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Trois suicides par jour au Québec

Le Québec est-il 5e ou 26e au monde en matière de taux de suicide? Pendant que le débat entre les chroniqueurs Jean-François Lisée et Richard Martineau fait rage, trois personnes par jour s'enlèvent la vie au Québec, pour atteindre une moyenne de 1100 suicides par année.

Ce sont des décès que l'Association québécoise de prévention du suicide (AQPS) juge évitables. À l'occasion de la Semaine québécoise de prévention du suicide, qui débutera lundi prochain, l'Association souhaite répandre le mot que le suicide n'est pas une option. Le directeur général de l'AQPS, Bruno Marchand, croit en effet que le suicide est lié à une certaine culture sociale qui le tolère, ce qui expliquerait que dans certains pays, comme Haïti par exemple, il est moins élevé même chez des gens qui traversent des difficultés certaines.

L'AQPS entend également faire porter le débat sur l'homophobie, puisque les gais et lesbiennes souffrant d'homophobie sont de 3 à 17 fois plus susceptibles de se suicider.

Pour revenir à la guerre des chiffres quant au rang du Québec dans l'analyse des taux de suicide dans le monde, elle est liée, semble-t-il, à des différences d'échantillonnage. L'Institut de la santé publique du Québec, qui classe le Québec 5e au monde en la matière chez les hommes et 9e au monde chez les femmes, compare une trentaine de pays de l'OCDE. Jean-François Lisée, pour sa part, se base sur des données de l'OMS et compare les taux d'une centaine de pays. Reste que les comparaisons sont trompeuses, poursuit M. Marchand, puisque les données sont souvent récoltées à des années différentes et que les données de certains pays sont manquantes.

C'est pourquoi l'AQPS se contente de déplorer chaque décès par suicide comme étant de trop, et de considérer le débat comme vain.

«Et a-t-on vraiment besoin, au Québec, d'un débat entre la droite et la gauche concernant le taux de suicide?», lance M. Marchand. On peut trouver de l'information sur la Semaine de prévention du suicide au www.aqps.info/semaine/lutter-contre-homophobie-prevenir-suicide-178.html
 
 
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  • Chantal_Mino - Abonnée
    1 février 2012 05 h 13
    Non M. Marchand ! Nous n’avons pas besoin de débat entre la droite et la gauche sur le taux de suicide au Québec, nous avons besoin d’actions concrètes de la part du gouvernement du Québec et de chacun d’entre nous
    Notre société est le reflet de ce que nos enfants ont appris à l’école. Et il serait grand temps que de meilleures valeurs morales,de la considération,du respect pour autrui qui pense différemment,de l’intégrité,de l’honnêteté et de l’imputabilité des adultes et des enfants qui grandissent soient protégés et encouragés par une loi afin de faire cesser cette Loi de l’omerta qui détruit notre société et des vies et encourage les abus qui y sont reliés,tels que le harcèlement psychologique,l’intimidation,des mesures disciplinaires suite à des plaintes justifiées d’abus réels d’employeurs tout-puissants et non-imputables,des congédiements de personnes honnêtes et intègres qui ont à coeur le bien commun plus que d’éviter les conflits et d’être complice de comportements et attitudes inacceptables envers certains de leurs concitoyen(ne)s québécois(es),et ce,pour un supposé manque de loyauté envers un employeur qui se moque de la population québécoise et de tous nos lois et règlements.

    Il nous faut une loi pour protéger nos enfants québécois tout comme celle pour la protection des animaux. Nos enfants n’ont-ils pas plus de valeurs que les animaux? Pour l’instant,la Loi sur la protection de la jeunesse est pour protéger les enfants contre eux-mêmes,leurs parents et tuteurs qui sont,eux,en majorité du temps,leurs principaux défenseurs,et tous les autres citoyens et employés de l’état ont le droit de compromettre le développement d’un enfant jusqu’au suicide en toute impunité au Québec,est-ce normal? Nos enfants sont moins protégés que les animaux,est-ce normal? Qu’attend le gouvernement pour légiférer à cet effet? Il y a urgence pour le bien commun de notre société québécoise... pour baisser le taux de décrochage,pour baisser le taux de suicide, pour baisser le niveau d’itinérance, pour baisser le taux de criminalité invisible ... pour améliorer les conditions de vies de l’ensembl
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  • Airdutemps - Inscrite
    1 février 2012 07 h 26
    La désintégration
    Ce que je lis ce matin m'indique que c'est la désintégration du Québec à tous les points de vue. Et que nous n'avons plus de gouvernement démocratique.
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  • France Marcotte - Abonnée
    1 février 2012 07 h 48
    Le chant triste des suicidés
    "Le directeur général de l'AQPS, Bruno Marchand, "croit" en effet que le suicide est lié à une certaine culture sociale qui le tolère."

