la vie démocratique et par le fait même assainir l’environnement politique actuel.


    « La totalité des projets issus de ce hackathon ont été réalisés avec des données qui ne sont pas ouvertes [et que les participants ont dû acquérir en faisant preuve d’ingéniosité, tout en restant dans la légalité]», a indiqué dimanche soir en conclusion de ce premier rassemblement d’as de l’informatique pour contrer la corruption Sébastien Pierre, de Québec Ouvert.


    «Quand on voit le résultat que cela donne, quand on voit l’engouement pour cette rencontre, on est droit de demander au gouvernement qu’il fasse désormais son travail et donne aux citoyens un plus grand nombre de données dans des formats pratiques d’utilisation », a-t-il ajouté.


    Parmi ces réalisations, le hackathon a fait naître le projet Donateurs (donspolitiques. classy.co) qui propose, numériquement, de recenser les entreprises d’où émanent un grand nombre de dons aux partis politiques fait par des individus. La loi interdit les dons de compagnies qui contournent alors la chose en « incitant » un grand nombre d’employés prête-noms à faire des contributions.


    L’application fonctionne en croisant les bases de données du Directeur général des élections du Québec sur les dons et les informations collectées sur le réseau social professionnel LinkedIn où 10 % des internautes du Québec ont élu domicile en ligne, pour le moment.


    Autre outil : Contrats Net propose d’explorer les « relations contractuelles » dans les contrats publics des villes de Laval et Montréal, alors que SEAOO.ca a réussi à rendre facile d’accès et d’interrogation la base de données du service d’appels d’offres électronique de l’État, un système dont la complexité rend pour le moment très difficiles l’analyse et la surveillance de ces appels d’offres.


    Ce premier marathon de programmation contre la corruption a reçu samedi la visite et l’appui de l’ancien directeur de l’unité anticollusion et actuel député caquiste de Saint-Jérôme, Jacques Duchesneau, qui est venu en après-midi motiver les troupes tout en rappelant l’importance de « mettre en place des outils de détection et de prévention des problèmes avant qu’ils ne deviennent endémiques, comme aujourd’hui », a-t-il indiqué, avant d’ajouter : « Je suis sûr que vous allez faire changer les choses. »

     
     
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