TFO: éducatif d'abord!
TFO, le petit nom de l'Office des télécommunications éducatives de langue française de l'Ontario, a 25 ans. Le groupe média, connu surtout pour sa chaîne télé, veut, par ses émissions et produits, encore et toujours stimuler le fait français en Ontario.
TFO mise sur trois créneaux, rappelle le directeur principal du marketing, Pascal Arseneau. D'abord, le volet jeunesse, issu directement du mandat éducatif octroyé par le ministère de l'Éducation de l'Ontario. «Notre mandat est éducatif d'abord, rappelle M. Arseneau. On a tout un réseau dans les écoles primaires et secondaires de l'Ontario. On a développé notre façon de livrer ce contenu pour enfants de façon amusante et ludique, sans pédagogie lourde. Car c'est un contenu qui doit être sans sexisme, sans racisme, sans violence ni pause publicitaire, et en lien avec des programmes de l'enseignement.»
Du côté du contenu adulte, TFO «cherche plutôt à divertir intelligemment. On veut que nos consommateurs gardent quelque chose, sur un enjeu de société ou un sujet culturel, par exemple. On n'est quand même pas la télé-université!», illustre Pascal Arseneau.
Finalement, le créneau cinéma, qui a pris une ampleur surprenante au fil du temps. «On choisit nos films comme un commissaire d'exposition choisirait ses pièces ou comme on monterait une bibliothèque.» Un tri judicieux, puisque c'est beaucoup grâce à son cinéma que TFO rejoint désormais une part non négligeable des téléspectateurs québécois. «Il y a plus de gens qui regardent notre cinéma au Québec qu'en Ontario. Notre auditoire y est maintenant aussi important, ce qui nous a surpris, puisque ça s'est fait sans efforts de promotion.»
Cette cinémathèque continuera à grossir grâce à des partenariats de contenu avec, entre autres, le Festival international du film sur l'art et le Festival du nouveau cinéma.
TFO est né d'abord comme une branche de TVOntario. «TVOntario, avec sa programmation en anglais, a commencé dans les années 1970 à offrir quelques émissions en français.» En 1987, TFO obtient du CRTC sa propre chaîne, avant de devenir complètement autonome dix ans plus tard. «On est maintenant deux entreprises indépendantes. On se rapporte à un conseil d'administration formé uniquement de Franco-Ontariens, de gens qui représentent donc mieux les intérêts de nos auditoires. Il faut être honnête: la population francophone de l'Ontario est d'à peu près 5 %. Dans les ressources affectées à TFO sous le giron de TVO, on devait se débattre pour obtenir notre part. Maintenant, on a nos propres studios, notre propre salle de montage, nos équipes complètes. L'autonomie s'est traduite par une plus grande liberté d'action.» Mégallô, pour les 9 à 12 ans, Mini TFO, pour les préscolaires, et Ruby, qui s'adresse aux femmes, sont parmi les produits maison de TFO.
Quelques événements tout au long de l'année souligneront le quart de siècle du groupe média, jusqu'à la grande émission spéciale prévue en septembre, pour la rentrée. Que souhaiter à TFO pour les 25 prochaines années? «La sagesse de faire les bons choix, propose Pascal Arseneau. On a bâti avec le temps une certaine notoriété, grâce à nos contenus appréciés par les enfants et par les parents de ces enfants-là. La francophonie — canadienne, ontarienne, québécoise, internationale — est un bassin suffisamment grand pour qu'on sorte de l'esprit de minorité, surtout avec ces nouvelles plateformes, comme le web, qui arrivent de plus en plus et facilitent l'accès à nos contenus.»
TFO mise sur trois créneaux, rappelle le directeur principal du marketing, Pascal Arseneau. D'abord, le volet jeunesse, issu directement du mandat éducatif octroyé par le ministère de l'Éducation de l'Ontario. «Notre mandat est éducatif d'abord, rappelle M. Arseneau. On a tout un réseau dans les écoles primaires et secondaires de l'Ontario. On a développé notre façon de livrer ce contenu pour enfants de façon amusante et ludique, sans pédagogie lourde. Car c'est un contenu qui doit être sans sexisme, sans racisme, sans violence ni pause publicitaire, et en lien avec des programmes de l'enseignement.»
Du côté du contenu adulte, TFO «cherche plutôt à divertir intelligemment. On veut que nos consommateurs gardent quelque chose, sur un enjeu de société ou un sujet culturel, par exemple. On n'est quand même pas la télé-université!», illustre Pascal Arseneau.
Finalement, le créneau cinéma, qui a pris une ampleur surprenante au fil du temps. «On choisit nos films comme un commissaire d'exposition choisirait ses pièces ou comme on monterait une bibliothèque.» Un tri judicieux, puisque c'est beaucoup grâce à son cinéma que TFO rejoint désormais une part non négligeable des téléspectateurs québécois. «Il y a plus de gens qui regardent notre cinéma au Québec qu'en Ontario. Notre auditoire y est maintenant aussi important, ce qui nous a surpris, puisque ça s'est fait sans efforts de promotion.»
Cette cinémathèque continuera à grossir grâce à des partenariats de contenu avec, entre autres, le Festival international du film sur l'art et le Festival du nouveau cinéma.
TFO est né d'abord comme une branche de TVOntario. «TVOntario, avec sa programmation en anglais, a commencé dans les années 1970 à offrir quelques émissions en français.» En 1987, TFO obtient du CRTC sa propre chaîne, avant de devenir complètement autonome dix ans plus tard. «On est maintenant deux entreprises indépendantes. On se rapporte à un conseil d'administration formé uniquement de Franco-Ontariens, de gens qui représentent donc mieux les intérêts de nos auditoires. Il faut être honnête: la population francophone de l'Ontario est d'à peu près 5 %. Dans les ressources affectées à TFO sous le giron de TVO, on devait se débattre pour obtenir notre part. Maintenant, on a nos propres studios, notre propre salle de montage, nos équipes complètes. L'autonomie s'est traduite par une plus grande liberté d'action.» Mégallô, pour les 9 à 12 ans, Mini TFO, pour les préscolaires, et Ruby, qui s'adresse aux femmes, sont parmi les produits maison de TFO.
Quelques événements tout au long de l'année souligneront le quart de siècle du groupe média, jusqu'à la grande émission spéciale prévue en septembre, pour la rentrée. Que souhaiter à TFO pour les 25 prochaines années? «La sagesse de faire les bons choix, propose Pascal Arseneau. On a bâti avec le temps une certaine notoriété, grâce à nos contenus appréciés par les enfants et par les parents de ces enfants-là. La francophonie — canadienne, ontarienne, québécoise, internationale — est un bassin suffisamment grand pour qu'on sorte de l'esprit de minorité, surtout avec ces nouvelles plateformes, comme le web, qui arrivent de plus en plus et facilitent l'accès à nos contenus.»







