Lettres - La nouvelle « élite »
Les multiples commentaires favorables à la triste sortie du sénateur Boisvenu sur le suicide, comme option offerte aux criminels, me consternent, mais ne me surprennent pas. Même si les idées progressistes ont fait beaucoup de chemin au Canada depuis 50 ans, il y a toujours eu un hiatus, sinon un gouffre, entre le discours des gens ordinaires et la vision des élites éclairées qui étaient jusqu'à récemment aux commandes. Par exemple, on compte encore sûrement une majorité de citoyens favorables à la peine de mort, mais celle-ci a tout de même été abolie il y a une quarantaine d'années et il y a, malgré ces pitoyables ratés, peu de probabilités qu'on revienne en arrière sur cette question.
Ce qui est nouveau cependant depuis quelques années, c'est qu'une nouvelle «élite», alignée sur les réactions émotives et les préjugés de l'homme de la rue, dispose maintenant d'une tribune médiatique (principalement à travers les organes de Quebecor) et d'un appareil gouvernemental (au fédéral) qui laisse transparaître de plus en plus son vrai visage réactionnaire. Les progressistes n'ont donc plus seulement à combattre l'ignorance des masses non cultivées, mais aussi la logique articulée, mais tordue, de ces nouveaux «penseurs» démagogiques. La tâche est donc double et de plus en plus difficile pour ceux qui veulent faire avancer la société vers une plus grande compassion, une plus grande équité et une plus grande solidarité.
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Christian Feuillette - Montréal, le 2 février 2012
Ce qui est nouveau cependant depuis quelques années, c'est qu'une nouvelle «élite», alignée sur les réactions émotives et les préjugés de l'homme de la rue, dispose maintenant d'une tribune médiatique (principalement à travers les organes de Quebecor) et d'un appareil gouvernemental (au fédéral) qui laisse transparaître de plus en plus son vrai visage réactionnaire. Les progressistes n'ont donc plus seulement à combattre l'ignorance des masses non cultivées, mais aussi la logique articulée, mais tordue, de ces nouveaux «penseurs» démagogiques. La tâche est donc double et de plus en plus difficile pour ceux qui veulent faire avancer la société vers une plus grande compassion, une plus grande équité et une plus grande solidarité.
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Christian Feuillette - Montréal, le 2 février 2012
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