    Une culture qui le tolère.
    C'est vrai qu'on entend souvent à propos du suicidé: "c'est son choix."

    Mais il me semble qu'il faudrait plus qu'une "croyance" pour le démontrer précisément, le sujet étant particulièrement grave.

    Je sais qu'il y a beaucoup de suicidés dont on n'entend pas parler: ceux du métro, ceux dont on voit la photo dans la rubrique nécrologique sans que leur mort soit expliquée et qui passent directement dans les statistiques comme on passe de trépas à crémation.

    Tous ces morts tragiques sont les fantômes tristes du Québec. Ils pleurent en se languissant le long du chemin du Roy.
    On les entend par temps gris.
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  • michel lebel - Inscrit
    1 février 2012 09 h 31
    Au-delà des statistiques
    Ce debat autour du pourcentage de suicidés au Québec est d'un grand ridicule. D'un très grand ridicule, car un seul suicide est de trop. Trois suicides par jour demontrent le grand désarroi, la grande solitude, le grand mal de vivre de bien des gens, jeunes et vieux. Il y a urgence et chacun doit faire sa part pour éviter que le suicide devienne une "option", un simple choix. Il n'y aura jamais de recette-mirale, l'homme demeurant fragile. Il faut admettre cette fragilité, pour trouver ou retrouver la compassion, la solidarité. Pour que les suicides et les suicidés ne soient pas simples matières à statistiques.
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  • Yvon Bureau - Abonné
    1 février 2012 10 h 53
    On peut diminuer le nombre des suicides
    Et de beaucoup. Le Québec a réussi à le diminuer dans tous les groupes d’âge (félicitations), sauf dans celui des aînés : il serait même en croissance, malheureusement. Et surtout chez les finissants de la vie. C’est comme si, pour plusieurs, le suicide est la seule option, face à un mourir sans sens, dégradant, douloureux et indigne.

    Une autre option s’en vient, heureusement. C’est l’aide médicale active à mourir, balisée et contrôlée, si nécessaire et si librement voulue par le finissant de la vie. Je connais de nombreuses personnes qui n’utiliseront pas le suicide pour terminer leur mourir ou leur fin de vie, si elles ont la garantie de leurs docteurs de cette aide possible de compassion et d’ultime respect.
    Bref, la possibilité de ce soin approprié et personnalisé de fin de vie fera diminuer drastiquement le nombre des suicides chez les aînés. Pour le bien de tous.

    Il est encore temps pour l’AQPS de demander à la Commission parlementaire sur la question de mourir dans la dignité de continuer à ne parler que de cette aide médicale active ou d’euthanasie sous conditions, comme en Belgique. Comme l’ont fait bien des corporations professionnelles. Comme l’a demandé André Pelletier de Baie-Comeau, un ardent préventionniste du suicide : http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/AudioVideo- De grâce, cessons au plus tôt de parler de suicide assisté en fin de vie et aidons ainsi le Québec dans son travail de prévention au suicide.

    Une terminologie appropriée favorisera la prévention du suicide chez les jeunes et les adultes.

    En cette semaine de prévention du suicide, comment ne pas nous émerveiller et féliciter l’AQPS et ses généreux bénévoles dans leur si précieux travail pour notre société québécoise.

    Pour le finissant de la vie, que l’aide médicale active à terminer sa vie soit une option, pour le mieux-être de tous, tant proches que soignants. Toujours en libre-choix, bien sûr.
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  • Joho - Inscrite
    1 février 2012 11 h 43
    un débat médiocre
    Ce débat est ridicule et montre à quel point la droite obscurantiste n'a aucun scrupule à étaler sa médiocrité intellectuelle.

    Ce que les statistiques comparées entre les pays démontrent est que plus le taux de suicide est élevé plus cette population est mobilisée pour contrer ce phénomène, et cela en se donnant les moyens d'y parvenir. Évidemment, ce faisant le taux de suicide augmente puisqu'il y a volonté de déterminer la cause de la mort. Ce qui est loin d'être le cas dans bien des pays diminuant autant leur taux de suicide. Autrement dit, plus un pays est mobilisé plus son taux de suicide sera élevé artificiellement.
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