Consultations publiques - Citoyens, à vous la parole!
La commission du transport de la CMM tient des audiences du 30 avril au 9 mai prochains
La commission du transport de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) entreprend un processus de consultations publiques sur le financement du transport en commun.
Quelles sources de financement sont à privilégier pour pourvoir au financement adéquat du transport collectif métropolitain? Voilà la grande question à laquelle tenteront de répondre les participants aux consultations publiques de la commission du transport de la CMM. Ces consultations se tiendront du 30 avril au 9 mai.
«Les infrastructures routières nous tombent littéralement sur la tête. Il n'y a pas eu de tragédies dans le réseau de transport en commun, mais cela ne veut pas dire que des investissements ne sont pas nécessaires. De plus, les gens veulent davantage de services. Nous devons être proactifs et nous attaquer à la question du financement du transport en commun dans la région métropolitaine», affirme Paul Larocque, président de la commission du transport de la CMM et maire de la ville de Bois-des-Filion.
Options multiples
Devrait-on privilégier la taxe sur l'essence? L'augmentation du coût des titres de transport? L'instauration d'une taxe sur la masse salariale? Les péages? Paul Larocque s'attend à recevoir toutes sortes de propositions.
«On en revient souvent aux péages, parce que le Québec a une culture du péage, mais c'est un moyen parmi tant d'autres. Je ne dis pas que ce n'est pas un bon moyen, mais je souhaite que nous entendions parler de toutes sortes de moyens. Le défi du financement sera particulièrement important à relever, étant donné que nous sommes en situation de déficit budgétaire. Nous aurons besoin d'imagination», affirme M. Larocque.
L'objectif des consultations publiques est de donner la chance à des gens issus de différents horizons de s'exprimer sur la question.
«On a hâte d'entendre les usagers, les experts par excellence du transport en commun, parce qu'ils l'utilisent matin et soir, affirme M. Larocque. On a aussi hâte d'entendre les automobilistes, les transporteurs de marchandises, les organismes écologistes et les organismes de développement économique, les sociétés de transport, les gouvernements. Le transport en commun est vraiment un enjeu de société, et c'est cette mosaïque de positions qui rendra le processus de consultations si intéressant.»
Un processus convivial
La commission du transport de la CMM tente de faire en sorte que le processus de consultations publiques soit convivial. «Nous n'avons pas été trop formels dans la procédure à suivre pour participer», indique Paul Larocque.
Les gens qui voulaient déposer un mémoire puis le présenter verbalement à la commission lors des consultations publiques pouvaient s'inscrire jusqu'au 30 mars. Les autres qui voudront seulement déposer un mémoire sans aller le présenter verbalement pourront le faire jusqu'au 9 mai.
«Quand on dit "mémoire", j'espère que ça ne fait pas peur aux gens, précise Paul Larocque. Un mémoire, ce n'est pas nécessairement une brique. Ça peut tenir sur une page. Tous les gens qui ont quelque chose à dire à propos du financement du transport en commun sont les bienvenus.»
Les mémoires reçus seront ensuite publiés via le Web.
Des recommandations
Dans un processus de consultations publiques, il faut s'attendre à en entendre des vertes et des pas mûres. «Nous allons faire un ménage dans tout ça, mais je crois que nous arriverons à dégager des tendances lourdes. Aussi, je suis convaincu que certains commentaires tout à fait opportuns nous apporteront des éclairages intéressants», affirme Paul Larocque.
La commission du transport de la CMM a aussi organisé quelques séances d'information avec des experts du transport en commun pour regarder ce qui se fait ailleurs dans le monde en matière de financement du transport en commun.
«Avec toutes ces informations en main, nous réaliserons un rapport assorti de recommandations sur de nouvelles sources de financement pour le transport en commun. Nous remettrons le tout au comité exécutif de la CMM, qui en débattra pour arriver à s'entendre sur une position officielle», explique Paul Larocque.
La CMM devra ensuite défendre publiquement sa position, ainsi que devant le gouvernement. «C'est certain que, pour de nombreuses mesures envisagées, comme des taxes et des péages, c'est le gouvernement du Québec qui devra agir. Nous nous en mêlons quand même parce que la CMM représente 82 municipalités qui ont la responsabilité de planifier et de gérer le transport en commun. C'est certain que nous aimerions mieux ne pas taxer davantage et que le financement arrive miraculeusement. Toutefois, je crois que nous devons agir en bons gestionnaires et nous attaquer au problème en consultant nos concitoyens», affirme M. Larocque.
À Québec de bien entendre
Il est convaincu que le gouvernement du Québec sera attentif aux requêtes de la CMM. «Je suis certain que les élus provinciaux suivront nos travaux avec attention. Toute information qui les aidera à prendre des décisions sera bienvenue, puisqu'ils connaissent l'importance des défis en matière de transport en commun dans la région métropolitaine et l'impact de la mobilité sur l'économie. En même temps, ils comprennent que les gens sont inquiets, puisqu'ils ont déjà un fardeau important sur les épaules. Ils tendront l'oreille.»
Le 30 avril, une consultation publique se tiendra dans la couronne sud de Montréal. Le 1er mai, ce sera dans la couronne nord. Le 2 mai, la consultation se tiendra à Laval, le 8 mai, à Longueuil, et le 9 mai, à Montréal.
