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    Les manifestants restent loin du parc Jean-Drapeau

    Les policiers étaient très présents au parc Jean-Drapeau, ainsi qu’aux tourniquets et sur les quais du métro, revêtus de leur dossard jaune.
    Photo: La Presse canadienne (photo) Graham Hughes Les policiers étaient très présents au parc Jean-Drapeau, ainsi qu’aux tourniquets et sur les quais du métro, revêtus de leur dossard jaune.
    Les amateurs de Formule 1 ont une nouvelle fois trouvé des manifestants opposés au Grand Prix du Canada ou à la hausse des droits de scolarité sur leur chemin hier soir, mais bien loin du circuit Gilles-Villeneuve.

    La journée d’essais libres sur le circuit s’était déroulée absolument sans anicroche. Les policiers étaient très présents au parc Jean-Drapeau, ainsi qu’aux tourniquets et sur les quais du métro, revêtus de leur dossard jaune. Les services de police de Longueuil et de Laval, ainsi que la Sûreté du Québec, appuient par ailleurs le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) pour tout le week-end.


    « On espère toujours le mieux, mais on se prépare pour le pire », a indiqué le commandant Ian Lafrenière, qui rappelle que les organisations étudiantes ont répété à plusieurs reprises ne pas vouloir empêcher la tenue de l’événement.


    Des actions sont tout de même prévues autour du Grand Prix. Un événement Facebook nommé « On va tous au Grand Prix… en même temps ! » devrait notamment réunir des militants sur la ligne jaune du métro demain matin et des tracts ou des carrés rouges pourraient être distribués au cours du week-end.


    Rien pour inquiéter les participants à l’événement de course rencontrés hier. Un touriste manitobain interrogé sur le site, au parc Jean-Drapeau, a affirmé qu’il n’avait aucune crainte que l’événement soit troublé par des manifestants. « Ce sont plutôt eux qui seront dans le trouble s’ils me croisent ici ! » a-t-il dit, encore amer que la journée « portes ouvertes » ait été annulée jeudi en raison de menaces de perturbations.


    Une femme de la Rive-Sud de Montréal rencontrée à la fin de la journée aux portes du métro a plutôt livré une boutade contre les médias. « Vous essayez de rendre ça épeurant ! » a-t-elle opiné, se disant absolument certaine que le week-end de course allait bien se dérouler.


    La contestation contre le Grand Prix ou contre la hausse des droits de scolarité décrétée par Québec s’est plutôt contenue au centre-ville en soirée. Une manifestation d’environ 75 personnes se disant « solidaires » de la résistance populaire des derniers mois contre le Grand Prix à Bahreïn a été rapidement déclarée illégale. Elle a été dirigée par les policiers vers le parc Émilie-Gamelin.


    À 21 h, environ 250 personnes se sont réunies à l’angle du boulevard de Maisonneuve et de la rue Crescent, où se déroule, parallèlement à l’événement de course automobile, le 13e Festival du Grand Prix. Ils ont d’abord scandé « À qui le grand prix ? À nous, le Grand Prix ! » et tout le lot de slogans entendus ces dernières semaines lors des manifestations étudiantes. Rapidement, des gaz irritants ont été utilisés pour repousser certaines personnes qui se bagarraient, selon le SPVM. Les slogans ont tout de même continué pendant un moment, bien que facilement enterrés par la musique pop qui jouait à plein régime sur une scène extérieure juste à côté.


    Sur les terrasses autour du coin de rue, certains prenaient des photos, d’autres adressaient un pouce vers le bas aux manifestants.


    Au même moment, la 46e manifestation nocturne en départ du parc Émilie-Gamelin tentait de rejoindre le groupe sur Crescent. Encore une fois, elle était déclarée illégale avant son commencement, faute d’itinéraire remis aux autorités.


    Au moment de mettre sous presse, le SPVM n’était pas en mesure de confirmer le nombre d’arrestations, mais la tension montait entre les policiers et des manifestants qu’ils bloquaient à l’intersection des rues Sainte-Catherine et Crescent.


    La veille, des protestataires avaient tenté de perturber le cocktail d’ouverture du Grand Prix, en vain, et des manifestations avaient traversé le centre-ville de Montréal. Au total, 37 personnes ont été arrêtées jeudi soir en vertu du Code criminel ou de règlements municipaux, dont deux qui avaient en leur possession des cocktails Molotov. Sept personnes ont été détenues toute la nuit.


    Le premier ministre, Jean Charest, a répété, hier, souhaiter que l’événement se déroule dans l’ordre tout le week-end. « C’est ce que les Québécois veulent. Là, ce n’est pas une attaque au gouvernement, mais des gens qui s’attaquent aux Québécois et qui posent des gestes qui ne se justifient d’aucune façon », a dit Jean Charest.


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    Avec La Presse canadienne

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    Laurent Proulx abandonne son cours

    Le porte-parole du Mouvement des étudiants socialement responsables du Québec (MESRQ), Laurent Proulx, a abandonné le cours d’anthropologie pour lequel il a obtenu une injonction. Selon La Presse, son engagement au sein du MESRQ lui prenait trop de temps, ce qui le détournait de ses études. Comme porte-parole, le résidant de Drummondville était appelé faire trop souvent la navette entre Québec et Montréal. M. Proulx, représentant des « carrés verts » qui soutiennent la hausse des droits de scolarité contrairement aux « carrés rouges », est le premier étudiant du Québec à avoir obtenu une injonction du tribunal, le 2 avril dernier, pour avoir accès à son cours d’anthropologie. Deux jours plus tard, le jeune homme a pu rentrer en classe sous la huée de certains étudiants grévistes, qui ont dénoncé la judiciarisation du conflit. D’autres ont été tentés de l’imiter et environ une quarantaine de demandes d’injonctions ont été déposées dans le cadre du conflit étudiant.













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