mercredi 30 mai 2012 Dernière mise à jour 20h01
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Douze heures pour la langue française

Mélissa Guillemette   4 février 2012 21h30  Actualités en société
Christian Bégin<br />
Photo : Jacques Nadeau -Le Devoir
Christian Bégin
La manifestation-spectacle J'aime ma langue dans ta bouche à Montréal a réalisé son pari: un marathon artistique de langue française de près de douze heures.

À partir de midi aujourd'hui des francophiles de tous horizons invités par le Mouvement Montréal français (MMF) sont montés sur les planches du Lion d'Or à Montréal pour conter, chanter, lire ou danser.

Parmi eux, une néo-Québécoise d'origine chinoise qui chantait Piaf et une slameuse française ayant adopté le Québec, ce «pas pays» qui est devenu son «che' nous». La communauté kabyle de la métropole a aussi contribué au spectacle, comme le dramaturge Karim Akouche, qui a présenté un extrait de sa pièce Qui viendra fleurir ma tombe? présentée récemment à la Place des Arts. «Un peuple qui ne défend pas sa langue est un peuple mûr pour l'esclavage, juge-t-il. Le Québec chérit sa liberté et pour la conserver, il doit donc défendre sa langue.»

Le spectacle a présenté des numéros d'artistes originaires d'une dizaine de pays. Les défenseurs de la langue française souhaitaient justement faire un pied de nez à ceux qui les qualifient de «tricotés serrés» xénophobes.

Plusieurs artistes et personnalités bien connus ont aussi témoigné leur amour pour la langue française, comme Christian Bégin, Boucar Diouf, Geneviève Rioux, Yves Beauchemin et Hélène Florent. Au total, 70 personnes ont participé au spectacle, qui a fait salle comble.

Des politiciens de Québec solidaire, du Bloc québécois, du Parti québécois, et d'Option nationale étaient présents, ainsi que le député indépendant Pierre Curzi. Sur les ondes de RDI, la ministre de la Culture, Christine St-Pierre, a affirmé qu'elle serait bien venue également si elle avait été invitée.

Interrogé à mi-parcours, l'organisateur et porte-parole du MMF, Denis Trudel, a indiqué que J'aime ma langue dans ta bouche pourrait devenir une tradition annuelle. «L'an prochain, je veux absolument avoir un certain groupe de Tamouls qui jouent du Harmonium. Ils sont vraiment bons!» Il voudrait aussi déplacer l'événement dans un quartier de Montréal plus multiethnique, comme Côte-des-Neiges ou Saint-Michel.

Le MMF revendique une meilleure protection de la langue française au Québec et s'inquiète de voir des immigrants qui ne maîtrisent pas le français. «On a fait beaucoup de manifestations 'contre' ces deux dernières années: contre les écoles passerelles, contre l'affichage unilingue, contre les unilingues à la Caisse de dépôt et placement du Québec, contre l'entraîneur du Canadien unilingue... Avec le marathon, on veut briser cette perception qu'on est des empêcheurs, des brimeurs, alors qu'on veut simplement parler notre langue.»


Christian Bégin<br />
<br />
Denis Trudel, porte-parole du MMF. <br />
Danny Gilmore<br />
Céline Faucher. <br />
 
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Roland Berger - Abonné
    4 février 2012 22 h 01
    Manque d'ouverture sur le monde
    Comme diraient les dépendantistes, la défense de la langue française que font des Québécois francophones montrent un manque évident d'ouverture sur le monde.
    Roland Berger
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Louka Paradis - Inscrit
    4 février 2012 22 h 57
    Excellente initiative !
    Excellente et heureuse. Un riche bouillon de culture qui mijote bellement sous le feu de l'amour du français : que ça sent bon ! Vraiment réjouissant...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • parade21 - Abonné
    5 février 2012 08 h 04
    Cela ne pourra pas toujours ne pas arriver (Gaston Miron)
    Il faudra bien mettre un jour le cap sur le seul objectif qui nous permettra comme peuple de nous affirmer et nous exprimer dans notre langue commune, le français.

    Il y a eu des luttes épiques pour la défense du français au Québec. Il y a eu des lois linguistiques fortes pour la défendre. Ces lois ont toutes été affaiblies par les adversaires politiques de notre volonté d’être un peuple libre.

    Il y a eu un moulin à paroles pour établir que cette langue a eu de tout temps des artistes et des politiciens qui s’en sont servis pour exprimer notre culture bien vivante.

    Mais aujourd’hui, elle est menacée plus que jamais. La langue anglaise gagne du terrain sous l’effet de différents facteurs. Internet n’y est pas étranger. La langue anglaise sera enseignée à tous les étudiants de 6e année et à temps complet. Les jeunes parlent les deux langues dans une même phrase. L’administration publique fait preuve de laxisme lors de l’accueil des nouveaux arrivants. La langue anglaise est la langue de communication entre les fonctionnaires et eux.

    Que faire? Mettre le cap sur l’indépendance. Le temps presse. Dans dix ans, il sera trop tard. On ne pourra pas toujours faire éternellement ce combat pour le respect et l’affirmation de la langue française au Québec. S’exprimer en français au Québec est un acte politique. À chaque fois que je m’exprime en français, je déclare ma volonté d’être libre et indépendant. Il faut maintenant franchir ce pas. Cela ne pourra pas toujours ne pas arriver. Cap sur l’indépendance.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    5 février 2012 09 h 56
    La vraie fête de la langue
    La meilleure manière de rendre hommage à sa langue, c'est de faire en sorte que celle-ci reflète ses valeurs, pas ses peurs ou ses obsessions.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Louka Paradis - Inscrit
    5 février 2012 10 h 01
    Le savoir-lire...
    J'invite M. Berger à BIEN relire les 3e et 4e paragraphes. Le plus fermé n'est pas celui qu'il dit. Un proverbe me revient en tête : «Il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.»
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • France Marcotte - Abonnée
    5 février 2012 10 h 40
    J'aime ma langue à tout vent
    Lieu clos, salle comble...
    Oui, c'est comme une bouche pleine...et fermée.

    C'est dehors, à tout vent, que j'aimerais entendre ma langue retentir.
    Pourquoi s'isoler pour se la chanter dans le creux de belles oreilles à condition d'un billet merci?

    J'en ai assez des salles fermées, des lieux pour.

    Pourquoi pas sur les toits, pourquoi pas tout le temps?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • armand guindon - Inscrit
    5 février 2012 13 h 20
    Blowé
    @France Marcotte,merci pour cet alexandrin venteux
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Louka Paradis - Inscrit
    5 février 2012 15 h 18
    À France Marcotte...
    Dehors, il y eut le Moulin à paroles. L'hiver, en février, c'est plus chaud à l'intérieur. La liberté commence entre les deux oreilles... Je ne trouve rien de fermé dans cette belle fête culturelle qui a célébré le français. À nous tous de la prolonger en tout temps et en tout lieu... Pour bien servir notre langue, adoptons la belle devise du dictionnaire Larousse : «Je sème à tout vent». Autrefois exprimée en mots, on la retrouve encore exprimée de façon stylistique par l'image qui apparaît sur sa page couverture.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
8 réactions
14 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012