Lettres - Les signes de la fin!
L'OCDE qui propose à ses pays membres de lier la diminution des iniquités sociales à la relance économique, le président Obama qui veut réintroduire une fiscalité plus juste, le sommet de Davos qui propose un atelier où l'on remet en cause le capitalisme néolibéral; n'est-ce pas là des signes de la fin? Peut-être que le mouvement global des indignés a été, à l'instar de la chute du mur de Berlin pour le communisme, précurseur de la fin de l'idéologie capitaliste.
Cela se passe ailleurs dans le monde. Au Canada, on persiste encore dans cette voie néolibérale sans issue qui ne tient compte que de la dimension économique. Au Québec, il y a la Coalition avenir Québec (CAQ) qui mène dans les sondages, un parti de droite qui vient proposer d'augmenter les iniquités en maintenant ce qui est proposé par le gouvernement Charest, c'est-à-dire augmenter les frais de scolarité et les frais pour la contribution à la santé.
La CAQ entend révolutionner le système d'éducation québécois en abolissant les commissions scolaires et la sécurité d'emploi pour les enseignants. Pourtant les élèves québécois s'en sortent nettement au-dessus de la moyenne aux tests internationaux PISA (programme international pour le suivi des acquis des élèves).
De plus, on ne propose rien pour lutter contre la pauvreté, qui est un important facteur de décrochage scolaire. On ne doit pas viser à rembourser la dette économique le plus vite possible si cela fait augmenter les dettes sociale et environnementale.
***
Paul Martin - Sorel-Tracy, le 26 janvier 2012
Cela se passe ailleurs dans le monde. Au Canada, on persiste encore dans cette voie néolibérale sans issue qui ne tient compte que de la dimension économique. Au Québec, il y a la Coalition avenir Québec (CAQ) qui mène dans les sondages, un parti de droite qui vient proposer d'augmenter les iniquités en maintenant ce qui est proposé par le gouvernement Charest, c'est-à-dire augmenter les frais de scolarité et les frais pour la contribution à la santé.
La CAQ entend révolutionner le système d'éducation québécois en abolissant les commissions scolaires et la sécurité d'emploi pour les enseignants. Pourtant les élèves québécois s'en sortent nettement au-dessus de la moyenne aux tests internationaux PISA (programme international pour le suivi des acquis des élèves).
De plus, on ne propose rien pour lutter contre la pauvreté, qui est un important facteur de décrochage scolaire. On ne doit pas viser à rembourser la dette économique le plus vite possible si cela fait augmenter les dettes sociale et environnementale.
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Paul Martin - Sorel-Tracy, le 26 janvier 2012
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