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La voie réglementaire est un outil utile

Tout pour assurer l'apaisement de la circulation

Outre le financement, certains règlements peuvent être appliqués par les municipalités et les arrondissements pour encourager la mobilité durable.

Louis Drouin, de la Direction de la santé publique de Montréal, considère que le règlement 90 sur la qualité de l'air dans la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) pourrait constituer «une poignée» pour favoriser le transport collectif. «Ce que la CMM a fait, après les fusions municipales, c'est qu'elle a demandé à la Ville de Montréal de continuer à appliquer le règlement de l'ancienne Communauté urbaine de Montréal (CUM) sur son territoire. Mais elle n'a pas exigé, [depuis les défusions], que ce règlement s'applique à toutes les municipalités de la CMM, explique-t-il. On se pose toujours la question pour savoir pourquoi ce règlement n'est pas encore appliqué sur l'ensemble du territoire de la CMM.»

Ce règlement contient entre autres des normes sur les émissions d'oxyde d'azote. Or de 80 % à 85 % de l'oxyde d'azote présent dans l'air provient du transport. «Donc, une façon de favoriser le transport en commun dans l'aménagement, c'est de rendre la norme sur les oxydes d'azote assez sévère pour obliger les élus à développer des stratégies.»

Louis Drouin évoque le fait que, lorsqu'il parle à des Européens « qui gèrent la qualité de l'air, ils disent utiliser la poignée réglementaire de la qualité de l'air pour entraîner une réduction du nombre de voitures et une augmentation du transport en commun, surtout dans les régions métropolitaines densément peuplées ».

«Verdir» les stationnements

D'autres politiques peuvent aussi jouer en faveur de la mobilité durable. Coralie Deny, directrice générale de Conseil régional de l'environnement de Montréal, prend en exemples des arrondissements qui se «sont dotés de réglementations obligeant à verdir des stationnements». Elle évoque aussi les endroits où le nombre minimal d'espaces de stationnement imposé aux promoteurs, en proportion du nombre de logements construits, est revu à la baisse.

Puis, il y a toute la question de l'aménagement visant à inciter les citadins à adopter le transport actif. «Pour favoriser des quartiers où les gens vont marcher, il y a la question des services de proximité, l'accessibilité au transport en commun, le verdissement et une sécurisation des tracés, entre autres par des mesures d'apaisement de la circulation», énumère Louis Drouin. Par exemple, dans certains quartiers, des couloirs ont été peints pour rétrécir des rues, ou encore, des arbres ont été plantés pour donner l'impression à l'automobiliste que la voie est plus étroite. Des mesures qui réduisent donc la vitesse des véhicules et du même coup les risques d'accident.

«C'est certain que cela nécessite un financement, admet Coralie Deny. Mais si on combine ces chantiers avec les moments où on doit faire des travaux — quand une municipalité doit creuser pour refaire son réseau d'égout ou d'aqueduc et lorsqu'elle doit refaire toute une rue — c'est le moment de faire des économies d'échelle et d'en profiter pour élargir le trottoir.»

Louis Drouin approuve cette façon de faire. «Lorsqu'on répare nos rues et qu'on fait des travaux majeurs, on a des occasions en or d'y introduire des mesures d'apaisement de la circulation.»

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