Lettres - Le bilinguisme devant l'histoire
Le président du Club de hockey Canadien, Monsieur G. Molson, déclare qu'il «supporte» le bilinguisme. On lui pardonnera l'anglicisme, d'autant que la plupart des Québécois de langue française en usent et en abusent. Qui n'est pas pour le bien? Quoi de mieux pour un individu que de parler deux langues, surtout au Québec? Mais ce qui est bien pour un individu ne l'est malheureusement pas forcément pour une population. Que nous apprend en effet l'histoire? Que dans les cas de vrai bilinguisme, c'est finalement la langue de la majorité qui finit toujours par l'emporter à plus ou moins long terme.
Des exemples, il n'en manque pas: la toute-puissance du latin des envahisseurs romains a laminé le parler celtique des Gaulois, l'anglais a écrasé le gaélique en Irlande et en Écosse et le gallois au pays de Galles; le français a terrassé, entre autres, le breton, le basque, le catalan, le provençal et le flamand sur le territoire de l'Hexagone, etc. Or, au Canada, c'est l'anglais qui domine. Qu'arrivera-t-il au français minoritaire? Libre à chacun de tirer sa conclusion, mais l'avenir semble pour le moment inéluctable.
***
Hubert Charbonneau - Outremont, le 18 janvier 2012
Des exemples, il n'en manque pas: la toute-puissance du latin des envahisseurs romains a laminé le parler celtique des Gaulois, l'anglais a écrasé le gaélique en Irlande et en Écosse et le gallois au pays de Galles; le français a terrassé, entre autres, le breton, le basque, le catalan, le provençal et le flamand sur le territoire de l'Hexagone, etc. Or, au Canada, c'est l'anglais qui domine. Qu'arrivera-t-il au français minoritaire? Libre à chacun de tirer sa conclusion, mais l'avenir semble pour le moment inéluctable.
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Hubert Charbonneau - Outremont, le 18 janvier 2012
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