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Point chaud - Maison symphonique: «Ce n'est pas génial»

Phyllis Lambert, fondatrice du Centre canadien d’architecture, rejette complètement le credo du «faire plus au plus bas coût possible».<br />
Photo : Annik MH De Carufel - Le Devoir
Phyllis Lambert, fondatrice du Centre canadien d’architecture, rejette complètement le credo du «faire plus au plus bas coût possible».

À retenir

    Phyllis Lambert en cinq dates

    1954: Elle persuade son père, Samuel Bronfman, d'embaucher Ludwig Mies van der Rohe pour bâtir le siège social new-yorkais de Seagram

    1975: Elle fonde le groupe Héritage Montréal

    1979: Elle fonde le Centre canadien d'architecture, l'un des plus importants musées et centres de recherche du globe

    1991: Décorée de la médaille d'or de l'Institut royal d'architecture du Canada (IRAC)

    1999:
    Elle se retire de la direction du CCA, mais continue d'assumer les responsabilités de président du conseil des fiduciaires
Phyllis Lambert jette un regard critique sur l'évolution architecturale de MontréalLa dynamique fondatrice du Centre canadien d'architecture (CCA), attrapée au vol entre un voyage à Londres, une présence remarquée aux audiences publiques du quartier Griffintown et un saut à New York, n'a rien perdu de son franc-parler. Celle qui vient tout juste de fêter discrètement ses 85 ans n'a jamais été partisane de la langue de bois, d'ailleurs. Silencieuse depuis l'inauguration de la Maison symphonique, elle affirme aujourd'hui que le résultat «n'est pas génial».
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  • Jean-François Laferté - Abonné
    6 février 2012 06 h 15
    Que vous avez donc raison...
    Madame,

    Comme le chantait si bien Jean Leloup mais adapté ici pour le propos:

    "Laide,laide mais que ma ville est laide..."

    JF
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  • Nasboum - Abonné
    6 février 2012 07 h 03
    musique
    C'est vrai que c'est nul, la maison symphonique, d'un point de vue architectural, mais le son est superbe et c'est ce qui compte en bout de ligne. Dommage quand même car Montréal accumule les prix citrons malgré quelques réussites ici et là.
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  • François Dugal - Abonné
    6 février 2012 08 h 11
    La totale
    La décoration de l'Adresse Symphonique est digne d'une école secondaire. Et contrairement à Nasboum, je trouve l'acoustique vraiment moche: les cordes sont enterrées par les vents, pas de réverbération, pas de fondu sonore.
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  • Gilles Delisle - Abonné
    6 février 2012 08 h 24
    La Place des Arts demeurera la référence encore longtemps.
    La beauté de la PDA n'est concurrencé d'aucune facon par la nouvelle salle, à part l'acoustique bien sûr. Aurait-on pu améliorer l'acoustique de cette salle sans devoir en construire une nouvelle, ce qui aurait été beaucoup moins coûteux.
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  • France Marcotte - Abonnée
    6 février 2012 09 h 02
    Économiser ne veut pas toujours dire payer moins cher
    Madame Lambert est la démonstration vivante que le problème avec les riches, ce n'est pas autant leur argent que leurs valeurs.

    Elle a fait plus comme citoyenne pour Montréal que bien des élus.

    À côté d'elle, bien des politiciens semblent entravés, emberlificotés dans les mailles de leurs beaux programmes et l'obligation de la langue de bois.

    "On a construit [la Maison symphonique] sans processus public, et on n'a pas les moyens de faire cela. Nous perdons de l'argent, nous perdons notre réputation..."
    "Plus qu'à l'objet, il faut penser à rehausser tout le reste de la maison, à l'impact sur l'environnement, le paysage, les coûts d'énergie, etc. Parfois, les choses les mieux pensées coûtent le moins cher..."

    Elle est bien étrange cette femme. Elle est terriblement sensée.
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  • Bernard Gervais - Abonné
    6 février 2012 09 h 25
    Mme Lambert : une autorité en architecture
    Toujours intéressant de lire ou entendre ce que Mme Lambert a à dire au sujet de l'architecture à Montréal.

    Assez d'accord avec ce qu'elle pense de la Maison symphonique et de la comparaison qu'elle fait entre la réalisation de cet édifice et celle de la Grande Bibliothèque.

    Assez d'accord aussi avec ses mises en garde concernant la réfection du pont Champlain !
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  • Jean Richard - Abonné
    6 février 2012 09 h 52
    Madame Lambert ou Jean Leloup ?
    "Laide, laide mais que ma ville est laide..."

    Ça pourrait faire un grand titre pour La Presse et son associé, Radio-Canada, mais sûrement pas un résumé du contenu de l'article ci-haut, à moins qu'on veuille prouver qu'on n'a rien compris.

    Madame Lambert, une femme intelligente, n'a jamais dit que Montréal était laide. Le dénigre-Montréal à tout prix, c'est très loin de sa pensée. Par contre, elle s'élève contre certaines façons de faire, de faire de l'architecture, de faire de la politique et de faire de l'économie.

    Le détournement de l'architecture vers la bassesse politique, vers les économies de bout de chandelles qui finissent par coûter très cher à moyen et à long terme, vers le clinquant, le tape-à-l'œil... C'est en partie ça qu'il fallait retenir. Et il y a aussi l'architecture sans conscience sociale, sans continuité historique, l'architecture de rupture qui veut tout démolir avant de reconstruire. C'est ça qui préoccupe Mme Lambert.

    Et bravo au Devoir de nous avoir parlé un peu d'architecture. On en parle si peu que le public finit par croire que les architectes sont simplement des sous-traitants des firmes d'ingénieurs.
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  • Jeannot Duchesne - Abonné
    6 février 2012 09 h 55
    Une architecture hétéroclite
    Pour connaître l'historique architecturale de Montréal il suffit de connaître les voyages et vacances des architectes précédant leurs conceptions et vous aurez l'origine de leur inspiration.

    Montréal une vide laide, si au moins elle était propre.

    Il y a tout de même de belles rues et de beaux quartiers; mais ils précèdent tous les années 70 et les plus charmant datent d'avant les années 60 et l'arrivée du monstre hideux, le boulevard métropolitain.
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  • Hugues Tremblay Manigouche - Inscrit
    6 février 2012 11 h 10
    Bravo!
    C'est toujours bien que de voir publiquement dénoncé les 'éléphants dans la salle'. L'architecture de ce bâtiment est très, très, très ordinaire.
    Les architectes se pensent maintenant très fin finauds en adornant leurs immeubles en béton de fenêtres disposées 'randomly', pour faire organique, 'grain de folie' et le reste. On voit ça dans les nouveaux petits condos, etc.
    Bravo Mme Lambert.
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  • Michel Dion - Inscrit
    6 février 2012 15 h 07
    Dommage
    Au départ, le choix de l’emplacement était hautement discutable puisqu’il ne permettait pas une architecture facilement lisible. Exemples, entre autres : pourquoi exposer en vitrine les escaliers de secours sur la façade de la rue Saint-Urbain; et, de l’intérieur, à quoi sert cette vue imprenable sur un bloc de béton maculé (salle Maisonneuve)?
    Les aires d’accueil sont froides, sans le moindre intérêt visuel et les matériaux choisis font craindre pour leur pérennité. Est-ce laid? Disons plutôt que tout cela exprime le vide, l’inconfort et ne donne pas envie d’y rester longtemps.
    L’acoustique? Lorsque Tateo Nakajima, la veille de l’inauguration, s’est lancé dans un discours presque ésotérique sur la psycho-acoustique, il ne fallait pas être trop perspicace pour comprendre… Ici, on est très loin de la fabuleuse acoustique de la salle du Boston Symphony (construite en 1901 et contenant 2 600 places). Dans notre petite salle de 1 900 places, assis dans les premières rangées du balcon au centre, lorsque les réflecteurs sont abaissés, le son est sans vie, manque de brillance et la dynamique semble étrangement compressée. Je me souviens d’un concert de l’OSM à Carnegie Hall (salle construite en 1891, abritant 2 800 places), où, depuis le balcon, la musique nous parvenait infiniment plus vivante. La firme Artec Consultants, bien que réputée, n’en est pas à ses premiers déboires : pensons aux problèmes acoustiques du Kimmel Center de Philadelphie.
    Si, à Vienne ou à Amsterdam, les orchestres sont extrêmement soutenus par l’État, ce n’est pas le cas dans notre contexte nord-américain. Les 700 ou 900 places manquantes doivent être considérées comme un déficit sur le plan de la démocratisation des arts, car elles rendent le prix des places prohibitif.
    L’architecture, dans son sens le plus noble, devrait avoir pour but la résolution de problèmes de société; dans ce cas-ci, j’en ai bien peur, ce ne fu
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