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Recensement: l’Ouest est désormais plus populeux que le Québec et l’Atlantique

82 % des Canadiens vivent en ville

Comptant désormais 7 903 001 âmes, le Québec n’abrite plus que 23,6 % de la population canadienne.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Comptant désormais 7 903 001 âmes, le Québec n’abrite plus que 23,6 % de la population canadienne.
Ottawa — Pour la toute première fois de l’histoire du Canada, plus de gens vivent dans l’Ouest du pays que dans les provinces de l’Atlantique et du Québec réunies, un glissement du centre démographique qui pourrait être lourd de répercussions.

Les données du dernier recensement publiées mercredi par Statistique Canada démontrent que l’Est du pays perd des plumes par rapport aux Prairies et à la Colombie-Britannique, qui sont pour leur part en plein essor.
 
Des 33 476 688 personnes qui vivaient au Canada en date du 10 mai 2011, 30,7 % habitaient dans l’une des quatre provinces de l’Ouest, soit 0,1 % de plus que celles résidant dans l’Est.
 
Le Québec, qui connaît malgré tout une croissance de 4,7 %, voit son poids relatif s’éroder un peu plus à chaque recensement. Comptant désormais 7 903 001 âmes, il n’abrite plus que 23,6 % de la population canadienne. Il y a 60 ans, les Québécois représentaient pas moins de 28,9 % des Canadiens.
 
Cet état de fait n’est pas sans conséquences, puisque le nombre de sièges que compte chaque province à la Chambre des communes, de même que les montants des transferts fédéraux, prennent en ligne de compte la population.
 
Bilan migratoire négatif

Un bon niveau d’immigration, une hausse du nombre de résidents non permanents ainsi qu’une fécondité plus élevée a permis au Québec de garnir un peu ses rangs. Cette augmentation a cependant été contrecarrée par son bilan migratoire interprovincial négatif — les Québécois quittant la province pour tenter leur chance dans une autre région du Canada étant nombreux.
 
«C’est vrai que la migration interprovinciale est souvent reliée à des phénomènes économiques. On sait par exemple que l’économie albertaine, et plus récemment l’économie de la Saskatchewan axée sur les ressources naturelles qui sont très en demande, ça peut attirer des travailleurs», a expliqué l’analyste de Statistique Canada, Laurent Martel.
 
La chute du poids relatif du Québec n’est pas une nouveauté: cette tendance se dessine depuis déjà 60 ans. En 1951, seulement quatre points de pourcentage séparaient la population du Québec de celle de l’Ontario, un écart qui s’élève aujourd’hui à 15 %.
 
«On a vu une lente décroissance de la proportion que représente le Québec dans l’ensemble canadien [...]. Il y a des tendances qui sont lourdes, et le recensement de 2011 en quelque sorte confirme la poursuite de ces tendances-là», a noté Martel.
 
Accélération de la croissance

De façon générale, de plus en plus de gens habitent le Canada. Entre 2006 et 2011, la croissance démographique du pays s’est accélérée pour s’établir à 5,9 % par rapport à 5,4 % lors de la période précédente.
 
Il s’agit de la hausse démographique la plus importante des pays du G8. Statistique Canada estime qu’environ le deux tiers de cette hausse est attribuable à l’immigration, l’autre portion étant liée à l’accroissement naturel par les naissances. À l’inverse, des pays comme les États-Unis et la France, qui ont un taux de fécondité élevé, comptent sur le fort nombre de grossesses pour accroître sa population.
 
La riche Alberta, gorgée de pétrole et de gaz, est la province qui a enregistré la plus forte croissance démographique avec 10,8 % d’augmentation.Elle est suivie par la Colombie-Britannique (7 %) et la Saskatchewan (6,7 %). Du côté des territoires, c’est le Yukon qui a fait la meilleure figure, avec une hausse de 11,7 % de ses habitants.
 
L’Ontario reste la province la plus populeuse du pays, mais elle a vu son rythme de croissance ralentir quelque peu, passant de 6,6 % observée en 2006 à 5,7 % en 2011. Les provinces de l’Atlantique voient elles aussi leur population croître, mais à un rythme inférieur à la moyenne nationale.
 
En marge du portrait de la population qu’elle a brossé, Statistique Canada prévient qu’avec le vieillissement de la population et le fort nombre de décès, la croissance démographique naturelle risque bien de continuer sa descente. D’ici une vingtaine d’année, l’accroissement de la population pourrait approcher zéro, à moins que le pays se dote d’une politique d’immigration soutenue ou encore que les Canadiens se mettent à faire bien plus de bébés.

