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    Alerte à l’«anthrax» chez Khadir

    Deux filles du député, dont Yalda, sur notre photo, ont découvert la lettre suspecte livrée à la maison.
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Deux filles du député, dont Yalda, sur notre photo, ont découvert la lettre suspecte livrée à la maison.
    Après les libéraux, les caquistes, les policiers, Loto-Québec, les recteurs d’universités et des médias, c’est au tour du député de Québec solidaire de recevoir une lettre contenant de la poudre.

    Mais contrairement aux autres destinataires, c’est à sa résidence, en plein coeur du Plateau - Mont-Royal, qu’il l’a reçue. Les deux filles aînées du député Amir Khadir étaient seules à la maison à l’heure du dîner lorsqu’elles ont constaté qu’une mystérieuse enveloppe semblant contenir de la poudre se trouvait dans le courrier de la famille.


    « Elles n’ont pas vraiment eu peur ; elle ne savait surtout pas comment gérer ça », a raconté l’attachée politique du député, Nika Deslauriers, dépêchée sur les lieux avant même que les policiers n’arrivent. « Elles ont appelé Amir, qui leur a dit d’appeler le 911 immédiatement. »


    Le Service de sécurité incendie et le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) sont rapidement arrivés sur les lieux et ont fermé tout le pâté de maisons à la circulation. Ils ont installé une piscine gonflable et des tentes devant la maison avant d’entamer le long processus de prise en charge de l’enveloppe, au cas où elle contiendrait vraiment un produit toxique.


    Les deux filles du député sont restées coincées à l’intérieur tout l’après-midi, au cas où elles seraient contaminées. Elles ne présentaient toutefois aucun symptôme. Un peu avant 17 heures, elles ont pu sortir de la maison et des agents équipés de bombonnes d’oxygène sont allés récupérer la missive suspecte, qui a ensuite été acheminée à un laboratoire de santé publique pour analyses. Une évaluation préliminaire sur place indiquait toutefois que la substance poudreuse ne semblait pas dangereuse.


    Tout cet attirail n’a pas été sorti pour chacune des lettres suspectes. « Étant donné que c’était un événement plus isolé que les autres — ça fait une semaine qu’on a eu les autres lettres à peu près —, on n’a pas pris de chance et on a fait tout le set-up », a expliqué le porte-parole du SPVM Daniel Lacoursière. Le processus a aussi été plus complexe « pour préserver des éléments de preuve », a-t-il ajouté.


    En un peu plus d’une semaine, environ 50 enveloppes contenant du bicarbonate de soude ont été répertoriées au Québec. Les autorités policières n’étaient pas en mesure de dire hier si la lettre envoyée à la résidence du député de Québec solidaire contenait la signature « Forces armées révolutionnaires québécoises », comme les autres. Dans un message glissé dans les enveloppes précédentes, ces « Forces » invitaient les jeunes à combattre « l’ennemi sanguinaire étatique ».

     
     
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