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CPE: Québec juge les demandes exagérées

La ministre Yolande James juge démesuré le recours à une journée de grève aujourd’hui.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
La ministre Yolande James juge démesuré le recours à une journée de grève aujourd’hui.
«On s'apprête à déclencher une grève où des familles du Québec vont être touchées pour sept, huit semaines de vacances», affirme la ministre JamesLes négociations entre la ministre de la Famille et les travailleuses en garderie se sont transformées en véritable foire d'empoigne, hier, alors que les deux parties s'accusaient ouvertement de mauvaise foi. La tension est montée d'un cran à la veille d'une grève d'une journée des 8500 travailleuses en garderie affiliées à la CSN.

Haussant le ton, Yolande James a avancé que les travailleuses en garderie réclamaient de sept à huit semaines de vacances payées par année, ce qui est nettement exagéré, selon elle.

«C'est complètement faux», a rétorqué le vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS), Jeff Begley. Seuls deux centres de la petite enfance (CPE) sur les 360 actuellement en négociation prévoient la possibilité d'atteindre sept semaines de vacances dans leur convention collective, a de son côté soutenu le porte-parole de la CSN, François L'Écuyer.

Il a ajouté que la CSN demande plutôt quatre, cinq et six semaines de vacances payées pour les employées qui ont respectivement cumulé 5, 10 et 15 années de service. Il s'agirait toutefois d'un plancher à partir duquel le syndicat local de chaque CPE pourrait négocier.

En point de presse, en marge d'un caucus des députés libéraux tenu à Victoriaville, la ministre Yolande James est sortie de sa réserve habituelle pour faire valoir que les demandes de congés et de vacances, mais également de hausses salariales des travailleuses n'étaient pas acceptables.

«Je veux bien, le gouvernement veut bien reconnaître l'importance du rôle des éducatrices et préserver le réseau de services de garde, mais il y a une limite à la capacité de payer des contribuables», a dit Mme James, sur un ton excédé.

De plus, elle juge le moyen de pression utilisé démesuré. «Je trouve cela déraisonnable de dire que demain [aujourd'hui] on s'apprête à déclencher une grève où des familles du Québec vont être touchées pour sept, huit semaines de vacances», a-t-elle dit.

Selon elle, la position du gouvernement consiste à s'aligner sur les offres offertes aux employés du secteur public, soit un maximum de cinq semaines de vacances et une augmentation salariale de 6 % sur cinq ans. La CSN réclame de son côté 11,25 % sur trois ans.

À moins d'un revirement de dernière heure, ce sont donc quelque 8500 travailleuses qui ne seront pas au travail aujourd'hui, et la CSN estime que plus de 20 000 familles devront trouver une autre solution pour faire garder leurs enfants.

***

D'après La Presse canadienne
 
 
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  • Dmarquis - Abonné
    10 février 2012 06 h 13
    L'autre solution : démantèlement et libre choix
    L'alternative aux cpe-csn repose peut-être dans le libre choix : déduction fiscale basée sur le salaire du couple, rôle de l'état limité aux normes et privatisation des services ou coopératives de travail. Plus de garderies à 7$, moins de fonctionnaire et exit la csn ... On choisit comme parent le cpe qui convient a nos valeurs, a nos heures de travail et on est à l'abri des grèves sauvages ...
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    10 février 2012 08 h 01
    C'est quoi les priorités de la population ?
    «Je veux bien, le gouvernement veut bien reconnaître l'importance du rôle des éducatrices et préserver le réseau de services de garde, mais il y a une limite à la capacité de payer des contribuables» dit Mme James.

    Les contribuables dépensent cent fois plus pour le hockey et les arénas ainsi que pour la bière et les cigarettes. Et ils dépensent mille fois plus pour les soldats et leurs engins de guerre.

