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Des milliers de travailleuses de CPE prennent la rue

Une autre journée de grève est possible dès la semaine prochaine si les négociations piétinent

Des milliers d’employées de CPE ont débrayé hier pour accentuer le pression sur le gouvernement Charest devant la lenteur des négociations.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Des milliers d’employées de CPE ont débrayé hier pour accentuer le pression sur le gouvernement Charest devant la lenteur des négociations.
Environ 5000 travailleuses de centres de la petite enfance (CPE) d'un peu partout au Québec ont manifesté hier à Montréal devant les bureaux de la ministre de la Famille pour l'inviter à refaire ses devoirs.

Elles font partie des 8500 éducatrices affiliées à la CSN qui ont mené une journée de grève hier pour manifester leur insatisfaction devant les offres du gouvernement, deux ans après le début des négociations pour arriver à de nouvelles conventions collectives pour 360 CPE. Près de 20 000 familles ont été touchées par cette grève.

Rue Sainte-Catherine, où le cortège a défilé jusqu'à destination avec de gros ballons colorés, on entendait chanter: «On avance! On avance! On ne recule pas!»

«On ne veut surtout pas perdre ce qu'on a acquis», a expliqué une éducatrice de Brossard, Carmen Julien. La centrale syndicale tente en effet d'obtenir des conditions de travail plancher pour les éducatrices et souhaite que celles qui ont obtenu de meilleures conditions ne les perdent pas.

Selon la CSN, 15 % des travailleuses de CPE sont sous le seuil plancher visé et 85 % l'ont déjà atteint. La centrale syndicale assure que la valeur de ces demandes ne représente que 1,1 % de la masse salariale.

Les éducatrices interrogées étaient en colère contre la ministre, qui a dit en entrevue dans les médias que les éducatrices voulaient obtenir jusqu'à sept ou huit semaines de vacances par année. Seuls deux CPE souhaitent atteindre les sept semaines. «Nous, on en demande une sixième au bout de 25 ans d'ancienneté, raconte Mélanie Blanchard, éducatrice de Pincourt, entourée de ses collègues lors de la marche. On est loin des huit semaines, ç'a été exagéré.»

La ministre de la Famille, Yolande James, s'est dite persuadée que les deux parties arriveront à une entente sous peu. Mais la capacité de payer des contribuables a ses limites, a-t-elle souligné. «Il faut faire preuve de réalisme.» Elle juge que les négociations avancent bien. «Si on arrive à s'entendre sur les grandes orientations, j'ai confiance qu'on va pouvoir s'entendre», a ajouté la ministre James.

La manifestation, bruyante, s'est déroulée dans une ambiance festive. «On lui a montré qu'on se tenait et qu'on n'allait pas se laisser faire, a expliqué la représentante du secteur des CPE à la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN, Louise Labrie, à la fin de la manifestation. Nous, on n'a plus de travaux à faire de notre côté. La balle est dans leur camp.»

Selon les éducatrices rencontrées hier, les parents ne se sont pas trop plaints au sujet de la journée de débrayage. «Ils sont solidaires avec nous, a dit Mélanie Blanchard. On les a prévenus trois semaines à l'avance. On ne fait pas ce travail-là pour l'argent, les parents le savent, mais on veut obtenir un minimum de conditions de travail.»

Les travailleuses de CPE promettent de débrayer de nouveau la semaine prochaine si les négociations n'avancent pas assez vite.

***

Avec La Presse canadienne
 
 
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  • arick - Inscrit
    11 février 2012 11 h 50
    Surpris, pas du tout...
    Prédiction depuis son accréditation, maintenent, on vous a par les boulles!
    Dans la rue, le wer’ment fourmille…
    En otage on connait....
    On est syndiqué, on le justifie (cotisations) et on le fait savoir (turbulence), etc.
    Le secteur public favorisé par la générosité du wouer'ment, nos taxes, = dette faramineuse et incontrôlable, les élections s'en viennent le vote. Vous saisissez!
    Les centrales pleines $$$$ comme des boudins et corrompus à l'os. Le travailleur pas de ¨job¨ (on coupe). CPE vont goûter à la médecine et les parents ïtou¨.
    Juste pour jaser, « les troubles des parents vs les garderies commencent…» d'aplomb.
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