Urbains avant tout

Les Canadiens sont avant tout urbains: environ 82 % d’entre eux vivent en ville et une forte majorité d’entre eux préfèrent les grandes régions métropolitaines.
 
Le nombre de personnes habitant les régions rurales ne décroît pas à proprement parler, alors qu’environ 6,3 millions de Canadiens vivent dans des régions à faible densité comptant moins de 1000 habitants, un chiffre qui demeure à peu près stable depuis les années 1990.
 
Mais la campagne ne fait tout simplement pas le poids devant la ville. En effet, les immigrants — qui comptent pour les deux tiers de l’accroissement démographique du pays — s’établissent d’abord et avant tout en région urbaine.
 
En 2011, 69,1 % des Canadiens vivaient dans l’une des 33 régions urbaines comptant plus de 100 000 habitants, avec un noyau fort, soit 1 % de plus que lors du recensement précédent, en 2006. La croissance est bien plus rapide dans ces villes que pour la moyenne canadienne, soit 7,4 % par rapport à 5,9 %.
 
Toronto, Montréal et Vancouver comptent à elles seules 35 % de la population totale du Canada. Le Canada est l’un des pays du G8 où l’on trouve le moins d’habitants en région rurale, derrière le Royaume-Uni et les États-Unis.
 
Mais ce sont deux villes de l’Alberta qui affichent le taux de croissance le plus élevé, soit Calgary (12,6 %) et Edmonton (12,1 %). Il ne s’agit là que d’un reflet d’une tendance lourde de changement du pouvoir vers l’Ouest du pays.
 
Étalement urbain

Le portrait brossé par Statistique Canada permet par ailleurs de constater que l’étalement urbain n’est pas une tendance près de s’inverser. Ces travailleurs qui se ruent vers les villes albertaines en quête de travail ne s’installent pas au coeur de la cité, mais plutôt en périphérie. Le phénomène ne se dément pas non plus à Toronto et à Vancouver.
 
Le cas de Montréal est particulier, la ville étant une île. Les rives sud et nord ont connu une croissance plus forte que la municipalité centrale, mais le secteur Ville-Marie, le Vieux-Port, l’Île-des-Soeurs et Ville Saint-Laurent ont notamment observé une hausse de popularité notable.
 
«Le recensement confirme que l’étalement urbain se poursuit dans de nombreux centres métropolitains, par exemple à Montréal», a relevé l’analyste de Statistique Canada, Laurent Martel.
 
La croissance démographique des quartiers situés près de la frontière de la région métropolitaine de recensement croissent habituellement plus rapidement que les quartiers qui sont situés au coeur de la région métropolitaine», a-t-il souligné.
 
À son avis, les données de 2011 ne permettent cependant pas de conclure à l’accentuation du phénomène.

Faits saillants du recensement

  • 33 476 688 personnes vivaient au Canada en mai 2011, soit environ deux fois plus qu’en 1961 et 10 fois plus qu’en 1861.
  • La population du Canada s’est accrue de 5,9 % entre 2006 et 2011, comparé à 5,4 % au cours de la période de cinq ans précédente.
  • Pour la première fois de l’histoire du Canada, plus de gens résident dans l’une des quatre provinces de l’Ouest du pays (30,7 %) que dans les provinces de l’Atlantique et du Québec réunies.
  • La croissance de la population canadienne entre 2006 et 2011 est la plus élevée des pays du G8.
  • Toutes les provinces et la plupart des territoires ont vu leur population croître entre 2006 et 2011. Le taux de croissance a augmenté partout, sauf en Ontario, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut.
  • En 2011, 69,1 % des Canadiens vivaient dans l’une des 33 régions urbaines comptant plus de 100 000 habitants, avec un noyau fort, soit 1 % de plus que lors du recensement précédent, en 2006.
 
 
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  • Mathieu Bouchard - Abonné
    8 février 2012 10 h 20
    Le poids électoral du Québec
    Le Québec a proportionnellement plus de citoyens et plus d'électeurs inscrits. Croyez-le ou non, avec 23 % de la population et 24⅓ % des sièges actuels, on est SOUS-REPRÉSENTÉS au parlement ! Et tout ce que le changement de carte électorale va faire, c'est doubler le manque à combler !

