Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?
Abonnez-vous!
Publicité

Quatre grandes thématiques - Ratisser large

« Nous avons décidé que l’économie serait au coeur du Forum »

Les grandes thématiques du Forum mondial de la langue française ont été choisies pour intéresser le peuple et pas seulement les spécialistes.

Économie, culture, univers numérique et diversité culturelle sont les quatre grandes thématiques du Forum mondial de la langue française. « Ce sera un grand lieu de foisonnement d’idées », indique Michel Audet, commissaire général du Forum.


Le coeur de l’événement englobe l’économie, le travail et la formation. « Souvent, les rencontres de la Francophonie mettent l’accent sur les droits de l’homme, la paix, l’instauration de la démocratie, la culture, l’éducation. L’économie n’est pas nécessairement à l’ordre du jour. Toutefois, nous croyons que l’avenir de la langue française passera beaucoup par la place qu’on y fera dans l’économie mondiale. C’est pourquoi nous avons décidé que l’économie serait au coeur du Forum », affirme M. Audet.


Du 2 au 4 juillet se tiendra la Rencontre internationale de la Francophonie économique. « L’événement est organisé en collaboration avec les chambres de commerce francophones, précise M. Audet. Il y aura plus de 250 participants à cet événement. » Une table ronde sera aussi organisée avec des gens du monde scientifique pour discuter de la diffusion des connaissances dans le monde de l’enseignement en français.


Des rencontres entre différents réseaux de professionnels francophones se tiendront également. « Il y a des avantages à développer une pratique professionnelle en français et des manuels pratiques en français, plutôt que de faire des traductions », affirme M. Audet.


Les entrepreneurs ne seront pas laissés en reste. « De jeunes entrepreneurs seront présents, mais aussi des jeunes qui ont des idées pour se lancer dans l’entrepreneuriat », précise-t-il.

 

Diversité linguistique


Le Forum mondial de la langue française a aussi pour grand thème la diversité linguistique. La situation est différente d’une région du monde à une autre. « Par exemple, dans l’Union européenne, il y a plusieurs critiques en ce moment sur la façon de communiquer qui se fait en anglais », affirme Michel Audet.


En Amérique du Nord, la langue française cohabite avec une majorité linguistique anglaise. « Il y a une industrie culturelle assez hégémonique et assez unilingue. Un symposium est d’ailleurs organisé par l’Université de Moncton sur la question des minorités linguistiques », remarque M. Audet.


Dans les pays du Sud, il est plutôt question d’une cohabitation entre le français et les langues nationales. « Il y a un mouvement, en ce moment dans les pays du Sud, pour redonner la légitimité aux langues nationales. On veut que les jeunes puissent apprendre la langue de leur pays, mais aussi une grande langue centrale. Ça peut être le français, mais aussi l’anglais. Il faut être vigilant pour que le français continue de jouer un rôle important dans ces pays où il y a de grandes transformations linguistiques », affirme Michel Audet.

 

Univers numérique


Une autre grande thématique est l’univers numérique. « La Rencontre internationale de la Francophonie économique abordera la question des médias sociaux pour faire des affaires. Cette thématique abordera aussi la question des nouvelles technologies de l’information dans l’apprentissage », affirme Michel Audet.


La culture sera aussi très présente dans cette thématique. « On se questionnera sur l’impact du numérique sur la culture et sur la chaîne de création, indique M. Audet. On s’interrogera aussi sur les plateformes numériques. Est-ce que le monde francophone devrait se doter de plateformes numériques pour faire valoir les oeuvres francophones ? »

 

Référence culturelle


En plus de présenter plusieurs conférences sur le domaine culturel, le Forum mondial de la langue française organise plusieurs activités ouvertes au grand public. « Nous voulons donner un grand coup pour favoriser la mobilité Nord-Sud dans le domaine culturel de la Francophonie. On la voit encore peu, comparativement à la mobilité Est-Ouest », affirme M. Audet.


Trois spectacles avec des artistes francophones issus des différents continents seront présentés en soirée, au parc de la Francophonie, à Québec. Le 2 juillet sera consacré au slam avec Grand Corps malade, Queen Ka, Fabrice Koffy, Souleymane Diamanka, Samian et IVY. Le 3 juillet réunira la soprano Marie-Josée Lord, la basse Jacques-Greg Belobo et Bruno Pelletier pour célébrer des incontournables du répertoire classique et populaire francophone. Le spectacle du 4 juillet sera animé par Élage Diouf, auteur, compositeur, interprète et ex-Colocs. On retrouvera sur scène Kareyce Fotso, originaire du Cameroun, Lynda Thalie, originaire de l’Algérie, BélO, d’Haïti, et Didier Awadi, pionnier du rap en Afrique de l’Ouest.


Les 3, 4 et 5 juillet, le grand public sera invité à l’agora du Centre des congrès de Québec pour participer à différentes activités interactives et culturelles, organisées par différents acteurs de la Francophonie.


Par exemple, l’Office national du film (ONF) a préparé pour l’occasion une installation interactive baptisée Échos. « Nous voulions représenter l’attachement qu’a l’ONF pour la Francophonie et donner une image actuelle de la Francophonie de manière documentaire et interactive », explique Dominique Willieme, producteur du projet, studio interactif de l’ONF, Programme français.


Douze cinéastes ont été interpellés dans douze pays de la Francophonie, aussi bien en Europe et en Amérique du Nord que dans les Caraïbes, en Afrique et au Proche-Orient. « L’idée, c’est de rendre hommage au français vivant, donc utilisé au jour le jour, dans ces différentes régions du monde. Le français est très différent, qu’on soit au Québec, en Acadie ou au Burkina Faso. On a voulu l’illustrer à travers huit émotions, comme la colère, la joie, la peur et l’amour, parce que c’est dans les émotions que les particularités régionales se manifestent le plus », explique M. Willieme.


Chaque réalisateur s’est vu confier quelques émotions, pour un total de 24 petits films. Les spectateurs pourront choisir deux films sur une même émotion, qui seront diffusés simultanément sur un écran accordéon.


« Ce sera vraiment un français qui répond à un autre, précise le producteur. Les gens pourront aussi laisser leur trace en s’exprimant sur des émotions. Ce sera capté et diffusé sur des écrans sur place. On fera ensuite voyager l’installation. Nous avons déjà des demandes au Canada et à l’international. »


***

 

Collaboratrice

 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer
Publicité
Articles les plus : Commentés|Aimés
Blogues
Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel