Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • fermer

    Connexion au Devoir.com

    Mot de passe oublié?
    Abonnez-vous!

    Lettre - Raisonnables, les accommodements religieux?

    12 novembre 2012 | Gisèle Filion - Montréal, le 9 novembre 2012 | Actualités en société
    Je ne peux m’empêcher de demander à M. Bouchard, qui prône les accommodements religieux dans la fonction publique, de répondre à quelques questions.

    Pourquoi les raisons qui militent en faveur de l’abstention de symboles d’allégeances politiques dans la fonction publique ne seraient-elles plus valables lorsqu’il est question de symboles religieux ?


    Si la réponse est « Parce que ! », on comprendra que les accommodements religieux ont plus d’accointances avec la théocratie qu’avec la démocratie. La fonction publique doit dispenser des services aux citoyens, en toute neutralité. Ceci n’est pas une formule creuse, ni une affirmation à vide, cela devrait être pris en considération dans une société démocratique. Comment présumer de la neutralité d’un service donné, lorsque la personne qui le donne est incapable d’afficher sa neutralité religieuse ?


    Pourquoi le fait qu’il n’y ait qu’un petit nombre d’accommodements religieux qui soient demandés devrait-il se substituer au débat de fond concernant le principe même de la laïcité ? M. Bouchard, qui nous exhorte à nous réveiller, ne contribue-t-il pas plutôt à nous endormir avec cet argument du petit nombre, en passant outre au débat de fond sur la laïcité de la fonction publique ? L’intégration des nouveaux arrivants ? Toutes les libertés de religion, de culte, dans la sphère privée et même dans la rue, que le Québec offre aux nouveaux arrivants pour s’intégrer, ne devraient-elles pas suffire à ceux qui ont envie de respecter la démocratie ?


    Pourquoi ne pas dépoussiérer la Charte et remettre la religion à sa place, sous l’égide de la liberté d’expression tout court ? Reconnaître des exceptions religieuses dans la fonction publique, c’est reconnaître la suprématie de la religion sur toute autre option spirituelle. Est-ce bien ça de la démocratie ?

     
     
    Édition abonné
    La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
     
     












    CAPTCHA Image Générer un nouveau code

    Envoyer
    Fermer
    Blogues
    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel