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Lettres - Condamnés à disparaître

Guy Bouthillier - Outremont, le 5 février 2012  7 février 2012  Actualités en société
Selon Josée Blanchette qui l'a interviewé (Le Devoir, le 3 février), Serge Bouchard, le grand anthropologue, estime qu'il n'y a plus de véritable société québécoise et que nous sommes condamnés à perdre notre langue et notre culture.

«Comme les Autochtones», précise-t-il. Peut-être a-t-il raison. À nous de prouver le contraire. Mais peut-être cette vision des choses si piètrement québécoise vient-elle nous faire comprendre pourquoi Radio-Canada a fait de M. Bouchard une des grandes vedettes intellectuelles de ses ondes.

***

Guy Bouthillier - Outremont, le 5 février 2012
 
 
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  • Léonce Naud - Inscrit
    7 février 2012 05 h 30
    Serge Bouchard est simplement perspicace
    Les Québécois sont comme les Romains du temps d'Augustin qui décrivit ainsi ses contemporains: « Ils ne sont plus en mesure de supporter ni leurs maux, ni leurs remèdes. »
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  • Yves Claudé - Inscrit
    7 février 2012 05 h 52
    Travail de Mémoire et défrichage de l’Avenir !
    Il faut rendre justice à Monsieur Serge Bouchard pour l’incomparable et indispensable travail de Mémoire qu’il effectue depuis plusieurs décennies. C’est précisément cette vivification de nos racines qui permet à d’autres pionniers et pionnières de s’employer à défricher l’Avenir collectif de la nation québécoise !

    Yves Claudé - sociologue
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  • prouma - Inscrit
    7 février 2012 08 h 08
    un autre discours
    J'ai beaucoup de respect pour M. Bouchard et son travail mais, sans le viser personnellement, je dirai qu'il faudra peut-être que certains boomers blasés laissent le micro à d'autres pour qu'on entende un autre son de cloche.

    Beaucoup de jeunes travaillent à réinventer le Québec présentement. Leurs initiatives ne sont peut-être pas publicisées dans les grands médias, mais elles sont bien réelles. Nous sommes fiers de notre culture même si nous sommes conscients des défis sociaux actuels. Nous avons déjà pris le relais, nous refusons de ne pas nous battre, la culture québécoise vivra aussi longtemps que notre ardeur et elle n'est pas près de s'éteindre. Seulement elle ne brille pas comme celle des générations passées et ça, il faudra bien qu'un jour les plus vieux l'admettent et l'acceptent. Léguez-nous donc votre expérience au lieu de votre cynisme.
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    7 février 2012 08 h 32
    Serge Bouchard parlait vrai
    Il arrive que la vision "comparatiste" d'un anthropologue de formation est toujours gênante pour des nationalistes qui ne croient qu'à la langue identitaire, aux vertus particulières d'une race (au sens de LIonel Groulx), à l'Histoire unique. On s'aperçoit alors que la liberté humaine tient à l'échange et au commerce, pas à la solidarité tissée serrée et au retour éternel sur soi-même.
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  • France Marcotte - Abonnée
    7 février 2012 08 h 35
    Tricote-moi un futur, dit le petiot québécois
    Le futur n'est pas là à attendre de se réaliser.
    Nous somme en train de le faire possible.
    Si on voit tout derrière et rien devant, c'est un peu que l'on voudrait que tout s'éteigne avec soi.

    Il faut faire un grand effort pour se figurer l'avenir, accepter que d'autres vivront après nous, plus accomplis peut-être.

    Vaut mieux être fou en fabulant sur l'avenir que d'être égoïstement sage.
    C'est le paradoxe qui rend le futur possible.
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  • celljack - Inscrit
    7 février 2012 08 h 59
    Relativité temporelle
    Dans cent ans, parlerons-nous encore français?

    Dans mille ans, parlerons-nous encore anglais?

    Dans deux mille ans, parlerons-nous encore mandarin?
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  • Airdutemps - Inscrite
    7 février 2012 10 h 22
    Disparaissons...
    S'il faut en croire certains, disparaissons dans la gloire ! et l'honneur !, sans trop de souffrances, puisque dans des centaines ou des milliers d'années, les Humains seront devenus des androïdes au service du pouvoir. Comme dans les films de science fiction, tel l'Âge de crystal.
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  • Jihad Nasr - Inscrit
    7 février 2012 10 h 29
    Quelle condescendance
    À l'inverse de certaines créatures médiatiques que Radio-Canada a hissées au rang de "spécialistes" (comme le gars de l'Université de Sherbrooke), M. Serge Bouchard n'a pas besoin de qui que ce soit pour asseoir sa crédibitlié et sa notoriété. L'émission qu'il anime à la radio de Radio-Canada est riche et étonnante, et le discours qu'il tient lors d'entrevues (incluant à Télé-Québec) est savant, équilibré et nuancé.
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  • Pierre-André Bernier - Inscrit
    7 février 2012 10 h 37
    Les socités changent.....
    C'est sur que le Québec d'aujourd'hui est différent du Québec des années 20-40-60. Il changera encore dans 20 et 50 ans. Nous construisons aujourd'hui le Québec de demain. J'espère. que nous saurons conserver la richesse de la culture franco-québécoise dans l'univers anglophone américain. C'est à chaque génération que le choix se fait.
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  • Robert Henri - Inscrit
    7 février 2012 11 h 52
    Société québécoise.
    Nos jeunes ignorent l'histoire. Dans les cours d'école de Montréal, les Québécois dits de souche sont minoritaires. La "nation" québécoise, au sens de "naitre", de parenté, de groupe homogène, est en train de disparaître, de se dissoudre dans un monde anglophone... Nous ne serons plus que folklore, à l'origine de toponymes un peu partout en Amérique au même titre que les autochtones et leurs langues. Ne se laisse assimiler que celui qui l'accepte...
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  • Bernard Terreault - Abonné
    7 février 2012 11 h 56
    Le prophète
    M. Bouchard se pose en prophète. Il y a 500 ans, les Pays-Bas n'étaient pas indépendants, et leur langue sans prestige n'était qu'une autre variante des divers dialectes germaniques. Il aurait sûrement prédit leur disparition. Et pourtant c'est maintenant un des pays les plus prospères de la planète et toujours indépendant. Et que dire des peuplades perdues de Scandinavie et de Finlande, alors sans importance économique ni culturelle ? Plus près de nous, qui aurait parié sur Israël, un groupuscule religieux qui s'est imposé dans un continent musulman ? Oui, d'autres ont disparu, mais l'histoire n'est pas une science exacte.
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  • Alexandre Dionne - Abonné
    7 février 2012 14 h 12
    Réplique aux poncifs de Jacques Saint-Cyr....
    Puisqu'il le faut encore une fois !

    " On s'aperçoit alors que la liberté humaine tient à l'échange et au commerce, pas à la solidarité tissée serrée et au retour éternel sur soi-même. "

    1) Un premier sophisme, la négation ou l'exclusion ici émise est réellement et logiquement non nécessaire : le fait et le droit de fonctionner dans la différence non seulement se peut (le nationalisme existe et réussit un peu partout), mais est légitime de vouloir se conditionner comme tel ;

    2) Un second sophisme (qui explique bien le premier) : " la liberté humaine tient "... Non Monsieur, justement non ! La liberté peut faire faire tout ce que vous voulez, mais ne " tient " pas " à l'échange et au commerce ". Votre paradigme moderniste et universaliste gomme deux réalités ici : liberté humaine (et politique, sociale, économique, idéologique, religieuse, cultuelle, tout ce que vous voudrez à la fin !) et libéralisme économique, çà fait deux potentiels d'activités de la condition humaine !

