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    Ardente militante

    13 mars 2012 |Yves Alavo - Écrivain et poète | Actualités en société
    Dans nos vies, il y a de rares individus qui, à la somme de nos pensées et de nos émotions, sont d'abord des figures particulières qui transcendent nos schèmes, se classent hors de nos références et s'imposent, au-delà des goûts, des options et des partis pris, comme l'incarnation des idéaux qui nous animent et qui donnent un sens ultime à nos destins.

    Madame Madeleine Parent, personnalité exceptionnelle du mouvement syndical et personne connue de la société civile du Québec et du Canada, militante, femme engagée pour la cause des femmes, le soutien aux pauvres et combattante pour la justice sous toutes ses dimensions, actrice de l'égalité pour toutes et pour tous et, enfin, pasionaria de la liberté des consciences et des coeurs, appartient à cette catégorie.

    Nous apprenons avec affliction et beaucoup de tristesse la fin de vie parmi nous de Madeleine Parent. Au cours du dernier tiers du vingtième siècle surtout, pour les citoyens de ma génération, nous l'avons connue, avons eu l'insigne privilège de la rencontrer surtout lors des manifestations populaires. Elle était souvent invitée à dire un mot. Sa présence et sa voix lors de ses adresses nous réconfortaient et, comme par une opération mystérieuse, couvraient d'une auréole de paix et de légitimité toutes nos activités reliées à la lutte pour un monde plus juste.

    Dans notre dynamique sociale, dans nos rapports de réflexion et d'action, dans cette mouvance commune qui donne plus de crédit aux cyniques et encore plus de considération aux franges invertébrées constituées d'un amalgame de girouettes qui s'alignent du côté où soufflent les vents du favoritisme et l'air du temps, Madeleine Parent était un roc assis sur le socle des convictions et de la fidélité aux engagements.

    Cette femme militante ardente, passionnée de justice et d'équité, reste pour toujours un modèle pour notre génération, un sujet de fierté et d'admiration pour les désormais rares témoins de sa génération et, nous le souhaitons, sa mémoire, sa vie, le patrimoine immatériel qu'elle incarne devront être magnifiés et présentés aux générations montantes.

    Récemment, il était question qu'un comité montréalais récolte les propositions des habitants de notre ville pour, au bout du compte, en arriver à décider qu'elles seront les meilleures manières d'honorer la mémoire du sportif légendaire Gary Carter. Aujourd'hui, alors que la Journée internationale des femmes est encore dans la rumeur de la cité, que les Bâtisseuses de la Cité, sous l'égide du Bureau du 375e anniversaire de Montréal 2017, désignaient Monique Savoie, de la SAT, Bâtisseuse 2012, nous rêvons à une forme de Temple de la renommée, Panthéon social de chez nous où, aux côtés de femmes et d'hommes de son calibre, Madeleine Parent aurait la place qui lui revient. Dignité.

    ***

    Yves Alavo - Écrivain et poète
     
     
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