Assurance-emploi: les délais explosent
«Service Canada a perdu le contrôle», estime un représentant syndical
Une Montréalaise a fait une demande d'assurance-emploi le 19 septembre après avoir perdu son emploi. Elle a dû attendre au 12 janvier pour avoir la réponse de Service Canada, soit bien au-delà des 28 jours de délai annoncé sur le site Web du ministère.
Il s'agit d'une travailleuse ayant contacté le Mouvement action chômage (MAC) de Montréal. Une parmi tant d'autres, affirme le porte-parole Hans Marotte. «On a commencé à prendre conscience des délais plus longs au printemps, mais il y a une explosion de l'attente depuis l'automne.» Le MAC de Montréal est en contact avec des organismes à travers le Québec et le constat est le même de la Côte-Nord à l'Estrie et ailleurs au Canada aussi.
En septembre, la Fédération des travailleurs et des travailleuses du Québec sonnait déjà l'alarme. «Une réponse en 28 jours, ça n'arrive plus, oubliez ça», constate toujours Alain Harrisson, conseiller régional pour la FTQ-Bas-Saint-Laurent.
Les dossiers s'empilent, alors que le taux de chômage au Québec a grimpé à 8,7 % en décembre. Selon le Syndicat de l'emploi et de l'immigration du Canada (SEIC), près de 75 000 nouvelles demandes de prestations sont en traitement et du lot, 20 500 ont dépassé les 28 jours. Les dossiers sont traités en moyenne en 35 à 45 jours. «Service Canada a perdu le contrôle», juge Sylvain Archambault représentant syndical du SEIC.
Les associations d'aide aux chômeurs et le syndicat mettent en cause la centralisation des services qui s'organise depuis 2008, afin de réduire les dépenses du ministère, qui aurait mené à une méthode de travail «très chaotique». Le syndicat ajoute que les départs à la retraite ne sont pas tous remplacés.
La situation devrait s'estomper un peu d'ici un mois, grâce à des mesures mises en place récemment par le ministère.
La ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences, Diane Finley, suit d'ailleurs le dossier de près, selon son attachée de presse, rappelant qu'au cours des dernières semaines, 400 employés ont été embauchés et 120 employés à temps partiel sont passés à temps plein. «Étant donné que le volume de demandes reçues en décembre était supérieur à ce que nous avions prévu, Service Canada a augmenté considérablement les heures supplémentaires, a rappelé au travail des employés et a réaffecté d'autres employés provenant d'autres divisions», a ajouté Alyson Queen par courriel.
Mais le syndicat craint que le pire soit à venir, avec le prochain budget du gouvernement conservateur qui pourrait imposer de nouvelles coupes. «Ça va être la catastrophe. Dans la fonction publique, au lieu de se demander combien d'agent on a besoin pour régler les dossiers et investir en fonction des besoins, ils font l'inverse.»
Il s'agit d'une travailleuse ayant contacté le Mouvement action chômage (MAC) de Montréal. Une parmi tant d'autres, affirme le porte-parole Hans Marotte. «On a commencé à prendre conscience des délais plus longs au printemps, mais il y a une explosion de l'attente depuis l'automne.» Le MAC de Montréal est en contact avec des organismes à travers le Québec et le constat est le même de la Côte-Nord à l'Estrie et ailleurs au Canada aussi.
En septembre, la Fédération des travailleurs et des travailleuses du Québec sonnait déjà l'alarme. «Une réponse en 28 jours, ça n'arrive plus, oubliez ça», constate toujours Alain Harrisson, conseiller régional pour la FTQ-Bas-Saint-Laurent.
Les dossiers s'empilent, alors que le taux de chômage au Québec a grimpé à 8,7 % en décembre. Selon le Syndicat de l'emploi et de l'immigration du Canada (SEIC), près de 75 000 nouvelles demandes de prestations sont en traitement et du lot, 20 500 ont dépassé les 28 jours. Les dossiers sont traités en moyenne en 35 à 45 jours. «Service Canada a perdu le contrôle», juge Sylvain Archambault représentant syndical du SEIC.
Les associations d'aide aux chômeurs et le syndicat mettent en cause la centralisation des services qui s'organise depuis 2008, afin de réduire les dépenses du ministère, qui aurait mené à une méthode de travail «très chaotique». Le syndicat ajoute que les départs à la retraite ne sont pas tous remplacés.
La situation devrait s'estomper un peu d'ici un mois, grâce à des mesures mises en place récemment par le ministère.
La ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences, Diane Finley, suit d'ailleurs le dossier de près, selon son attachée de presse, rappelant qu'au cours des dernières semaines, 400 employés ont été embauchés et 120 employés à temps partiel sont passés à temps plein. «Étant donné que le volume de demandes reçues en décembre était supérieur à ce que nous avions prévu, Service Canada a augmenté considérablement les heures supplémentaires, a rappelé au travail des employés et a réaffecté d'autres employés provenant d'autres divisions», a ajouté Alyson Queen par courriel.
Mais le syndicat craint que le pire soit à venir, avec le prochain budget du gouvernement conservateur qui pourrait imposer de nouvelles coupes. «Ça va être la catastrophe. Dans la fonction publique, au lieu de se demander combien d'agent on a besoin pour régler les dossiers et investir en fonction des besoins, ils font l'inverse.»
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