    3) Par ces biais trompeurs, l'on perpétue le poncif que le souverainisme (indépendantisme) voire tout autonomisme (associationniste, confédéral, néofédéral...) à teneur nationalitaire est une erreur, seul comptant le nationalisme-civique-cosmopolitiste-universaliste a-culturel : c'est rejouer la grande occultation de la construction politique multiculturaliste à la Trudeau bâtie sur une vieille prétention niant la genèse nationaliste (le " pacte des provinces égales " niant celui des " peuples fondateurs ", mais aussi l'accord nationaliste des Pères constituants !). Il est vrai que depuis 69 et 82, les Trudeauistes ont rendu les citoyens des provinces canadiennes bi-linguistiques " apatrides " !
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  • camelot - Inscrit
    7 février 2012 14 h 13
    Lise Payette
    A prédit tout ça dans son documentaire "Disparaître" que plusieurs disait être de la science-fiction. Elle avait raison.
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  • Paul Lafrance - Inscrit
    7 février 2012 15 h 58
    Disparaître?
    Le phénomène de la démographie est implacable. ou on revient à la revanche des berceaux, ce qui est impensable, ou les immigrants non francophones de souche rempliront ces berceaux. Ces derniers majoritaires dans une ou deux générations, n'en auront rien à foutre de la langue française et de la culture des Québécois de souche.
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  • Solange Bolduc Solange Bolduc - Abonné
    7 février 2012 22 h 25
    A-t-on le droit d'exprimer notre peur de ...
    "...que nous sommes condamnés à perdre notre langue et notre culture., selon M. Serge Bouchard.

    Je pense que M. Bouthillier a le droit d'être inquièt de la disparition possible de notre langu et de notre culture. Et cela n'a rien à voir avec l'âge de celui qui l'exprime. Que l'on soit tournés vers l'avenir ne change rien au fait qu'il demeure important pour certains et la plupart, peut-être, de conserver notre identité québécoise, et pour cela il n'est pas nécessaire d'être tricotés serrés. Il s'agit simplement d'être fiers de ce que l''on est, et de vouloir évoluer dans la sphère de ce que nous sommes et serons demain!

    Vouloir conserver sa langue et sa culture, cela ne veut pas dire ne pas oblitérer regarder vers l'avenir. Mais il semble, d'après les commentaires que je viens de lire, que l'avenir serait incompatible avec notre passé: notre culture et notre langue, et que cela ne vaut pas la peine de se battre pour les conserver.

    Comment est-il possible de se projeter vers l'avenir quand on n'est même pas capable de regarder son passé, de se regard ou se penser à travers lui? Ne faut-il pas plutôt tenter d'améliorer ce qui doit l'être en fonction de ses aspirations présentes?

    À moins d'être tel un taureau buté qui fonce tête première devant lui sans savoir qu'il prend le risque de mourir aveugle...ou comme un imbécile déchaîné, au lieu de regarder derrière soi qui le surprend pour mieux panser les coups à venir....Mourir à soi aussi bêtement serait dommage !
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  • Maria do Carmo Vieira-Montfils - Inscrite
    8 février 2012 10 h 43
    Partage
    J’aime observer le comportement humain. Quand j’entends les québécois parler de la peur que votre langue et vos traditions disparaissent… ça m’intrigue. Ça fait douze ans que je reste au Québec et je ne vois pas une seule tendance à cette disparition dans le « fond du rang » où je vis. J’ai été complètement imprégnée par la culture et par le français québécois… Ah.. le temps des sucres, l'Épluchette de blé d’Inde, jouer au fer, au jeu de poches, ah… la tourtière et le ragoût de pattes de cochon, que c’est bon!… Je sacre même! Mon mari est un québécois de souche, « pur laine », le nombril y compris. C’est peut-être pour ça, parce qu’il partage sa culture avec moi. Le mot PARTAGE, serait-il le mot magique? Il faudrait un bon anthropologue, comme Serge Bouchard, pour venir faire des études de terrain à l’intérieur de la province, comme il a fait chez les autochtones. Dommage qu’il n’a pas fait la même chose dans « les fonds des rangs » (j’aime cette expression). Et il est un montréalais, si je ne trompe pas. Il faudrait de vraies études pour avoir de vraies conclusions. Mon intuition me dit que ce phénomène qui est en train de terrifier les québécois n’arrive qu’à Montréal. Est-ce que la métropole représente toute la population? Est-ce que la métropole met en risque le peuple québécois? Voilà la question primordiale que je pose à qui de droit.
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  • Maria do Carmo Vieira-Montfils - Inscrite
    8 février 2012 11 h 45
    J'aime Montréal
    J’ai relu mon texte précédent et je tiens à vous dire que j’adore Montréal! Je viens d’une grande ville dans mon pays, j’aime ça. Je ne sais pas si mon français encore limité a donné l’impression que je suis contre Montréal. Si oui, excusez-moi, svp. Je voulais seulement vous rassurer quand j’ai dit que la culture et la langue québécoise sont encore très vivantes à l’intérieur de la province. Peut-être, je n’aurais pas dû me mêler de ce sujet. Excusez-moi, encore.
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  • Gilles Rheaume - Inscrit
    9 février 2012 10 h 17
    Quand les scientifiques jouent à Jojo Savard
    Oui notre langue est menacée non seulement dans son épanouissement mais peut-être même dans sa survie comme idiome national et officiel au Québec.

