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    Manifestations nocturnes de la fin de semaine: plus de 360 arrestations

    Pour une 27e soirée consécutive hier, plus d'un millier de citoyens ont marché dans les rues du centre-ville pour dénoncer à la fois la hausse des droits de scolarité et l'adoption de la loi 78.
    Photo : Jacques Nadeau Le Devoir Pour une 27e soirée consécutive hier, plus d'un millier de citoyens ont marché dans les rues du centre-ville pour dénoncer à la fois la hausse des droits de scolarité et l'adoption de la loi 78.
    Une autre manifestation fort agitée a eu lieu hier soir au centre-ville de Montréal. La police a fait état de plus de 300 arrestations, portant à 364 le nombre de manifestants arrêtés depuis vendredi soir.


    Pour une 27e soirée consécutive, plus d'un millier de citoyens ont marché dans les rues du centre-ville pour dénoncer à la fois la hausse des droits de scolarité et l'adoption de la loi 78.

    Le rassemblement a été déclaré illégal dès le début, soit vers 21 h. Les organisateurs n'avaient pas fourni leur itinéraire, ce qui contrevient à la nouvelle et controversée loi 78, adoptée vendredi par l'Assemblée nationale.

    Le relationniste du SPVM Daniel Fortier a rapporté que des manifestants avaient ouvert des bornes-fontaines et endommagé des véhicules. La vitrine d'un commerce aurait aussi été fracassée.

    On rapporte pour hier un blessé grave à la tête, mais on ne craindrait pas pour la vie du manifestant.

    La 26e manif de samedi: 60 arrestations et un blessé grave

    Après une première heure relativement calme, la 26e manifestation nocturne consécutive dans les rues de Montréal, tenue samedi soir avec les lois 78 et anti-masques comme toile de fond, a été mouvementée.

    Soixante arrestations ont été effectuées. La plupart des personnes appréhendées ont été remises en liberté avec des constats d'infraction. Mais neuf individus seront accusés en vertu du Code criminel, soit 5 pour agressions armées, trois pour voies de fait sur des policiers, et un pour incendie criminel.

    D'abord marquée par des affrontements entre un groupuscule de participants et policiers et de nouvelles arrestations, la manifestation a frôlé l'émeute dans le Quartier latin, peu après 1h00.

    C'est après 22h30 que la situation se soit détériorée que les policiers du SPVM, appuyés par leurs collègues de la Sûreté du Québec, ont demandé que prenne fin la manifestation considérée, alors comme illégale.

    Une vingtaine de personnes ont alors été appréhendées dans le cadre d'une arrestation en bloc, à l'angle des rues Saint-Dominique et Prince-Arthur, pour avoir refusé d'obtempérer aux ordres de dispersion.

    Et pendant ce temps, d'autres manifestants mettaient le feu à des barricades et des cônes de signalisation routière au coin des rues Saint-Denis et Ontario. Des témoins ont applaudi à la scène, mais ont rapidement pris conscience de la gravité de la situation. Pris dans la cohue, d'autres badauds, craignant de se retrouver au centre d'une émeute, ont dû se réfugier dans des bars et des cafés du Quartier Latin lorsque la situation a dégénéré, peu après 1h00.

    Au moins un autre incendie ayant été allumé rue Saint-Denis, les policiers ont dû boucler le secteur, afin de permettre aux pompiers d'accomplir leur travail. La police antiémeute est également intervenue pour tenter de disperser la foule.

    Les terrasses étant bondées, le tout s'est déroulé sous les yeux de nombreux témoins. Les policiers ont d'ailleurs lancé plusieurs avertissements, sommant les gens de reculer sous peine d'arrestation.

    Outre les incendies, des dégâts importants étaient à signaler rue Saint-Denis tandis que les policiers étaient nargués par de nombreux individus. Certains clients de terrasses auraient même lancé des verres dans leur direction.

    Ces incidents ont été les faits marquants d'une manifestation qui avait été décrétée illégale dès son commencement, soit peu après 21h, entre autres parce que les organisateurs n'en avaient pas remis l'itinéraire. Aussi, des participants ont décidé de marcher en sens contraire de la circulation sur la rue Sainte-Catherine et certains objets ont été lancés en direction des policiers, a expliqué M. Lafrenière. Malgré ces infractions et la présence de marcheurs masqués, les policiers du SPVM avaient permis que la manifestation se poursuive sans arrêter qui que ce soit et la première heure s'est passée sans problème.