    Le Québec a plus de 25 % des électeurs inscrits. C'est parce que le Canada se bourre de non-citoyens de toutes les sortes. Il y a proportionnellement moins d'immigrants qui deviennent citoyens dans le reste du Canada. Et ce que le reste du Canada veut, c'est avoir les députés qui correspondent aux personnes qui ont pas le droit de voter, et les donner à ceux qui ont le droit, pour qu'un vote dans le reste du Canada vaille plus par personne qu'au Québec. Bref, la « représentation par population » des anglos est un principe ANTI-démocratique et nous sommes les dindons de la farce.

    Il ne s'agit PAS d'une règle de conservation du poids historique : je vous parle de la situation démographique actuelle (avec des chiffres qui datent de la dernière élection). Je comprends pas pourquoi on parle du poids historique quand il y a un problème majeur de représentation MAINTENANT.
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  • northernbud - Inscrit
    8 février 2012 10 h 26
    Ils ont le pétrole
    Mais ils n'ont que ça.
    (hit ringard de M. Sardou, tout à fait d'actualité)
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  • Georges Paquet - Abonné
    8 février 2012 10 h 59
    Juste à voir on voit bien...
    On voit bien que si la tendance se maintient, et elle se maintient depuis 60 ans, la survie du français en amérique passe nécessairement par le soutient des Québécois à un Canada bilingue. La diminution inéluctable, semble-t-il, du poids démographique, économique et politique du Québec au Canada et forcément en Amérique s'il débouchait sur une Indépendance du quyébec et un canada unilingue anglais, menacerait l'existence même de la langue française sur le continent.
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  • Roland Berger - Abonné
    8 février 2012 11 h 19
    La ruée vers l'or noir
    La ruée vers l'or noir viendra à bout du Québec. Il ne faut toutefois pas s'inquiéter, lente, l'agonie se fera sous anesthésie (voir Legault, Charest, Marois).
    Roland Berger
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  • Denis Provencher - Inscrit
    8 février 2012 11 h 26
    bla bla bla
    Le Québec recule et placote pendant que les autres agissent. Les Québécois ne tirent jamais les leçons qui s’imposent, préfère la critique, la jalousie au lieu de relever les manches, reconnaître et identifier leurs faiblesses. C'est notre défi.
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  • Jean-Pierre Grisé - Abonné
    8 février 2012 13 h 00
    Pour sauver le francais au Quebec....
    quelqu un a trouve la solution-miracle,il s agit tout simplement de soutenir le Canada bilingue. Usque tandem........Bref l argument-massue par excelence. Le pays du Quebec est et sera bilingue et meme trilingue et le Canada ne sera jamais bilingue,et probablement sera etatsunien avec le Tea Party et Harper. j-p grise
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  • MSTP - Inscrit
    8 février 2012 13 h 08
    Juste à voir on voit bien...
    @ George Paquet
    Si l'on veut survivre la première chose à faire c'est d'exister, comment peut-on aider les Canadiens-Français si nous sommes obligés de nous défendre sur notre propre territoire en utilisant des béquilles comme la Loi 101 pour compenser se qui se ferait naturellement si nous étions indépendant. il n'y a aucune fierté d'être francophone au Canada c'est même honteux. On admire et respecte les gens qui se tiennent debout,
    l'indépendance nationale n'est pas seulement avantageuse au niveau économique, elle l'est à tous les points de vue et cela va se faire ressentir dans tout la Francophonie. l'attitude du Canada vis-à-vis sa minorité Francophone est une honte et mérite une plainte aux Nations-Unies, le Québec est un modèle en se sens et le Canada devrait l'imiter.
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  • Marc-Andre Fortier - Abonné
    8 février 2012 14 h 27
    Désolant
    Ça fait un certain temps que je me pose des questions sur le pourquoi et le comment comme société nous nous sommes retrouvés dans une telle position.

    La lecture des commentaires précédents m'éclaire, tout le monde se plaint, tout le monde critique, qui agit? Un peuple de gérants d'estrade...

    Historique ou pas, la situation dans laquelle nous sommes est loin d'être arrivée du jour au lendemain. Ça fait des années que ça fermente et où étions-nous quand le mouvement a commencé?

