dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 18h19
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Femmes autochtones du Québec - Un livret d'information pour contrer la violence

Alors que Femmes autochtones du Québec lançait hier un livret d'information pour prévenir la violence conjugale et familiale en milieu autochtone, le gouvernement fédéral a sabré depuis peu les ressources qui permettent la réalisation de tels outils.

Le Québec compte onze maisons d'hébergement autochtones depuis 2004. Celles-ci se réunissaient jusqu'à présent en réseau pour développer des ressources communes, entre autres grâce à l'argent du fédéral.

Spécifiquement adapté à la condition autochtone, le livret mentionne que le bien-être des femmes passe aussi par celui de leurs enfants, de leur couple, de leur famille et de leur collectivité. Parmi les difficultés propres aux communautés, le livret relève à plusieurs reprises l'héritage des pensionnats. «Selon les intervenantes, la plaie est loin d'être guérie, elle est encore bien ouverte. Les intervenantes sont régulièrement confrontées dans leur travail aux conséquences du manque d'habiletés parentales dont ont hérité les enfants des pensionnats victimes d'abus émotionnels, physiques et sexuels», écrit-on.

Selon les auteurs du livret, la Loi sur la protection de la jeunesse est par ailleurs très mal adaptée à la réalité autochtone, et elle a d'ailleurs des effets néfastes. Le temps accordé aux parents pour se remettre sur pied après le placement de leur enfant a été réduit, et les ressources sont insuffisantes pour aider ces parents.

Sans omettre de citer les problèmes de pauvreté, qui représentent une forme de violence économique, ainsi que la pénurie de logements, les intervenantes du réseau insistent aussi pour que les hommes puissent également profiter des ressources d'aide pour contrer la violence.

Rappelons que la violence conjugale et familiale est un problème criant dans les communautés autochtones, et qu'on considère qu'une femme autochtone est cinq fois plus à risque que les autres femmes canadiennes de mourir d'une mort violente.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Tangomec - Inscrit
    23 février 2012 07 h 35
    Besoin réel et féminisme
    Il y a des besoins réels chez les communautés autochtones mais quand je lis que "les problèmes de pauvreté représentent une forme de violence économique" je décroche car je retrouve le discours féministe à la mode et utile pour soutirer de l'argent.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • André Michaud - Inscrit
    23 février 2012 10 h 00
    Briser l'isolation
    Les communautés éloignées des villes, ont plus de ces problèmes à cause , entre autre, de l'isolation..

    Il y a sûrement moins de ce type de problème à Wendake, où la communauté n'est pas isolée mais mélangée avec les citoyens de Québec.

    De plus les policiers ont peur d'aller sur une réserve pour défendre des femmes..
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre Rousseau - Inscrit
    23 février 2012 11 h 19
    N'importe quoi!
    Féminisme et isolation sont les principaux problèmes selon certains! Quel aveuglement! Le problème est bien réel et si on lit bien l'article, on constate que les fonds fédéraux pour réaliser un tel guide ont été réduits... La pauvreté est un fait, le manque d'emplois aussi et l'isolation est un problème, pas parce que plusieurs collectivités autochtones sont loin des grands centres mais bien parce que ces collectivités ne peuvent en aucune façon profiter des ressources naturelles qui les entourent et qui sont concédées à des multinationales ou demeurent sous la responsabilité des provinces ou du fédéral.

    Les pensionnats sont effectivement la cause de bien des difficultés parentales de ceux qui ont été dans ces pensionnats ET de leurs enfants de première génération, ces derniers ayant été élevés dans des familles non-fonctionnelles et où la violence régnait souvent. La prévention vaut bien plus que la punition et l'approche de l'administration Harper va créer encore plus de problèmes. On coupe dans les budgets de prévention, comme dans ce cas-ci, mais on met toutes nos ressources dans des prisons... Alors la violence familiale risque de continuer et même d'augmenter car on ne réhabilite pas quelqu'un qui abuse les membres de sa famille par l'emprisonnement mais bien par des mesures de réhabilitation - ces dernières ont bien plus de chance de prévenir la récidive que la prison et cela est démontré par plusieurs études.

    Je dis bravo aux Femmes autochtones du Québec pour cette initiative qui a bien plus de chances d'aider les familles que les politiques idéologiques du gouvernement Harper.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
3 réactions
2 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012