    «Discernement»

    Dans un communiqué émis plus tôt samedi, le SPVM avait fait part de son intention d'agir dans le respect, la transparence et le discernement, et qu'il continuerait de cibler les perturbateurs et d'adapter ses processus d'intervention dans ce sens.

    Néanmoins, le SPVM tentait hier de déterminer la meilleure façon d'interpréter la loi spéciale adoptée vendredi par l'Assemblée nationale, tout en tâchant d'éviter d'accroître les tensions lors des manifestations nocturnes dans la métropole.

    M. Lafrenière a indiqué que les autorités examinaient encore leurs options. Lors d'une entrevue avec La Presse canadienne, hier, il a toutefois précisé que plusieurs personnes du SPVM travaillaient sur la question, et que la police désirait éviter une commotion plutôt que d'en créer une.

    Selon M. Lafrenière, la police mettra vraisemblablement sur pied un site Internet ou une adresse courriel où les organisateurs de manifestations pourront soumettre leur itinéraire.

    Le projet de loi 78 établit des normes strictes pour encadrer les manifestations rassemblant plus de 50 personnes, incluant l'obligation de fournir à la police, à huit heures de préavis, des détails tels que le trajet de la manifestation, sa durée et l'heure de son commencement.

    Le non-respect de la nouvelle loi pourrait mener à l'imposition d'amendes sévères pour les organisateurs, mais la législation pourrait être difficile à faire respecter.

    Cette loi précise également que les associations étudiantes qui n'encouragent pas leurs membres à respecter la législation pourraient recevoir des amendes salées, variant de 7000 $ à 35 000 $ pour les leaders étudiants, et de 25 000 $ à 125 000 $ pour les associations ou les fédérations étudiantes.


    Manifestant gravement blessé

    Vendredi, des milliers de manifestants ont défilé dans les rues du centre-ville de Montréal.

    La marche se déroulait dans le calme jusqu'à ce qu'un cocktail molotov soit lancé en direction des policiers. La manifestation a alors été déclarée illégale, vers 22h.

    Les policiers ont répliqué avec des grenades assourdissantes et des bombes fumigènes.

    Un homme dans la trentaine a d'ailleurs été gravement blessé par une balle de plastique, selon des témoins, tirée à bout portant au niveau du foie. Transporté à l'hôpital, l'homme souffrait de lacérations et on a craint pour sa vie jusqu'à 9h hier matin. Pour l'instant, son état reste stable, même si des risques d'hémorragie interne ou d'opération chirurgicale sont évoqués.

    La manifestation s'est par la suite poursuivie pacifiquement, et les policiers l'ont tolérée. Elle s'est démantelée vers 3h30 dans la nuit de vendredi à hier. Le SPVM a rapporté quatre arrestations.
    Pour une 27e soirée consécutive hier, plus d'un millier de citoyens ont marché dans les rues du centre-ville pour dénoncer à la fois la hausse des droits de scolarité et l'adoption de la loi 78. 19 mai: La Sûreté du Québec est venue prêter main forte au SPVM<br />
19 mai: Arrestation vers la fin de la soirée par le SPVM.<br />
19 mai: Les manifestants ont passé la soirée à jouer au chat et à la souris avec la police qui a chargé la foule à de nombreuse reprise pour la disperser. 19 mai: Soixante arrestations ont été effectuées. 19 mai: Après plusieurs charges de la police, la manifestation nocturne s'est divisée et le noyau dur a fini par se réunir coin Saint-Denis et Ontario, où ils ont incendié une barricade. 20 mai: Coin St Denis et Ontario, le groupe se reforme et improvise une baricade. 20 mai: Une borne fontaine est brisée. 20 mai: Un homme blessé et inconscient. Poussé contre un poteau par la Sûreté du Québec, selon un témoin. Quelques manifestants ont mis le feu à des barricades et des cônes de signalisation routière au coin des rues Saint-Denis et Ontario. La police antiémeute est intervenue pour tenter de disperser la foule.
     
     
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