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Lettres - Patrimoine linguistique

Gaston Bernier, président de l'ASULF - Québec, le 2 février 2012  4 février 2012  Actualités en société
Les organisateurs du Red Bull Crashed Ice, compétition qui retiendra l'attention de la mi-février à la mi-mars, ont bien du mal à trouver un générique français qui remplacerait l'actuel. Peut-être n'en ressentent-ils pas vraiment le besoin. Chose certaine, il ne sert à rien d'essayer de traduire mot pour mot l'expression «crashed ice». On se retrouve illico dans un cul-de-sac, car le résultat de l'effort n'aurait aucun sens en français. Un traducteur de la capitale fédérale a proposé il y a quelques mois «Grande Déboulée Red Bull» dans la chronique «Lettres» du Devoir. On trouve le mot «déboulé(e)» dans le Grand Robert et d'autres dictionnaires au sens d'épreuve de courte distance où la vitesse compte dès le départ ou d'épreuve sportive qui semble s'apparenter à une échappée (comme au hockey).

L'expression contribuerait à stimuler la créativité et l'imagination des locuteurs de la langue française. Il ne faut pas toujours se contenter des expressions qui viennent d'outre-frontières. La modernisation et l'actualisation du français repose avant tout sur le dynamisme des locuteurs et de leur connaissance du patrimoine linguistique québécois et français.

***

Gaston Bernier, président de l'ASULF - Québec, le 2 février 2012
 
 
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  • Michel Beaumont - Inscrit
    4 février 2012 08 h 13
    BIEN D'AUTRES CHATS À FOUETTER !
    Il me semble qu'il y a bien d'autres chats, beaucoup plus gros et menaçants, à fouetter que cet événement qui n'arrive qu'une fois par année.

    Si cela en dérange plus d'un, auront-ils assez d'énergie pour combattre sur la rue Ste-Catherine à Montréal où l'anglais trône comme en Ontario?
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  • Louka Paradis - Inscrit
    4 février 2012 09 h 45
    Belle suggestion !
    J'aime beaucoup l'expression «la grande déboulée». C'est très imagé et il me semble que ça ressemble plus à Québec notre capitale française. Je vote en faveur.
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  • Réal Ouellet - Abonné
    4 février 2012 15 h 02
    Une question de fierté
    Il me semble qu'il s'agit là d'un problème local. comment se fait-il qu'à Québec, capitale nationale d'un état francophone, on accepte une telle situation avec l'image qui en émane?


    Parfois je me demande si les gens de Québec ne sont pas ceux qui sont les moins fier d'être québécois!
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