Premier Rêve général illimité
L’événement se veut une action de solidarité envers les étudiants
L’événement était organisé par Stefan Cristoff, membre du collectif Howl ! qui mobilise les artistes dans diverses luttes sociales. Le site lui a été prêté par le centre d’artistes Dare Dare et a été choisi afin de rejoindre les passants qui sortaient de la station de métro en direction du festival. Des 1000 carrés rouges taillés pour l’occasion, presque tous avaient été distribués vers 19 h, selon Stefan Cristoff.
Le message véhiculé critiquait le financement corporatif de la saison des festivals.
« On vit dans une société qui apprécie beaucoup les arts. Le Festival de jazz représente cet accès universel à la culture, explique l’organisateur. Mais TD et RioTinto Alcan représentent la crise financière et les politiques injustes du gouvernement Charest. Il y a une discorde entre l’art et le corporatif. »
On souhaitait aussi montrer que le mouvement étudiant était toujours en vie, en cette période de « calme avant la tempête » du mois d’août, pour reprendre l’expression de Guillaume Lépine de l’École de la Montagne rouge.
L’escouade de design graphique de l’UQAM était effectivement présente pour distribuer t-shirts et affiches - dont l’une a été créée spécialement pour Rêve général illimité - imprimés sur place.
Les discours et les prestations musicales se sont déroulés dans le calme. Même si les participants étaient « plus que cinquante », l’événement n’a pas été déclaré aux autorités policières ou municipales. « On refuse la loi 78 et on n’a pas à demander une permission, car nous utilisons l’espace public », a martelé Stefan Cristoff.
Les deux policiers qui surveillaient l’événement se sont adressés aux organisateurs pour connaître leurs intentions, mais n’ont pas entravé le rassemblement. « Ils sont même les bienvenus au festival », a indiqué au Devoir l’un des agents.
Le prochain Rêve général illimité est prévu pour le 19 juillet.








