Santé des réfugiés : des médecins dénoncent les compressions
Actuellement, le programme de santé intérimaire offre une couverture de base aux demandeurs d’asile non pris en charge par un régime d’assurance-maladie provincial ou territorial, ainsi qu’une couverture supplémentaire pour les médicaments non urgents, les soins de la vue et les soins dentaires. À compter du 1er juillet, la couverture supplémentaire sera abolie.
Les réfugiés ayant besoin de soins non couverts pourront toutefois être traités en cas d’urgence ou si leur maladie représente un danger pour la santé et la sécurité publiques. Le gouvernement conservateur prévoit que cette modification lui permettra d’économiser 20 millions de dollars par an durant les cinq prochaines années.
Les conservateurs ont aussi argué que le programme actuel attirait de faux réfugiés. La Dre Parisa Rezaiefar, qui a fui l’Iran il y a plus de 20 ans, a expliqué que les réfugiés quittaient leur pays pour survivre et qu’ils n’avaient souvent pas la possibilité de choisir leur destination. « Le programme fédéral de santé intérimaire n’est pas une oeuvre de bienfaisance. C’est un investissement », a-t-elle dit.