    Alors lâchez-nous avec la capacité de payer des contribuables. Si le gouvernement ne veut pas payer, ce n'est pas à cause du manque de capacité de payer ou de volonté des contribuables, c'est à cause de l'idéologie corporative néolibérale des gens qui détiennent le pouvoir actuellement.

    Avec les mêmes contribuables et les mêmes conditions économiques, si nous avions des gens responsables au pouvoir, les travailleurs auraient de meilleures conditions de travail, l'environnement serait mieux protégé et la vie serait plus agréable.

    Mais ce n'est malheureusement pas le cas.

    Serge Grenier
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  • Cover3 - Inscrit
    10 février 2012 08 h 41
    @Sanzalure
    Est-ce que le canadien envoie un huissier chez vous si vous refusez de boire, fumer ou aller voir le CH? et ou est ce paradis néolibéral dont vous parlez tant? Votre ligne de pensée est vieille comme la terre par contre, ''le peuple voudra payer quand le chevalier a cheval blanc prendra les reines'', est-ce que l'extrèeme gauche continue a perdre son temps avec une telle rhétorique fatiguée?
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  • Jean_Yves - Abonné
    10 février 2012 08 h 41
    L'augmentation pour la fonction publique est plus que 6% sur 5 ans.
    Ce 6% c'est un minimum auquel s'ajoute une augmentation en fonction de la croissance. Ce matin on vient d'annoncer que le niveau de croissance de la dernière année ajoute 1/2% de plus aux salaires. En fait cette limite planchée de 6% ne tient qu'en cas de très faible croissance. Ce principe de lier l'augmentation des salaires a la croissance fait du sens mais il comporte un défaut de taille, plus le gouvernement gonfle ses dépenses et plus les salaires de la fonction publique augmentent sous prétexte de bonne performance économique. On a donc toute une incitation a gonflé la dette publique.
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  • BROMONTOIS - Inscrit
    10 février 2012 09 h 27
    C'est vraiment exagéré ...
    "Voyons donc ça avance et la grève est de trop ." Ça fait seulement deux ans que ces gens comblent l'augmentation du coût de la vie en choisissant où couper dans leur budget . Non mais faut bien être déconnecté de la vérité , être ministre avec tous les avantages que cela comporte pour s'exprimer ainsi .
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  • Carole Dionne - Inscrite
    10 février 2012 09 h 37
    Il faut démantelez ce système
    Quand on essaie quelque chose et que cela ne fonctionne pas comme on l'aurait pensé, il faut avoir le courage de se tourner vers un autre système. Marois ne le fera jamais car c'est elle qui l'a créé. Charest? HUM, pas trop de couilles ce monsieur là.


    Mais cela va prendre quelqu'un pour remettre le Québec sur les bonnes rails. C'est beau de donner aux étudiants, aux garderies, aux docteurs, aux fonctionnaires, aux, aux etc mais à toutes les fois, on doit emprunter et le clou de la dette s'enfonce comme en Grèce. Est-ce que les québécois veulent cela? Je ne crois pas.

    Donc regardons le problème franchement: le système de gardiennage de l'état ne fonctionne pas. Il faut donc le changer.
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  • Michel Leclaire - Abonné
    10 février 2012 10 h 22
    @ M. Serge Grenier
    Je lis tous les commentaires des articles qui m'intéressent et je dois vous dire que je suis très souvent en accord avec ce que vous écrivez.

    Michel Leclaire, B.A. ès économie, LL.L.
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  • Pierrette L. Ste Marie - Abonné
    10 février 2012 10 h 51
    Plus rentable pour des élections?
    Jean Charest annonce une augmentation des salaires des fonctionnaires provinciaux . Beau cadeau!

    Pour la ministre, les travailleurs des CPE exagèrent.
    Lequel est le plus rentable politiquement?
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  • jobin - Inscrit
    10 février 2012 11 h 26
    argent
    Il y a toujours de l'argent pour entretenir la corruption,en gardé un peut pour éduqué les enfants serais une bonne chose.
    GILLES TEASDALE
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