Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • fermer

    Connexion au Devoir.com

    Mot de passe oublié?
    Abonnez-vous!

    Université féministe d'été - Les cinq jours féministes de Laval

    «Les jeunes vont très rapidement reprendre le flambeau»

    Marie-Pier Girard, Hannatou Ousmane, Myriam Ariey-Jouglard et Codou Bop, conférencières, ainsi que Richard Marcoux, président de la séance consacrée au travail de jeunes femmes du Sud, à l’Université féministe d’été en 2011<br />
    Photo: Isabelle Auclair Marie-Pier Girard, Hannatou Ousmane, Myriam Ariey-Jouglard et Codou Bop, conférencières, ainsi que Richard Marcoux, président de la séance consacrée au travail de jeunes femmes du Sud, à l’Université féministe d’été en 2011
    L'Université féministe d'été se tiendra à l'Université Laval, du 20 au 25 mai prochain, et sera axée sur le thème suivant: «Féminisme et changement social; enjeux et défis pour la recherche et l'action féministes».

    «Bien que des progrès indéniables aient été accomplis grâce au mouvement féministe, il faut beaucoup de naïveté ou d'ignorance pour s'imaginer que l'égalité dans les rapports entre les sexes est "déjà là", où que ce soit dans le monde présentement. Le changement social n'est jamais une simple évolution positive, linéaire, prévisible; il comporte des contradictions, des paradoxes et parfois carrément des reculs, car il est l'objet de résistances et de luttes de pouvoir», lit-on dans la documentation officielle de l'événement.

    Un message met donc la table pour cette grand-messe à caractère multidisciplinaire portant sur les enjeux actuels du féminisme d'ici et d'ailleurs.

    Plus d'une centaine de personnes sont attendues au pavillon Charles-De-Koninck. «C'est un colloque interdisciplinaire et intergénérationnel. La formule que nous proposons chaque année permet aux gens de se réunir autour d'un thème. On donne une tribune à des gens qui sont considérés comme des spécialistes pour traiter de différents sujets. Et, cette année, dans le cadre du thème que nous proposons, on va essayer de dresser un peu un état des lieux sur certaines questions, avec [à la clé] une perspective historique», raconte Huguette Dagenais, responsable de l'Université féministe d'été et professeure émérite associée au Département d'anthropologie de l'Université Laval.

    Programme

    Parmi les conférences et les sujets qui feront l'objet de débats et de réflexions au cours de cette semaine-là, on note que, le lundi 21 mai, le thème portera sur les défis conceptuels des nouveaux champs d'analyse et d'action, en compagnie de Danielle Juteau, sociologue à l'Université de Montréal, et de Louise Langevin, de la Faculté de droit de l'Université Laval.

    Le lendemain, la famille et le travail ponctueront les réflexions et les échanges par l'entremise des sociologues Francine Descarries, de l'UQAM, et Yanick Noiseux, de l'Université de Montréal. Il sera question plus précisément de «Libéralisation et conditions de travail des femmes: un portrait d'ensemble». Claire Lapointe, spécialiste en éducation, de Laval, traitera de son côté de «La réussite comparée des filles et des garçons dans le monde: mythes et réalités». Sur le plan sociologique, cette communication constitue une démystification nécessaire du discours dominant, centré sur l'échec ou le décrochage scolaires des garçons.

    Le mercredi 23, on parlera de l'antiféminisme et du masculinisme. Et, en soirée, la conférence publique fera sûrement recette avec un thème qui traitera de l'antiféminisme et de la vague conservatrice: quels enjeux en France et au Québec? Cette soirée sera animée par Anne-Marie Devreux, de Cultures et sociétés urbaines au CNRS à Paris, et Diane Lamoureux, de la Faculté de science politique de Laval.

    De plus, la table ronde portant sur le rôle qu'ont joué les femmes lors du Printemps arabe attirera sûrement les foules jeudi. «On va se pencher sur cette question importante, précise Huguette Dagenais. Les femmes ont joué un rôle au sein du Printemps arabe, mais on aimerait que ce soit dit plus clairement.» Plus tard en soirée, on soulignera le 25e anniversaire de la revue Recherches féministes, qui est la seule revue scientifique francophone consacrée à la recherche féministe au Canada.

    Et la conférence intitulée «Quel projet féministe de société en ces temps conservateurs?» fermera la marche le lendemain, en compagnie d'Alexa Conradi, présidente de Fédération des femmes du Québec. Voilà entre autres ce que les organisateurs ont concocté en collaboration avec la revue Recherches féministes, la Chaire Claire-Bonenfant, la Fédération des femmes du Québec et le Réseau québécois en études féministes.

    La relève

    Questionnée pour savoir si les jeunes femmes d'aujourd'hui se reconnaissent dans le mouvement féministe, Huguette Dagenais en est convaincue. D'autant plus qu'elle croit que ces jeunes femmes poursuivront le combat qui a pris naissance il y a plus de 40 ans.

    L'un des sujets brûlants est le retour du débat sur le droit à l'avortement, ramené récemment sur le tapis par les conservateurs de Stephen Harper. «On pensait au Québec que c'est un droit pour les femmes que d'avoir le contrôle de leur propre corps. Tout le monde le reconnaît. Mais voilà qu'il y a un changement politique au Canada qui nous ramène loin [en arrière]. Les jeunes femmes vont avoir à refaire le combat, car elles sont en âge de procréer, d'autant que le droit qu'elles ont de disposer de leur corps [comme elles l'entendent] pourrait être remis en question. Les jeunes vont très rapidement reprendre le flambeau, j'en suis absolument persuadée», conclut-elle. On aura aussi compris qu'il en sera question lors de cet événement.

    D'ici au rendez-vous de mai, l'Université féministe d'été a toutefois matière à célébration: l'entreprise n'a-t-elle point été mise en nomination pour le prix Égalité 2012 du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, dans la catégorie «Modèles et comportements égalitaires»?

    ***

    Collaborateur du Devoir
     
     
    Édition abonné
    La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
     
     












    CAPTCHA Image Générer un nouveau code

    Envoyer
    Fermer
    Blogues

    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel