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Gérants d'estrade

Le débat est complexe et peut paraître obscur. Mais il est révélateur d'une tendance profonde qui consiste de plus en plus à confier la direction d'une école, d'une région, d'un musée ou même d'un pays à cette nouvelle race d'hommes que l'on nomme les «gestionnaires».
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  • Marc L - Abonné
    20 janvier 2012 05 h 45
    Une caste de parasites !
    Ce simple paragraphe résume bien le problème du gestionnaire actuel":

    "...Elle (la gestion) évite ces débats complexes et interminables sur le sens des choses. Car il sera toujours plus facile de s'en tenir à quelques chiffres que de s'atteler à la dure tâche de comprendre..."

    Les gestionnaires ne sévissent pas seulement dans les écoles ou les musées, mais partout. Ils n'ont pas besoin de connaitre l'organisme qu'ils prennent en charge, du moment qu'ils sont capables de montrer de belles statistiques avec de jolies graphiques dans un "PowerPoint". C'est une race d'arrivistes qui aiment relever "de nouveaux défis", après avoir foutus la pagaille dans un service, ils partent en prétendant qu'ils ont aimé le professionnalisme des gens avec qui ils ont travaillés et qu'ils sont convaincus que leurs successeurs jouiront de la même collaboration à laquelle ils ont eu droit... Ces patrons nouvelle mouture sont convaincus qu'ils peuvent gérer n'importe quoi sans même avoir à parler à ceux qui font véritablement le travail; malheureusement, ils représentent une nouvelle race de parasites excessivement dangereux, car ils tiennent le pouvoir entre leur mains et ils se sentent investis de la divine mission de rationaliser le... travail des autres !
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  • François Desjardins - Abonné
    20 janvier 2012 06 h 04
    Les cancres
    «On se souviendra qu'il avait signé (avec Pauline Marois) la pire réforme scolaire de l'histoire du Québec»

    Legault n'a jamais été complice de la Réforme scolaire. À ce que je sache il ne l'aimait pas trop.

    De plus, il y a moult cancres qui ne font que suivre le courant à dénoncer une Réforme dont ils ne pourraient citer ne serait-ce que cinq lignes de ce qu'elle comporte...
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  • Sylvio Le Blanc - Abonné
    20 janvier 2012 06 h 31
    Une autre excellente chronique !
    Bravo !
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  • Normand Paradis - Abonné
    20 janvier 2012 06 h 38
    Bravo Christian Rioux!
    J'ai été étudiant toute ma vie et le demeure. J'ai connu l'enseignement dans quatre provinces canadiennes comme enseignant. Je fit l'école primaire et quatre écoles secondaires durant mes études, j'ai connu 3 CEGEP au Québec et deux universités dans deux provinces différentes comme étudiant. Les gestionnaires sont devenu indispensables MAIS ils ne doivent pas devenir les orienteurs de l'éducation, les plénipotentiaires des autorités dans l'enseignement, les confesseurs et contremaîtres des enseignants. On ne doit pas traiter les humains comme des numéros, décider de la vie d'une école sur un graphique.
    Enseignant
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  • Georges Paquet - Abonné
    20 janvier 2012 07 h 01
    Pourquoi un gestionnaire rigoureux ne serait pas également intelligent?
    Devant un problème complexe, que rencontre disons un hopital, un musée ou une école, pourquoi serions-nous convaincu qu'un médecin, qu'un artiste ou qu'un professeur serait mieux placé, qu'un spécialiste en administration et en gestion, pour comprendre sa complexité et pour concevoir et appliquer une solution appropriée.

    Qui nous démontrera qu'un cadiologue est meiux équipé qu'un gestionnaire qui possède une maîtrise en administration pour dirigwr le ministère de la Santé. Qu'est qui nous démontre qu'un artiste est mieux équipé qu'un détenteur d'un MBA pour gérer un Musée?
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  • Khayman - Abonné
    20 janvier 2012 07 h 19
    @M. Desjardins
    Je ne sais pas le rôle de M. Legault dans la réforme scolaire. Je crois également qu'elle a le dos large et que plusieurs intervenants du monde de l'éducation s'y défoulent injustement.

    Cependant, je sais que M. Legault a instauré les contrats de performance dans les institutions d'éducation :

    « De plus, l'UQAC fera en sorte qu'aucun de ses secteurs de formation ne présente un taux de diplomation inférieur à 70 p. 100 en ce qui concerne l'effectif régulier à temps plein au baccalauréat et que le taux moyen se situe à 80 p. 100 en 2010. » http://www.uqac.ca/medias/archives/communique/uqac

    Se fixer ainsi des objectifs de « production » de diplômés dans un système aussi complexe que le système éducatif entraîne une forte pression à la réussite. Étant déjà sous la pression des étudiants et de leurs parents pour être conciliants (c'est normal que la personne évaluée cherche à l'être le mieux possible par tous les moyens), les professeurs subissent aussi des pressions de l'administration pour que leur taux de réussite augmente. Maîtres de l'évaluation de leurs cours, les professeurs se retrouvent déchirés entre la pression sociale et leur conscience. Quand l'emploi est en jeu, la conscience est élastique et adapte l'évaluation pour augmenter le taux de réussite.

    Après ça, les gestionnaires voient la « réussite » augmenter, pensent qu'ils avaient raison d'agir ainsi et solidifient leurs convictions, nous entraînant un peu plus profondément dans le tourbillon du nivellement par le bas...
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  • Jean Lapointe - Abonné
    20 janvier 2012 08 h 55
    Vous avez bien raison je trouve.

    Je suis de votre avis Christian Rioux sur le danger qu'il y aurait à ce que toutes les institutions soient gérées par des gens qui ne seraient que de simples gestionnaires.

    S'il y a un mot que je déteste c'est justement le mot «gestion».

    Pourquoi? Parce que gérer à la façon de simples gestionnaires c'est priver toutes les institutions de leur raison d'être et c'est déshumaniser la gestion.

    Une école doit être d'abord une école avant d'être une entreprise à gérer. Un hôpital doit être d'abord un hôpital et un Etat doit être d'abord un Etat digne de ce nom etc.

    Nous-mêmes les êtres humains, nous devons gérer bien des choses dans nos vies respectives mais il serait dangereux de nous concevoir comme de simples organismes à gérer parce que nous risquerions alors de nous concevoir comme de simples robots sans âme, sans vie, sans passions.

    Il faut à tout pris empêcher que la gestion prenne le dessus sur ce à quoi doivent sevrir les différentes institutions parce que cela, entre autres, risque de faire de tous ceux et de toutes celles qui travaillent dans ces institutions de simples exécutants qui devront suivre les ordres sous peine de sanctions.

    Comme cela se fait trop souvent dans des entreprises. On sait très bien que la plupart des entreprises sont loin d'être des démocraties.

    C'est l'une des raisons pour lesquelles je suis suis loin d'être un fan de François Legault.

    S'il y a quelqu' un qui se considère d'abord comme un gestionnaire c'est bien lui.

    On voit ce que cela donne. Il dit être prêt à accepter des souverainistes, des fédéralistes, des gens de gauche et des gens de droite dans son parti parce que, à ses yeux, cela n'a rien à voir avec la gestion.

    Il vise donc à vider de son sens la politique. C'est, en d'autres termes, nier la nécessité des débats politiques et des partis politiques.

    A mon avis, cela ne pourrait mener qu' à une forme de dictature.

    Ce n'est évidemment pas ce que je s
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  • Geoffroi - Abonné
    20 janvier 2012 09 h 40
    De la bonne gestion
    « Nous connaissons mieux nos propres besoins que ceux des autres. Satisfaire les siens relève de la bonne gestion. »

    Ambrose Bierce
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  • Thomas Dean Nordlum - Abonné
    20 janvier 2012 09 h 48
    être et avoir
    Je suis pas mal d’accord là-dessus. On peut appliquer cet argument à maints niveaux dans la vie. Surtout avec l’idée qu’aujourd’hui, les personnes dites «instruites», ne s’intéressent plus à la substance des choses mais s’accrochent plutôt à la forme, à la surface des choses et ce qui est beau à l’extérieur; même s’il n’y a rien à l’intérieur. C’est la vieille question de l’avoir et l’être; lequel est plus important? Ainsi que le fait que l’on ne veut jamais toucher à cette question importante car l’on a trop peur de faire de vague (au travail, par exemple). On parle souvent de la vague idée de donner priorité à la substance, mais dans le quotidien, les bottines ne suivent pas les babines.
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  • Moteur - Inscrit
    20 janvier 2012 14 h 40
    Merci!
    Rien d'autre à ajouter!
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  • Maco - Abonné
    20 janvier 2012 15 h 24
    M. Paquet .....
    La réponse à votre question devrait être évidente ... la situation actuelle!
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  • France Marcotte - Abonnée
    20 janvier 2012 20 h 14
    Mine de rien
    Le coeur de cette chronique n'est-elle pas au fond de pouvoir à ce moment-ci discréditer d'avantage Pauline Marois en associant son nom mine de rien à quelque chose qu'on sait que plusieurs abhorrent?

    Cela irait si bien dans l'air du temps en droite ligne de pensée ces jours-ci avec ce journal.
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