Tourisme hivernal - Québec en fait-elle assez pour s'imposer?
Banff et Mont-Tremblant figurent sur une liste de destinations du New York Times, mais pas la capitale
Photo : Linda Turgeon Tourisme Québec
Malgré les campagnes de promotion, il y aurait encore beaucoup de travail à faire pour vendre notre hiver aux touristes.
Québec — Vendredi dernier, une chroniqueuse en tourisme du New York Times proposait dix destinations hivernales «pour tous les âges» sur le continent. Dans sa liste figuraient la Floride, Banff et Mont-Tremblant, mais aucune trace de la ville de Québec... En fait-on assez pour s'imposer sur ce marché?
De Banff, la chroniqueuse Michelle Higgins vante les nombreuses activités pour les petits: promenades en raquettes, en traîneaux à chiens, pentes douces pour skieurs et planchistes débutants. De Tremblant, elle célèbre «l'ambiance villageoise qui vous donne l'impression d'être dans les Alpes».
Pourquoi pas Québec? Réputée pour son charme hivernal, la capitale ne manque pourtant pas d'attraits en cette période de l'année. En plus du Carnaval qui bat son plein, les touristes peuvent y visiter l'hôtel de glace, essayer la nouvelle piste de luge du Massif de la Petite-Rivière-Saint-François, et on lancera dans trois semaines les activités de la Coupe du monde de surf des neiges.
Faut-il s'inquiéter de ce manque d'attention? «Pas vraiment», explique Paul Arseneault de la Chaire de tourisme de l'UQAM. Étant donné que l'article propose de très courts séjours, c'est en soi une victoire qu'on parle du Nord et du Canada, selon lui. D'emblée, le choix de Tremblant n'est pas surprenant parce que la formule des «resorts» est très «américaine».
Les familles
Chez Tremblant, on attribue l'article à une nouvelle campagne de promotion lancée cet automne sur les marchés de Toronto et New York. «On a mis beaucoup d'accent sur ces marchés-là», souligne le vice-président au marketing, Alain Brochu. L'article, ajoute-t-il, est doublement intéressant parce qu'il réfère à la clientèle ciblée par le groupe: les familles.
Mais il y aurait encore beaucoup à faire pour vendre notre hiver. «Il y a assurément du travail à faire de notre côté du Canada. L'hiver est une saison sous-exploitée.» Selon lui, il n'y a pas de commune mesure entre nos budgets de promotion «plutôt restreints» et ceux de l'Ouest canadien.
Le directeur des communications de l'Office du tourisme, Éric Bilodeau, pense que ce n'est qu'une question de temps pour Québec. «Banff et Tremblant, ce n'est pas d'hier, dit-il. Ce sont des destinations de montagne et de ski depuis de nombreuses années. C'est correct qu'ils soient là, mais je suis certain que Québec va apparaître à ce palmarès dans les prochaines années.»
Les investissements de la Ville de Québec dans les festivités de Noël (Québec-Adabra) commencent à payer, dit-il, et logiquement, le reste de la saison hivernale devrait suivre. «On n'entendait pas parler de Québec comme destination du temps des Fêtes auparavant, et là, tout d'un coup, on a des articles partout. Cette année, c'était incroyable!»
À titre d'exemples, M. Bilodeau mentionne des reportages de Selection du Reader's Digest et du Globe and Mail. Plus tôt cet automne, la prestigieuse revue Condé Nast Traveller a placé la ville au premier rang des destinations au pays et au sixième de celles de l'ensemble du monde. Et contrairement au classement du New York Times, celui-là se basait sur des sondages.
***
En plus de Mont-Tremblant et de Banff, l’article propose de courts voyages, pour la plupart dans des destinations chaudes, loin de la neige.
De Banff, la chroniqueuse Michelle Higgins vante les nombreuses activités pour les petits: promenades en raquettes, en traîneaux à chiens, pentes douces pour skieurs et planchistes débutants. De Tremblant, elle célèbre «l'ambiance villageoise qui vous donne l'impression d'être dans les Alpes».
Pourquoi pas Québec? Réputée pour son charme hivernal, la capitale ne manque pourtant pas d'attraits en cette période de l'année. En plus du Carnaval qui bat son plein, les touristes peuvent y visiter l'hôtel de glace, essayer la nouvelle piste de luge du Massif de la Petite-Rivière-Saint-François, et on lancera dans trois semaines les activités de la Coupe du monde de surf des neiges.
Faut-il s'inquiéter de ce manque d'attention? «Pas vraiment», explique Paul Arseneault de la Chaire de tourisme de l'UQAM. Étant donné que l'article propose de très courts séjours, c'est en soi une victoire qu'on parle du Nord et du Canada, selon lui. D'emblée, le choix de Tremblant n'est pas surprenant parce que la formule des «resorts» est très «américaine».
Les familles
Chez Tremblant, on attribue l'article à une nouvelle campagne de promotion lancée cet automne sur les marchés de Toronto et New York. «On a mis beaucoup d'accent sur ces marchés-là», souligne le vice-président au marketing, Alain Brochu. L'article, ajoute-t-il, est doublement intéressant parce qu'il réfère à la clientèle ciblée par le groupe: les familles.
Mais il y aurait encore beaucoup à faire pour vendre notre hiver. «Il y a assurément du travail à faire de notre côté du Canada. L'hiver est une saison sous-exploitée.» Selon lui, il n'y a pas de commune mesure entre nos budgets de promotion «plutôt restreints» et ceux de l'Ouest canadien.
Le directeur des communications de l'Office du tourisme, Éric Bilodeau, pense que ce n'est qu'une question de temps pour Québec. «Banff et Tremblant, ce n'est pas d'hier, dit-il. Ce sont des destinations de montagne et de ski depuis de nombreuses années. C'est correct qu'ils soient là, mais je suis certain que Québec va apparaître à ce palmarès dans les prochaines années.»
Les investissements de la Ville de Québec dans les festivités de Noël (Québec-Adabra) commencent à payer, dit-il, et logiquement, le reste de la saison hivernale devrait suivre. «On n'entendait pas parler de Québec comme destination du temps des Fêtes auparavant, et là, tout d'un coup, on a des articles partout. Cette année, c'était incroyable!»
À titre d'exemples, M. Bilodeau mentionne des reportages de Selection du Reader's Digest et du Globe and Mail. Plus tôt cet automne, la prestigieuse revue Condé Nast Traveller a placé la ville au premier rang des destinations au pays et au sixième de celles de l'ensemble du monde. Et contrairement au classement du New York Times, celui-là se basait sur des sondages.
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En plus de Mont-Tremblant et de Banff, l’article propose de courts voyages, pour la plupart dans des destinations chaudes, loin de la neige.
- Grand Cayman (îles Caïmans)
- Miami
- La Nouvelle-Orléans
- Le nord de la province du Guanacaste (Costa Rica)
- Park City (Utah)
- Riviera Maya (Mexique)
- San Juan (Puerto Rico)
- Scottsdale (Arizona)
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