    Notre société est à l'image de nos infrastructures, fatiguée et trop longtemps négligée. Nous en payons maintenant le prix.
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  • Georges Paquet - Abonné
    8 février 2012 14 h 38
    À MSTP, Jean-Pierre Grisé, Roland Berger et autres rêveurs...
    Qu'est-ce qu'on retient de ces interventions? Des prédictions qui ne sont pas étayées de preuves ou d'arguments. Ils sont pourtant nombreux les analystes qui prévoient que le français perdrait du terrain en Amérique dans l'éventualité de l'Indépendance du québec. Je soutiens, pour ma part, que le Canada, dans lequel les francophones, du Québec et d'ailleurs , travailleraient dans le même sens, à faire la promotion de leur langue, aurait plus d'influence, avec le poids de ses 33 millions de citoyens que le québec unilingue avec ses 8 millions de citoyens, qui d'ailleurs ne seraient pas tous francophones.
    Par ailleurs, est-ce qu'on sait qu'au début des années 2000, on se demandait dans certains milieux ontariens et fédéraux sir la province de l'Ontario ne ferait pas un bout de chemin vers le bilinguisme officiel, à son niveau!
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  • Portage - Inscrit
    8 février 2012 14 h 42
    @ MSTP
    l'attitude du Québec vis-à-vis sa minorité Anglophone est une honte et mérite une plainte aux Nations-Unies (Loi 101 inconstitutionnelle), le Canada est un modèle (bilingue) en se sens et le Québec (unilingue) devrait l'imiter!
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    8 février 2012 15 h 33
    Francophones de la diaspora
    Un Québec souverain et francophone serait un argument de plus pour les Canadians ( incluant les Francos du ROC) pour apprendre le français pour faire affaire avec le Québec.

    Je vais souvent en Californie; c’est curieux comme les gens le moindrement cultivés là-bas sont heureux de parler en français à un Québécois.

    Les Francos du ROC qui se battent pour conserver leur français ont toute mon admiration. Cependant, quand ils cherchent à s’opposer à l’affirmation du Québec ils font fausse route.

    Pourrait-on mousser une réunification des francophones du Canada dans leur berceau historique, le Québec ? En effet, le Québec pourrait accueillir en son sein tous les francophones du Canada qui désirent conserver leur langue et leur culture: Acadiens, Franco-Ontariens, Franco-Albertains, etc. Cette diaspora serait des plus bienvenue chez-nous.

    Il me semble que cela serait beaucoup plus rentable et porteur d’avenir que d’accepter chaque année 55 000 immigrants de toutes cultures dont la moitié s’intégrent aux anglophones du Québec.

    Le Québec a un si bon système et un si bon indice de bonheur que les immigrants veulent y venir à la pochetée.

    Malgré les masochistes dépendantistes qui s’acharnent à rapetisser et discréditer le Québec, le Québec demeure un des endroits au monde où il fait le mieux vivre. Le vrai indice social est l’ INDICE DE BIEN-ÊTRE qui tient compte de tous les facteurs de la vie.

    Alors à tous ces francophones je dis : revenez au Québec.
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    8 février 2012 16 h 44
    23,6% du canada
    mais 23,2% des sièges. Les Conservateurs nous ont menti
    Sans parler des électeurs québécois qui représentent 25% des électeurs du Canada
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  • Georges Paquet - Abonné
    8 février 2012 16 h 53
    À Jean-Pierre Grisé
    Il faut dire "Quo usque tandem..." comme dans: Quo usque tandem abutere Catilina, patientia nostra?
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  • f.georges - Inscrit
    8 février 2012 17 h 16
    À portage
    (L'attitude du Québec,vis-àvis de la minorité anglophone est une honte et mérite une plainte aux N.U.)Allez-y!Je serais très curieux de connaître leur réaction...Sur quelle planète vivez-vous?Combien d'Universités,d'Hopitaux,au service de cette minorité?Le Gouvernement
    leur offre un service,mur-à-mur en anglais,Montréal s'anglicise ,que souhaite réellement, les anglophones du Québec?....Je vous conseillerais de comparer leur situation,à celle de la minorité francophone,des autres Province Anglaise.Vous constateriez,que nous sommes fort respectueux envers notre minorité.Patientez encore un peu,l'assimilation complète,n'est pas,encore, pour demain...
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  • MSTP - Inscrit
    8 février 2012 17 h 19
    @ Portage
    Simplement comme exemple les universités anglophones ont 30% du budjet des universités du Québec, alors qu'ils ne sont que 8% de la population, tandis que ailleurs au Canada les fracophones n'ont pratiquement rien comme infrastructure scolaire, c'est comparable au tiers-monde. Les enfants de mes cousins et cousines qui vivent en Ontario, ne parlent très peu le français. Ma tante et maraine qui travaillait dans un restaurant n'abordait jamais une personne en français car s'adresser en français à un anglophone ça les insultent, pourtant elle demeurait dans une ville considéré comme francophone. Simplement obtenir des services de base comme les écoles demande des batailles de titans et souvant les fracophones se découragent devant la volonté canadienne de ne rien accorder aux francophones.
    Quand à la Loi 101, c'est une loi rendue innéficace par les tribunaux, c'est aussi une loi béquille qui essait de compenser le fait que nous ne soyons pas un pays.
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  • Michel Savard - Inscrit
    8 février 2012 17 h 39
    Est-ce la faute des Anglais ?
    "La chute du poids relatif du Québec n’est pas une nouveauté: cette tendance se dessine depuis déjà 60 ans. En 1951, seulement quatre points de pourcentage séparaient la population du Québec de celle de l’Ontario, un écart qui s’élève aujourd’hui à 15 %."

