Lettre - En vase clos
Lorsque j’ai été à l’école, il y a de ça bien des années, on m’a appris qu’une loi s’interprète dans son ensemble afin d’en saisir l’économie ou, si vous préférez, l’esprit du législateur. Ainsi, on devait tenir compte du contexte dans lequel une loi était rédigée et adoptée. Quand les casseurs s’amusent à briser le bien d’autrui, à ne pas respecter les injonctions, à envoyer paître les décisions de Cour, à faire outrage au tribunal, à tenir des propos séditieux, à ne pas respecter les engagements signés sous prétexte que l’un a dit ceci ou que l’autre a dit cela, à tabasser les policiers et à saccager le bien public, le législateur a, dans une société démocratique, non seulement le droit, mais l’obligation de légiférer. De plus, toute loi, quelle qu’elle soit, restreint les droits de la personne, mais pour le bien du plus grand nombre, la Société accepte ces restrictions. Il n’y a pas que la Loi des mesures de guerre qui brime mes droits, peu importe la Charte. Ne pas brûler un feu rouge, déclarer volontairement mes revenus, payer mes impôts, ne pas me faire justice moi-même, etc., aussi. Habituellement, on ne s’attend pas à ce que le législateur nous demande pardon à l’avance, en invoquant au préalable un quelconque article 51 de la Charte qui lui permet d’agir en vertu du bien commun et de la paix publique. Une interprétation spécieuse en vase clos de la part de la Commission, sans tenir compte du contexte social et du non-respect des droits de l’ensemble (ce qui lui permettait d’atténuer ses propos), vient jeter un discrédit sur la Commission qui est censée faire respecter tout autant mes droits de simple citoyen non manifestant que ceux d’un groupe sans foi ni loi qui ne respecte aucune loi et se glorifie dans la désobéissance sociale. La Commission dit qu’ils ont raison ? J’en perds la raison ! Il faut croire que je suis passé date.
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Antoine L. Normand - Gatineau, le 20 juillet








