Une fête colorée pour la communauté gaie
Jacques Duchesneau qui serre des mains d’un côté, Amir Khadir qui distribue des autocollants de l’autre : la campagne électorale s’est invitée lors du traditionnel défilé de la fierté gaie, qui s’est mis en branle dimanche après-midi dans les rues de la métropole.
Au son des tambours, des élus de tous les partis politiques provinciaux se sont joints au cortège de centaines de danseurs, de musiciens et de chars allégoriques, qui a entamé sa marche vers 13 h 30 au coin de la rue Guy et du boulevard René-Lévesque, pour s’arrêter à l’angle de la rue Sanguinet.
« On a besoin de votre aide dans le quartier », a glissé le candidat de la Coalition avenir Québec, Jacques Duchesneau, en interpellant un homme aux abords du défilé, lui qui a par ailleurs annoncé en matinée que la CAQ s’engagerait à financer les organismes de lutte contre l’homophobie de manière récurrente si elle était élue. À ses côtés, Carole Poirier, du Parti québécois ; Jean-Marc Fournier, du Parti libéral ; Amir Khadir, de Québec solidaire ; et Denis Monière, d’Option nationale, entre autres, ont également pris part à la fête en agitant quelques drapeaux arc-en-ciel.
Question de respect
Parmi les élus fédéraux, on a pu apercevoir les libéraux Justin Trudeau et Denis Coderre, tout comme le chef néodémocrate Thomas Mulcair. « Montréal est une ville très ouverte. Les Québécois, d’une manière générale, sont également très ouverts et très respectueux, mais il y a un travail d’éducation qui continue d’être nécessaire », a-t-il commenté. Cette année encore, aucun représentant du Parti conservateur du Canada ne s’est déplacé pour l’événement.
« Ce qui est important, c’est d’être heureux, et si, ici, on est capables d’accepter les personnes avec leurs différences, on est définitivement capables d’exporter ça à travers le monde », a commenté le maire de Montréal, Gérald Tremblay, avant de battre le pavé.
L’un des présidents d’honneur de l’événement, l’ancien joueur de l’Impact de Montréal David Testo, a aussi tenu à souligner l’ouverture de la ville. « Quand je suis arrivé ici, je me suis tout de suite senti comme chez moi. J’ai trouvé une ville au sein de laquelle je peux vivre ouvertement mon homosexualité et marcher librement dans la rue en tenant la main de mon copain », a avoué l’athlète, qui a rendu publique son homosexualité en novembre 2011.
Croisé parmi la foule, Nelson est un habitué des célébrations de la fierté gaie. « C’est avant tout un événement festif. C’est bien parce que le défilé représente plusieurs aspects de la communauté gaie : le côté politique, culturel, les groupes moins connus », a affirmé le Montréalais. Plus loin, Gabrielle considère aussi qu’au-delà des revendications, l’événement est rassembleur. « C’est l’occasion d’être entre amis, de profiter de la bonne musique et du soleil. »
Après le défilé, les participants se sont rassemblés au parc Émilie-Gamelin pour danser et assister en fin de soirée au spectacle de clôture de Fierté Montréal.














