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Avalanche au Népal: le cardiologue québécois manque toujours à l'appel

Dominique Ouimet
Photo : Fondation de l’Hôpital régional de Saint-Jérôme Dominique Ouimet
Dominique Ouimet, cardiologue à l’hôpital Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme depuis près de 15 ans, adorait son métier, de même que l’alpinisme. Souhaitant combiner ses deux passions, il a entrepris, il y a environ un mois, l’ascension du mont Manaslu au Népal pour venir en aide à ses patients par l’entremise de la Fondation de l’hôpital.

Mais son expédition de rêve, sur une montagne réputée pour être l’une des plus dangereuses du monde, s’est transformée en cauchemar lorsqu’une avalanche a frappé la chaîne himalayenne à l’aube, dimanche matin. Selon l’association des alpinistes du Népal, l’avalanche a fait au moins neuf morts, dont une majorité de Français. Et depuis, aucune nouvelle du Dr Ouimet qui faisait partie de l’un des deux groupes qui gravissaient la montagne.


Des secouristes ont fouillé la région lundi, à la recherche des six alpinistes toujours manquants. Ils avaient retrouvé huit corps en milieu de journée et tentaient d'en récupérer un neuvième à environ 7000 mètres d'altitude, selon le chef de police Basanta Bahadur Kuwar. L'identité des morts et des disparus demeurait incertaine, mais M. Kuwar a confirmé que le Dr Ouellet manque à l'appel.

« Nous n’avons aucune nouvelle du Dr Ouimet, a déclaré Chantal Fortin, porte-parole de la Fondation. Nous demeurons dans l’attente et espérons le retrouver sain et sauf. »


En entrevue à Radio-Canada dimanche, la soeur de l’alpiniste québécois, Isabelle Ouimet, affirmait qu’il était parvenu au troisième camp, situé à 6800 mètres, et que « les tentes du camp ont disparu parce que l’avalanche a tout balayé ». Toujours sans nouvelles de son frère, plus de 12 heures après l’avalanche, elle disait « croiser les doigts » et garder espoir malgré tout. « Il le faut. Il faut garder espoir même si les chances sont peut-être minces […] en espérant qu’il reçoive notre énergie. »


Mercredi dernier, Dominique Ouimet affirmait en entrevue à l’émission C’est bien meilleur le matin sur les ondes de Radio-Canada qu’il était toujours conscient de la notion de danger, mais qu’il se concentrait sur le « moment présent » et autres petits gestes. « Il y a toutes sortes de petites règles de sécurité, on pense à ces petits détails plus qu’à la catastrophe éventuelle et, habituellement, quand on fait ça et qu’on reste concentré, ça se passe bien. » Avant son départ, il confiait au journal Accès Laurentides qu’il n’avait « jamais été aussi en forme pour escalader une montagne » et qu’il espérait simplement dépasser son record personnel de 6500 mètres qu’il avait atteint en Bolivie au cours de l’été. « Le fait d’être médecin me rend encore plus conscient des risques d’une telle expédition […] Je souhaite me rendre le plus haut possible, mais rien n’est garanti », affirmait-il, en juillet, au journal Le Mirabel.


Dominique Ouimet est un alpiniste aguerri. Cette expédition au Népal était sa neuvième en huit ans. Mais, cette fois-ci, il ne grimpait pas simplement par plaisir. Il s’était joint au groupe d’alpinistes européens Expés.com pour une bonne cause, espérant amasser 25 000 $ pour la Fondation de l’Hôpital de Saint-Jérôme afin de doter l’hôpital de mémorisateurs d’événements, des instruments servant à mesurer les palpitations cardiaques des patients.


Au ministère canadien des Affaires étrangères, la porte-parole Chrystiane Roy a soutenu que « nos pensées se tournent vers la famille et les amis […] ainsi qu’à tous ceux affectés par cette avalanche », précisant que des agents consulaires canadiens à Katmandou et à New Delhi « travaillent avec les autorités locales ». On confirme qu’un autre Canadien était sur place, mais qu’il n’aurait pas été blessé.


Avec l’Agence France-Presse et l'Associated Press

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Ce texte a été mis à jour après publication

Dominique Ouimet Le camp de base du mont Manaslu, au Népal, dimanche matin
 
 
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