Garderies non conformes: Courchesne savait depuis le début, accuse le PQ
Québec — En 2008, au moment de distribuer 18 000 places en garderie, la ministre Michelle Courchesne savait pertinemment que la grande majorité des projets retenus ne répondaient pas aux critères de qualité de son ministère, accuse l'opposition péquiste.
La preuve est maintenant faite qu'elle a agi en toute connaissance de cause, a plaidé hier en commission parlementaire le député de Gouin, Nicolas Girard, après avoir entendu les témoignages du vérificateur général, Michel Samson, et de la sous-ministre à la Famille, Line Bérubé.
M. Girard a réclamé une fois de plus du premier ministre Jean Charest qu'il démette de ses fonctions l'ex-ministre de la Famille, Mme Courchesne, promue depuis au Conseil du trésor.
Les travaux de la commission visaient à faire la lumière sur le rapport du vérificateur général, publié en novembre 2011, ayant relevé de nombreuses lacunes dans le processus d'attribution de 18 000 places en garderie en 2008. Notamment, il concluait que 74 % des projets retenus alors par la ministre ne répondaient pas aux critères de qualité définis par son propre ministère.
En août 2008, en rendant publics les projets retenus, la ministre Courchesne avait pourtant affirmé qu'il s'agissait de projets de «qualité». Elle avait aussi justifié le fait d'avoir doublé le nombre de places à distribuer (passé de 9000 à 18 000) par la qualité et la quantité des projets déposés par divers promoteurs.
«Or, le vérificateur général a dit exactement le contraire dans le rapport», a rappelé M. Girard, en point de presse, au terme des échanges. «La ministre le savait et c'est ce que la sous-ministre nous a dit aujourd'hui. Elle avait entre les mains toutes les informations. Donc, elle a sciemment décidé de faire passer le nombre de places de 9000 à 18 000», ajoute-t-il, et ce, en raison de l'échéance électorale de décembre 2008 et «pour récompenser les organisateurs libéraux et les donateurs libéraux».
La preuve est maintenant faite qu'elle a agi en toute connaissance de cause, a plaidé hier en commission parlementaire le député de Gouin, Nicolas Girard, après avoir entendu les témoignages du vérificateur général, Michel Samson, et de la sous-ministre à la Famille, Line Bérubé.
M. Girard a réclamé une fois de plus du premier ministre Jean Charest qu'il démette de ses fonctions l'ex-ministre de la Famille, Mme Courchesne, promue depuis au Conseil du trésor.
Les travaux de la commission visaient à faire la lumière sur le rapport du vérificateur général, publié en novembre 2011, ayant relevé de nombreuses lacunes dans le processus d'attribution de 18 000 places en garderie en 2008. Notamment, il concluait que 74 % des projets retenus alors par la ministre ne répondaient pas aux critères de qualité définis par son propre ministère.
En août 2008, en rendant publics les projets retenus, la ministre Courchesne avait pourtant affirmé qu'il s'agissait de projets de «qualité». Elle avait aussi justifié le fait d'avoir doublé le nombre de places à distribuer (passé de 9000 à 18 000) par la qualité et la quantité des projets déposés par divers promoteurs.
«Or, le vérificateur général a dit exactement le contraire dans le rapport», a rappelé M. Girard, en point de presse, au terme des échanges. «La ministre le savait et c'est ce que la sous-ministre nous a dit aujourd'hui. Elle avait entre les mains toutes les informations. Donc, elle a sciemment décidé de faire passer le nombre de places de 9000 à 18 000», ajoute-t-il, et ce, en raison de l'échéance électorale de décembre 2008 et «pour récompenser les organisateurs libéraux et les donateurs libéraux».
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