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Un train sur le futur pont Champlain?

Le Réseau de transport de Longueuil (RTL) est responsable du transport collectif sur la Rive-Sud. En attendant de connaître ce qui adviendra du prolongement du métro et du nouveau pont Champlain, le RTL augmente légèrement son budget en 2012 et met en place un programme d'immobilisations quinquennal.

Le budget du RTL en 2012 s'élèvera à 144,783 millions, en hausse d'un peu moins de huit millions par rapport à l'an dernier. «C'est une hausse que je qualifie de normale», explique Caroline St-Hilaire, présidente du conseil d'administration du RTL. Quant au programme d'immobilisations quinquennal, il s'élève à 276 millions et comprend l'achat de nouveaux autobus, la mise en place d'un système informatique de gestion en temps réel et le remplacement de l'actuel centre Saint-Hubert par un nouveau centre d'exploitation. «Le remplacement du centre Saint-Hubert est devenu nécessaire, car sa capacité comme garage est restreinte et il n'y a plus de place pour garer nos autobus.»

Deux grands projets structurants


Le prolongement du métro à Longueuil est certes le projet qui aura le plus d'impact sur le transport collectif sur la Rive-Sud. Présentement, il existe, dans la région de Montréal, trois projets de prolongement du métro, soit à Longueuil, à Laval et sur l'île en direction d'Anjou. Aucun choix n'a encore été fait. «On espère que ce sera notre tour, puisque le projet de prolonger le métro à Longueuil existe depuis quarante ans et qu'il y a une forte demande sur la Rive-Sud pour ce projet.»

Le prolongement du métro, en plus d'accroître l'accessibilité au transport collectif, aura d'autres effets bénéfiques. «Cela nous permettrait de rabattre les autobus ailleurs qu'à la seule station Longueuil, et le prolongement du métro serait aussi une occasion de densifier la population autour des nouvelles stations.»

Quant au nouveau pont Champlain, il ne fait aucun doute, dans l'esprit de Mme St-Hilaire, qu'un lien réservé au transport collectif s'impose. «Et ce lien ne peut pas être seulement une voie réservée aux autobus, il faut, sur le nouveau pont Champlain, un mode de transport collectif plus lourd, comme un train léger sur rail.»

Nouvelles sources de financement

En ce qui concerne de nouvelles sources de financement du transport en commun, elle privilégie l'augmentation graduelle de la taxe sur l'essence, dont une partie serait dédiée au transport collectif. Quant au péage, que le gouvernement fédéral semble vouloir imposer sur le nouveau pont Champlain, elle est d'avis qu'il faut agir avec prudence. «Si c'est pour mettre un péage sur le pont Champlain et ultérieurement peut-être sur le pont Jacques-Cartier, je suis contre ça. D'une part, ça pénalise les travailleurs qui vivent sur la Rive-Sud et qui empruntent ces voies pour aller travailler à Montréal. Ensuite, ça ne fait que déplacer le problème, puisque ceux qui voudront éviter le péage se rabattront sur les autres liens, ce qui aura pour effet de les engorger. Des solutions à la pièce ne fonctionnent pas, il faut avoir une vision plus large du problème. S'il faut un péage, alors que ce soit un péage métropolitain où tous y contribuent, et pas seulement les résidants de la Rive-Sud.»
 
 
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