Lettre - Nous sommes indignés nous aussi
Malgré la grande distance qui nous sépare de la métropole et de la Vieille Capitale, nous, les citoyens de l’Abitibi-Témiscamingue, avons décidé de clamer haut et fort notre indignation face à la loi 78. Depuis plus d’une semaine, à 20 h chaque soir, nous nous rassemblons à Amos, Ville-Marie, Matagami, Val-d’Or et Rouyn-Noranda pour faire sonner nos casseroles et brandir nos pancartes. Chaque soir, il y a de nouvelles têtes : des jeunes et des moins jeunes.
Nous sommes loin, mais nous marchons à l’unisson avec les étudiants et avec tous ceux qui sont présentement indignés au Québec. Notre marche musicale nous redonne foi en la rue et au pouvoir de la mobilisation citoyenne. L’homme politique Denis Benjamin-Viger a déjà dit : « La plus grande preuve qu’une loi est mauvaise est le soulèvement qu’elle excite. » Est-ce que vous entendez, Monsieur Charest, le bruit de ce soulèvement qui résonne jusque dans notre région ?








