Tragédie routière en Ontario - Erreur humaine
La tragédie routière qui a fait 11 morts lundi à Hamstead, dans le sud-ouest de l'Ontario, aurait été causée par une erreur de conduite, selon le service de police provincial de l'Ontario (OPP). Le conducteur de la fourgonnette, un homme de 45 ans qui a été tué dans l'accident, aurait omis de faire son arrêt obligatoire et de céder le passage au camion-plateforme qui s'approchait de l'intersection, a indiqué hier le surintendant de police en chef, John Cain.
Outre le chauffeur, dix travailleurs originaires du Pérou ont perdu la vie à la suite de cet accident. Seuls trois passagers de la fourgonnette ont survécu, mais deux d'entre eux se trouvent toujours à l'hôpital dans un état jugé critique.
Des véhicules dangereux
Le véhicule dans lequel se trouvaient les travailleurs péruviens pouvait accueillir jusqu'à 15 passagers. En Ontario, un permis particulier — de classe F — est nécessaire pour conduire les véhicules pouvant transporter plus de 11 passagers, permis que le conducteur de la fourgonnette ne possédait pas.
Bien que le type de véhicule ne semble pas directement en cause dans la tragédie de Hamstead, plusieurs voix se sont élevées ces derniers jours pour rappeler les risques inhérents à la conduite de ces fourgonnettes de 15 passagers.
Mères de deux garçons morts en janvier 2008 à Bathurst, au Nouveau-Brunswick, dans un accident impliquant ce type de véhicule, Isabelle Hains et Ana Acevedo cherchent à mettre en garde la population contre les dangers que représentent ces fourgonnettes. «La terrible tragédie qui est survenue en Ontario est une preuve supplémentaire que les fourgonnettes de 15 passagers sont très dangereuses [deathtraps] et ne devraient pas être utilisées pour le transport d'êtres humains. Ces fourgonnettes n'offrent aucune protection aux passagers, parce qu'elles ne sont pas conçues pour transporter des personnes», ont-elles souligné sur leur site Internet (blog.vanangels.ca) en réaction à l'accident de lundi.
À la suite de la tragédie routière de Bathurst, une enquête publique avait recommandé que les fourgonnettes de 15 passagers soient interdites pour le transport d'écoliers au Canada. Seuls le Québec, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick ont suivi cette recommandation et interdit l'utilisation de ces véhicules pour le transport scolaire, comme elle l'est aussi déjà dans 43 États américains.
***
Avec La Presse canadienne
Outre le chauffeur, dix travailleurs originaires du Pérou ont perdu la vie à la suite de cet accident. Seuls trois passagers de la fourgonnette ont survécu, mais deux d'entre eux se trouvent toujours à l'hôpital dans un état jugé critique.
Des véhicules dangereux
Le véhicule dans lequel se trouvaient les travailleurs péruviens pouvait accueillir jusqu'à 15 passagers. En Ontario, un permis particulier — de classe F — est nécessaire pour conduire les véhicules pouvant transporter plus de 11 passagers, permis que le conducteur de la fourgonnette ne possédait pas.
Bien que le type de véhicule ne semble pas directement en cause dans la tragédie de Hamstead, plusieurs voix se sont élevées ces derniers jours pour rappeler les risques inhérents à la conduite de ces fourgonnettes de 15 passagers.
Mères de deux garçons morts en janvier 2008 à Bathurst, au Nouveau-Brunswick, dans un accident impliquant ce type de véhicule, Isabelle Hains et Ana Acevedo cherchent à mettre en garde la population contre les dangers que représentent ces fourgonnettes. «La terrible tragédie qui est survenue en Ontario est une preuve supplémentaire que les fourgonnettes de 15 passagers sont très dangereuses [deathtraps] et ne devraient pas être utilisées pour le transport d'êtres humains. Ces fourgonnettes n'offrent aucune protection aux passagers, parce qu'elles ne sont pas conçues pour transporter des personnes», ont-elles souligné sur leur site Internet (blog.vanangels.ca) en réaction à l'accident de lundi.
À la suite de la tragédie routière de Bathurst, une enquête publique avait recommandé que les fourgonnettes de 15 passagers soient interdites pour le transport d'écoliers au Canada. Seuls le Québec, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick ont suivi cette recommandation et interdit l'utilisation de ces véhicules pour le transport scolaire, comme elle l'est aussi déjà dans 43 États américains.
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Avec La Presse canadienne
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