Compteurs intelligents - Le PQ souhaite un mandat élargi pour la Régie de l'énergie
Le député péquiste Bernard Drainville demande au gouvernement d'élargir le mandat de la Régie de l'énergie afin qu'elle puisse tenir compte des effets sur la santé des «compteurs intelligents» d'Hydro-Québec ainsi que des retombées économiques du contrat.
Selon M. Drainville, la Régie ne peut de son propre chef étendre ainsi son mandat. Elle doit pour ce faire être munie d'une demande du ministre des Ressources naturelles, Clément Gignac. Si le mandat de la Régie de l'énergie n'est pas élargi, celle-ci devra se limiter à l'argumentaire d'Hydro-Québec, qui a déjà octroyé le contrat des compteurs de nouvelle génération de 350 millions, soutient le député péquiste.
De son côté, le ministre Gignac assure que la Régie dispose déjà de tous les outils qu'il lui faut pour mener à bien son mandat. «La Régie va analyser tous les impacts économiques, sociaux, environnementaux, les préoccupations au niveau de la santé publique. La Régie a toutes les capacités financières de pouvoir faire appel à des scientifiques experts indépendants pour contre-vérifier l'expertise d'Hydro-Québec au besoin», a-t-il soutenu à Québec.
Des projets pilotes ont été lancés dans le quartier Villeray à Montréal, à Boucherville et dans la MRC de Memphrémagog.
M. Drainville, qui représente la circonscription de Marie-Victorin, à Longueuil, rapporte que des électeurs se présentent actuellement dans son bureau de comté, inquiets des effets sur leur santé des ondes électromagnétiques émises par ces compteurs. Et il affirme qu'il ne sait quoi leur répondre, sans qu'une analyse sérieuse soit menée à ce sujet.
Le ministre Gignac, de son côté, semble banaliser certaines craintes des citoyens. «Ce qui est important, c'est la santé et la sécurité des gens. Et si c'est un enjeu, c'est la science [qui décidera]. Il n'y a pas dix vérités. Il y en a encore qui croient qu'Elvis n'est pas mort ou que les Américains ne sont pas allés sur la Lune ou que les tours de transmission, c'est dangereux. Ce sont les experts qui se prononceront», a-t-il conclu.
Bien que plusieurs aient demandé un moratoire sur le déploiement de ces compteurs, le PQ ne franchit pas encore cette frontière. «On n'en est pas là, mais on ne l'exclut pas», a dit M. Drainville.
Il affirme avoir déjà formulé sa demande d'élargissement du mandat de la Régie au ministre Gignac sans obtenir de réponse. «Est-ce parce qu'il a un agenda caché?» demande-t-il, soupçonnant Hydro-Québec de vouloir à terme imposer une tarification différenciée grâce à ces compteurs. Hydro-Québec s'en défend. «L'entreprise n'a aucun plan afin d'intégrer la tarification différenciée dans le temps comme cela se fait en Ontario», a fait valoir la société d'État par voie de communiqué.
Selon M. Drainville, la Régie ne peut de son propre chef étendre ainsi son mandat. Elle doit pour ce faire être munie d'une demande du ministre des Ressources naturelles, Clément Gignac. Si le mandat de la Régie de l'énergie n'est pas élargi, celle-ci devra se limiter à l'argumentaire d'Hydro-Québec, qui a déjà octroyé le contrat des compteurs de nouvelle génération de 350 millions, soutient le député péquiste.
De son côté, le ministre Gignac assure que la Régie dispose déjà de tous les outils qu'il lui faut pour mener à bien son mandat. «La Régie va analyser tous les impacts économiques, sociaux, environnementaux, les préoccupations au niveau de la santé publique. La Régie a toutes les capacités financières de pouvoir faire appel à des scientifiques experts indépendants pour contre-vérifier l'expertise d'Hydro-Québec au besoin», a-t-il soutenu à Québec.
Des projets pilotes ont été lancés dans le quartier Villeray à Montréal, à Boucherville et dans la MRC de Memphrémagog.
M. Drainville, qui représente la circonscription de Marie-Victorin, à Longueuil, rapporte que des électeurs se présentent actuellement dans son bureau de comté, inquiets des effets sur leur santé des ondes électromagnétiques émises par ces compteurs. Et il affirme qu'il ne sait quoi leur répondre, sans qu'une analyse sérieuse soit menée à ce sujet.
Le ministre Gignac, de son côté, semble banaliser certaines craintes des citoyens. «Ce qui est important, c'est la santé et la sécurité des gens. Et si c'est un enjeu, c'est la science [qui décidera]. Il n'y a pas dix vérités. Il y en a encore qui croient qu'Elvis n'est pas mort ou que les Américains ne sont pas allés sur la Lune ou que les tours de transmission, c'est dangereux. Ce sont les experts qui se prononceront», a-t-il conclu.
Bien que plusieurs aient demandé un moratoire sur le déploiement de ces compteurs, le PQ ne franchit pas encore cette frontière. «On n'en est pas là, mais on ne l'exclut pas», a dit M. Drainville.
Il affirme avoir déjà formulé sa demande d'élargissement du mandat de la Régie au ministre Gignac sans obtenir de réponse. «Est-ce parce qu'il a un agenda caché?» demande-t-il, soupçonnant Hydro-Québec de vouloir à terme imposer une tarification différenciée grâce à ces compteurs. Hydro-Québec s'en défend. «L'entreprise n'a aucun plan afin d'intégrer la tarification différenciée dans le temps comme cela se fait en Ontario», a fait valoir la société d'État par voie de communiqué.
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