    Toutefois, il reste l'Indépendance comme dernier rempart... Tant et aussi longtemps que le Québec sera contraint, constitutionnellement parlant, au bilinguisme institutionnel (seule province à subir cela depuis 1867), la langue française sera en péril.

    Il faut que la langue française soit la seule langue officielle et que s'applique enfin, comme partout ailleurs dans le monde (sauf 2-3 exeptions), le principe de la territorialité linguistique et non plus celui de la personnalité qui est la voie royale de la ''défrancisation'' du Québec.

    Mais qui sait vraiment au Québec ce qu'est la langue ? Sa nature et sa portée échappent à presque tout le monde.
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  • Laurent Desbois - Inscrit
    9 février 2012 10 h 26
    Utilisation des langues autochtones au travail, Canada
    TAM-TAM: LES PLUS DE RCI
    Focus sur les conditions de vie déplorables de la communauté autochtone d'Attawapiskat en Ontario

    http://www.rcinet.ca/francais/chronique/tam-tam--l

    Serge Bouchard, animateur et Caroline Nepton-Hotte, journaliste, tous les deux à la Première chaîne de Radio-Canada, réagissent à la grave crise du logement qui secoue la communauté autochtone d'Attawapiskat en Ontario.
    • L’est et l’ouest de la Baie James sont très différents!!!
    • On cite les ententes Québécoises de la Baie James en exemples!
    • On souligne la mauvaise foi du gouvernement canadien!
    Lors d’un récent entrevu à RDI, Serge Bouchard a aussi dit, que malgré son âge respectueux, il doit continuer à faire de la radio… pour payer son hypothèque!

    Chapitre 4 – Les langues utilisées au travail
    http://www.pch.gc.ca/pgm/lo-ol/pubs/npc/105-fra.cf
    Graphique 4.3
    Utilisation des langues autochtones au travail, Canada, provinces et territoires (en nombre), 2006
    http://www.pch.gc.ca/pgm/lo-ol/pubs/npc/c-g/c-g43-
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  • Laurent Desbois - Inscrit
    9 février 2012 10 h 27
    La loi des indiens d’Ottawa n’est non seulement raciste, mais aussi sexiste !
    La loi des indiens d’Ottawa n’est non seulement raciste, mais aussi sexiste !

    La crise d’Oka a été créé pour bifurquer l’attention des Québécois suite au rejet de l’accord du Lac Meech !

    VOIR : « OKA: DERNIER ALIBI DU CANADA-ANGLAIS »
    ROBIN PHILPOT, 2000 , V.L.B. ISBN :
    9782890057555 (2890057550)

    http://lesintouchables.com/afficherlivre.php?id=53
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  • Marcel Bruneau - Inscrit
    12 février 2012 20 h 02
    Un peu d'espoir, svp.
    M. Bouchard estime que la société québécoise n’en est plus une et que nous sommes voués à perdre notre langue et notre culture. Comme les autochtones. J’ai été étonné d’entendre ces mots si désespérants être prononcés par M. Bouchard. Ce qui est arrivé aux autochtones est d’une grande tristesse, mais il me semble que la comparaison avec ceux-ci est abusive. Il est certain que notre société vit actuellement de grandes difficultés, mais je pense que les gens d’ici trouveront, je l’espère, les ressources intérieures et la prise de conscience nécessaires à notre épanouissement et à notre survie collective. Vous savez comme moi que l’anthropologie n’est pas une science exacte et qu’il est très difficile de prévoir l’avenir. J’aurais aimé que vous nous mettiez en garde contre les dangers qui nous guettent plutôt que de jouer les prophètes de malheur. Aidez-nous donc plutôt à construire la société que vous souhaitez. Cela serait un geste positif.
    «…l’histoire n’est jamais écrite d’avance », disait Antoine Robitaille dans Le Devoir du 11 et 12 février 2012. Il citait cette belle phrase du poète allemand Hölderlin: «Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve.»
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