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    Chute de béton au Parc olympique - Des travaux au stade Saputo sont possiblement en cause

    Des travaux en cours au stade Saputo pourraient être à l’origine de l’effondrement d’une dalle de béton dans un stationnement du Parc olympique. Les stationnements B1 et B2 demeurent fermés.<br />
    Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Des travaux en cours au stade Saputo pourraient être à l’origine de l’effondrement d’une dalle de béton dans un stationnement du Parc olympique. Les stationnements B1 et B2 demeurent fermés.
    Si les travaux en cours au stade Saputo sont largement évoqués pour expliquer l'affaissement d'une dalle de béton dans un des stationnements du Parc olympique, dimanche à Montréal, les autorités restent prudentes.

    Dans un point de presse, hier matin, la ministre du Tourisme, Nicole Ménard, a indiqué que plusieurs spécialistes de la Régie du bâtiment du Québec et de la Commission de la santé et de la sécurité du travail étaient sur place pour mener une enquête.

    Tout semble toutefois indiquer que l'incident serait lié aux travaux d'agrandissement du stade de soccer où évolue l'Impact de Montréal. En effet, une grande quantité de terre se serait retrouvée sur l'endroit où s'est produit l'affaissement, très peu de temps avant celui-ci. «Ce que j'ai appris, c'est que jeudi, il n'y avait pas de terre. On est en train de regarder ce qui s'est passé», a dit la ministre Ménard.

    David Heurtel, président-directeur général de la Régie des installations olympiques, a pour sa part indiqué que des équipes s'affairaient à enlever la terre accumulée au-dessus de la zone d'affaissement pour alléger le poids sur la structure du stationnement.

    Selon les informations communiquées par M. Heurtel, la dalle de béton s'est affaissée dans un angle de 45 degrés et repose sur une autre dalle, dont on ignore l'état pour le moment.

    Toutefois, tant M. Heurtel que Mme Ménard ont plusieurs fois précisé que les conclusions actuelles n'étaient que préliminaires. L'ampleur des dégâts et la cause de l'affaissement ne pourront être déterminées que lorsque la terre sera retirée, la zone sécurisée et les enquêtes terminées. «On est encore en train de bien déterminer l'ensemble des ramifications de ce qui s'est passé, a expliqué M. Heurtel. On doit commencer par le commencement, c'est-à-dire retirer la terre. Ensuite, ça va nous permettre de voir l'étendue des dommages causés et avec ça, par la suite, on pourra prendre d'autres mesures correctives.»

    La direction de Saputo, propriétaire de l'Impact de Montréal, a aussi tenu un point de presse hier pour commenter l'événement. Richard Legendre, vice-président directeur de l'Impact, a précisé que Saputo collaborait à l'enquête visant à déterminer les causes de l'affaissement. Il a dit ignorer pourquoi de la terre s'est retrouvée sur le stationnement, l'enquête n'étant qu'à ses débuts. L'entrepreneur chargé des travaux, l'entreprise Broccolini, n'a pas rappelé La Presse canadienne.

    De passage à Toronto, le premier ministre Jean Charest n'a pas voulu trop s'avancer non plus. «Les gens font une évaluation de la situation pour déterminer la cause. C'est le plus urgent, déterminer ce qui est arrivé. Aussitôt que nous aurons cette information, on sera mieux placé pour pouvoir agir», a-t-il dit.

    La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a quant à elle souhaité que le gouvernement fasse preuve de transparence dans ce dossier. «Je crois que le gouvernement doit agir très rapidement, pour faire une analyse de la situation, aller chercher les expertises qu'il faut auprès des ingénieurs, auprès de la Régie», a lancé Mme Marois.

    Les autorités ont toutes tenté de se faire rassurantes sur la sécurité des installations olympiques. Le Stade olympique se trouve à quelques centaines de mètres du stationnement où s'est produit l'incident, au coin nord-est du quadrilatère olympique. Il n'y a donc pas de danger, selon M. Heurtel, pour les usagers du Stade, du centre sportif, du Biodôme, du cinéma, notamment.

    Le match d'ouverture de la première saison de l'Impact dans la MLS, prévu pour le 17 mars au Stade olympique, n'est pas compromis.
     
     
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