    Et, toujours à propos du Québec : "Comptant désormais 7 903 001 âmes, il n’abrite plus que 23,6 % de la population canadienne. Il y a 60 ans, les Québécois représentaient pas moins de 28,9 % des Canadiens "

    Si le Québec en est rendu là, il le doit, en grande partie, à nos féministes qui, entre autres, ont fait des gorges chaudes à propos des grosses familes de nos grand-mères et ont si bien conseillé les jeunes femmes des années 1970 à 1990 que le Québec a déternu, à cette époque, le titre peu enviable du taux de fécondité le plus bas au monde !
    Pas besoin de chercher de midi à quatorze heures pour expliquer la baisse du poids démographique du Québec dans le Canada.

    Et, inutile de pleunicher, de se plaindre ou d'accuser Pierre, Jean et Jacques; on récolte maintenant ce qui a été semé.
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  •  
  • Lapointe Justin - Inscrit
    8 février 2012 18 h 14
    La valeur du recensement
    Est-ce que le taux de réponse est simplement meilleur dans l’ouest que dans l’est? Je pose la question (avec un peu de cinysme), simplement pour souligner les imprécisions qu’accompagne la non-obligation de répondre au recensement.
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  • f.georges - Inscrit
    8 février 2012 18 h 44
    À Michel Savard
    (Si le Québec en est rendu là,il le doit, en grande partie,à nos féministes)Je crois plutôt,que les "superbes- mères-pondeuses,à 2 douzaines d'enfants,en 20 ans,sont mortes,usées,malades, d'épuisement- précoce.
    Leurs filles,libérées du joug catholique,ont repris leur destin en main.
    Petite population,est souvent gage de qualité,La Suède,La Norvège... de beaux exemples à suivre...
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  • Mathieu Bouchard - Abonné
    8 février 2012 22 h 34
    @ Justin Lapointe (taux de réponse)
    En principe, le recensement court de base est censé rester obligatoire, tandis que celui long est censé devenir facultatif, selon Tony Clement.

    Auparavant, le recensement long était un sondage obligatoire pour 30 % de la population, ce qui donnait une marge d'erreur d'environ ±0,031 % 19 fois sur 20, c'est-à-dire 100 fois mieux qu'un sondage ordinaire de maison de sondages, mais en plus, sans abstentions, raccrochages de téléphones ou personnes qui ont l'afficheur et font semblant de pas être là, etc

    En pratique, je jure ne pas avoir répondu au recensement court. J'ai perdu le formulaire que j'ai reçu par la poste et on m'a pas appelé au téléphone et on m'a pas visité non plus.

    Donc je pense que les taux de réponse peuvent être plus variables qu'avant, surtout étant donné les coupures dans Statistique Canada cette année, et étant donné la démission de son directeur, et possiblement un certain nombre de démissions supplémentaires dont on a pas entendu parler mais dont on se doute. La vérité, c'est que le recensement de 2011 est un très grand retour en arrière, et je peux pas affirmer que c'est le plus botché, mais il y a des chances.

    Je pense que les taux de réponse, on les saura jamais.
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  • Portage - Inscrit
    10 février 2012 15 h 43
    @MSTP
    La dernière fois que j'ai vérifié, il n'y avait pas de loi contre le français dans le ROC.
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