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Femmes autochtones du Québec - Un livret d'information pour contrer la violence

Alors que Femmes autochtones du Québec lançait hier un livret d'information pour prévenir la violence conjugale et familiale en milieu autochtone, le gouvernement fédéral a sabré depuis peu les ressources qui permettent la réalisation de tels outils.

Le Québec compte onze maisons d'hébergement autochtones depuis 2004. Celles-ci se réunissaient jusqu'à présent en réseau pour développer des ressources communes, entre autres grâce à l'argent du fédéral.

Spécifiquement adapté à la condition autochtone, le livret mentionne que le bien-être des femmes passe aussi par celui de leurs enfants, de leur couple, de leur famille et de leur collectivité. Parmi les difficultés propres aux communautés, le livret relève à plusieurs reprises l'héritage des pensionnats. «Selon les intervenantes, la plaie est loin d'être guérie, elle est encore bien ouverte. Les intervenantes sont régulièrement confrontées dans leur travail aux conséquences du manque d'habiletés parentales dont ont hérité les enfants des pensionnats victimes d'abus émotionnels, physiques et sexuels», écrit-on.

Selon les auteurs du livret, la Loi sur la protection de la jeunesse est par ailleurs très mal adaptée à la réalité autochtone, et elle a d'ailleurs des effets néfastes. Le temps accordé aux parents pour se remettre sur pied après le placement de leur enfant a été réduit, et les ressources sont insuffisantes pour aider ces parents.

Sans omettre de citer les problèmes de pauvreté, qui représentent une forme de violence économique, ainsi que la pénurie de logements, les intervenantes du réseau insistent aussi pour que les hommes puissent également profiter des ressources d'aide pour contrer la violence.

Rappelons que la violence conjugale et familiale est un problème criant dans les communautés autochtones, et qu'on considère qu'une femme autochtone est cinq fois plus à risque que les autres femmes canadiennes de mourir d'une mort violente.
 
 
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