***
Collaboratrice du Devoir
Quelles sources de financement sont à privilégier pour pourvoir au financement adéquat du transport collectif métropolitain? Voilà la grande question à laquelle tenteront de répondre les participants aux consultations publiques de la commission du transport de la CMM. Ces consultations se tiendront du 30 avril au 9 mai.
«Les infrastructures routières nous tombent littéralement sur la tête. Il n'y a pas eu de tragédies dans le réseau de transport en commun, mais cela ne veut pas dire que des investissements ne sont pas nécessaires. De plus, les gens veulent davantage de services. Nous devons être proactifs et nous attaquer à la question du financement du transport en commun dans la région métropolitaine», affirme Paul Larocque, président de la commission du transport de la CMM et maire de la ville de Bois-des-Filion.
Options multiples
Devrait-on privilégier la taxe sur l'essence? L'augmentation du coût des titres de transport? L'instauration d'une taxe sur la masse salariale? Les péages? Paul Larocque s'attend à recevoir toutes sortes de propositions.
«On en revient souvent aux péages, parce que le Québec a une culture du péage, mais c'est un moyen parmi tant d'autres. Je ne dis pas que ce n'est pas un bon moyen, mais je souhaite que nous entendions parler de toutes sortes de moyens. Le défi du financement sera particulièrement important à relever, étant donné que nous sommes en situation de déficit budgétaire. Nous aurons besoin d'imagination», affirme M. Larocque.
L'objectif des consultations publiques est de donner la chance à des gens issus de différents horizons de s'exprimer sur la question.
«On a hâte d'entendre les usagers, les experts par excellence du transport en commun, parce qu'ils l'utilisent matin et soir, affirme M. Larocque. On a aussi hâte d'entendre les automobilistes, les transporteurs de marchandises, les organismes écologistes et les organismes de développement économique, les sociétés de transport, les gouvernements. Le transport en commun est vraiment un enjeu de société, et c'est cette mosaïque de positions qui rendra le processus de consultations si intéressant.»
Un processus convivial
La commission du transport de la CMM tente de faire en sorte que le processus de consultations publiques soit convivial. «Nous n'avons pas été trop formels dans la procédure à suivre pour participer», indique Paul Larocque.
Les gens qui voulaient déposer un mémoire puis le présenter verbalement à la commission lors des consultations publiques pouvaient s'inscrire jusqu'au 30 mars. Les autres qui voudront seulement déposer un mémoire sans aller le présenter verbalement pourront le faire jusqu'au 9 mai.
«Quand on dit "mémoire", j'espère que ça ne fait pas peur aux gens, précise Paul Larocque. Un mémoire, ce n'est pas nécessairement une brique. Ça peut tenir sur une page. Tous les gens qui ont quelque chose à dire à propos du financement du transport en commun sont les bienvenus.»
Les mémoires reçus seront ensuite publiés via le Web.
Des recommandations
Dans un processus de consultations publiques, il faut s'attendre à en entendre des vertes et des pas mûres. «Nous allons faire un ménage dans tout ça, mais je crois que nous arriverons à dégager des tendances lourdes. Aussi, je suis convaincu que certains commentaires tout à fait opportuns nous apporteront des éclairages intéressants», affirme Paul Larocque.
La commission du transport de la CMM a aussi organisé quelques séances d'information avec des experts du transport en commun pour regarder ce qui se fait ailleurs dans le monde en matière de financement du transport en commun.
«Avec toutes ces informations en main, nous réaliserons un rapport assorti de recommandations sur de nouvelles sources de financement pour le transport en commun. Nous remettrons le tout au comité exécutif de la CMM, qui en débattra pour arriver à s'entendre sur une position officielle», explique Paul Larocque.
La CMM devra ensuite défendre publiquement sa position, ainsi que devant le gouvernement. «C'est certain que, pour de nombreuses mesures envisagées, comme des taxes et des péages, c'est le gouvernement du Québec qui devra agir. Nous nous en mêlons quand même parce que la CMM représente 82 municipalités qui ont la responsabilité de planifier et de gérer le transport en commun. C'est certain que nous aimerions mieux ne pas taxer davantage et que le financement arrive miraculeusement. Toutefois, je crois que nous devons agir en bons gestionnaires et nous attaquer au problème en consultant nos concitoyens», affirme M. Larocque.
À Québec de bien entendre
Il est convaincu que le gouvernement du Québec sera attentif aux requêtes de la CMM. «Je suis certain que les élus provinciaux suivront nos travaux avec attention. Toute information qui les aidera à prendre des décisions sera bienvenue, puisqu'ils connaissent l'importance des défis en matière de transport en commun dans la région métropolitaine et l'impact de la mobilité sur l'économie. En même temps, ils comprennent que les gens sont inquiets, puisqu'ils ont déjà un fardeau important sur les épaules. Ils tendront l'oreille.»
Le 30 avril, une consultation publique se tiendra dans la couronne sud de Montréal. Le 1er mai, ce sera dans la couronne nord. Le 2 mai, la consultation se tiendra à Laval, le 8 mai, à Longueuil, et le 9 mai, à Montréal.
***
Collaboratrice du Devoir







